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Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

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mardi 12 décembre 2017

Mercredi 13 décembre - "Laurette 1942" avec la Ligue des Droits de l'Homme

 

           LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME 66



a le plaisir de vous inviter à la projection-débat du film


"LAURETTE 1942"


Le mercredi 13 Décembre à 19h au Cinéma Castillet Centre Ville

en présence du réalisateur, Francis Fourcou




"Francis Fourcou et sa brillante équipe ont réussi à relever la gageure d'amalgamer aux documents d'époque, les témoignages et les reconstitutions dont les acteurs ont parfaitement assimilé les enjeux. 
Voici dévoilés à nos yeux certains incunables qui ont été conservés dans les archives universitaires américaines : Vichy avait, en effet, ouvert le camp du Récébédou à des reporters afin, au prix d'une mise en scène falsificatrice, de cultiver la neutralité trop longtemps bienveillante de Roosevelt. 
La narration de Philippe Caubère, toute d'émotion contenue, le jeu des acteurs portés par l'héroïsme tranquille de ceux qu'ils incarnent, la force des témoignages d'Angèle, Edith, Sylvia et Maria, octo ou nonagénaires d'une étonnante jeunesse, suffisent à distinguer ce superbe film. 
L'alternance du sépia des actualités d'époque et de la couleur des scènes restituées, scrupuleusement documentées, la musique lancinante, ancrée dans les traditions juives et tziganes d'Europe centrale, donnent à cette oeuvre un cachet particulier.
Au moment où la lucidité oblige à reconnaître, en écho à Bertolt Brecht, que le ventre est encore fécond d'où a surgi la bête immonde, ce film arrive à son heure. Il ne sera pas reçu comme un simple film de mémoire. Il est bien, et pleinement, un film d'actualité. 


C'est pourquoi la LDH 66 tient à rendre hommage à ces solidarités de l'époque, et replacer les fondamentaux
de ce film dans le cadre de l'accueil des réfugié/es actuels."

En présence de personnes engagées à la Cimade 66.
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lundi 11 décembre 2017

Mexique : Le Mexique révoque l’autorisation de commercialiser du soja GM dans sept états, selon Monsanto

  • Mexique : Le Mexique révoque l’autorisation de commercialiser du soja GM dans sept états, selon Monsanto
 

Traduction d’un article de Reuters

 

Mexico (Reuters) – Monsanto Co a affirmé mardi que l’autorité mexicaine de qualité agroalimentaire SENASICA avait révoqué son autorisation de commercialiser du soja génétiquement modifié dans sept états, qualifiant cette décision d’injustifiée.

Monsanto a affirmé dans une déclaration que l’autorisation avait été retirée pour des raisons juridiques et techniques non justifiées. L’entreprise a annoncé qu’elle entreprendrait les mesures nécessaires pour protéger ses droits et ceux des agriculteurs utilisant la technologie, mais sans donner plus de détails.

Les responsables de la SENASICA n’ont pas pu être joints immédiatement pour fournir des commentaires. Le journal mexicain Reforma a cité un document affirmant que l’autorisation avait été retirée suite à la détection de soja transgénique de Monsanto dans des zones où il n’était pas autorisé. 

Monsanto a rejeté cet argument, affirmant dans sa déclaration que les autorités n’avaient pas procédé à une analyse sur la manière dont le soja sur lequel leur décision est fondée a été semé. 

La révocation concerne les états de Tamaulipas, San Luis Potosi, Veracruz, Chiapas, Campeche, Yucatan, et Quintana Roo. Elle fait suite à une suspension de l’autorisation, prononcée en 2016.

Lien (en anglais) :

(Source : veille juridique d'Inf’OGM, merci à Charlotte)

dimanche 10 décembre 2017

Une alerte sans précédent pour la planète



Une alerte sans précédent 

pour la planète




22.11.2017, par



©PATRIK STOLLARZ / AFP

 
Il y a tout juste une semaine, alors que la COP23 battait son plein à Bonn, 15364 scientifiques de 184 pays – dont 1000 en France – signaient une tribune alarmante dans la revue « BioScience » sur l’état de notre planète. L’écologue Franck Courchamp, directeur de recherche au CNRS, revient sur cet appel d’une ampleur inédite. 
Plus de 15 000 scientifiques de 184 pays alertant l’opinion mondiale sur l’état de la planète et conjurant l’humanité d’agir vite pour « éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité », c’est historique, non ?

Franck Courchamp 1 : C’est effectivement du jamais-vu. La première mise en garde de ce genre, formulée en 1992 à l’issue du Sommet de la Terre à Rio, n’avait rassemblé que 1 700 signataires dont, il est vrai, une centaine de prix Nobel. Le présent manifeste a été rédigé par huit spécialistes internationaux du fonctionnement des écosystèmes et a paru le 13 novembre dans la revue BioScience. Il a été initié par le biologiste de la conservation américain William Ripple, qui a mis en évidence le déclin dramatique de presque tous les grands carnivores et tous les grands herbivores, des animaux qui jouent pourtant un rôle crucial dans l’équilibre des milieux naturels. William Ripple m’a contacté le 20 juillet et m’a demandé de relayer ce cri d’alarme, notamment en France, ce que j’ai fait. Au total, pas loin d’un millier de chercheurs français (soit un quinzième des signataires) ont souscrit à cet appel, ce qui n’est pas rien au moment où notre pays s’efforce de prendre le leadership en matière de protection de l’environnement. Par ailleurs, tout écologue, zoologue, physicien, chimiste, spécialiste du climat… qui n’a pas eu connaissance de cet « avertissement à l’humanité » peut y apposer son nom après coup et rejoindre les signataires initiaux. À ce jour, la liste comprendrait environ 23 000 noms.
 
©Antonio PISACRETA/ROPI-REA

 
L’appel de 1992, lancé à l’initiative de Henry Kendall, prix Nobel de physique et alors président de l’organisation américaine Union of Concerned Scientists (Union des scientifiques inquiets), exhortait déjà les sociétés humaines à « opérer un changement profond dans leur gestion de la Terre et de la vie qu’elle recèle ». En vingt-cinq ans, aucun progrès notable n’a été accompli en la matière ?

F. C. : Si. L’interdiction des chlorofluorocarbures (CFC) et d’autres substances appauvrissant la couche d’ozone a eu des effets très positifs. De même, des points ont été marqués dans la lutte contre la famine et l’extrême pauvreté. Mais qu’il s’agisse des forêts, des océans, du climat, de la biodiversité…, les trajectoires que nous avons prises sont très préoccupantes et nous mènent dans le mur.

La plupart des indicateurs qui étaient dans le rouge 
il y a un quart de siècle ont viré à l’écarlate.
On continue de détruire les forêts à un rythme effréné. 120 millions d’hectares ont été rayés de la carte depuis 1992, essentiellement au profit de l’agriculture. Les « zones mortes » (dépourvues d’oxygène), dans les océans, ont explosé de 75 %, tandis que l’eau potable disponible dans le monde par tête d’habitant a diminué de 26 %. Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) et les températures moyennes du globe se sont encore accrues. Une proportion énorme des mammifères, des reptiles, des amphibiens, des oiseaux et des poissons a disparu.

Sans oublier qu’une étude, trop récente pour avoir été mentionnée dans l’appel, vient de montrer qu’en moins de trois décennies, les populations d’insectes volants (bourdons, libellules, papillons et autres diptères) ont chuté de près de 80 % en Europe et sans doute au-delà.

D’aucuns vont vous reprocher de peindre le diable sur la muraille, d’être exagérément pessimiste. Que leur répondez-vous ?

F. C. : L’appel de 2017 est non pas plus catastrophiste – je n’aime pas ce mot qui exagère la gravité de la situation –, mais plus « catastrophé » que celui de 1992. Nous sommes simplement réalistes. La plupart des indicateurs qui étaient dans le rouge il y a un quart de siècle ont viré à l’écarlate. Écologiquement parlant, tout ou presque ne va pas plus mal : tout ou presque va beaucoup plus mal.

Quelles solutions préconise le manifeste pour préserver la biosphère ?

F. C. : Il propose, par exemple, de restaurer sur une grande échelle les paysages de forêt, de « ré-ensauvager » des régions qui abritent des espèces animales endémiques et d’intensifier la lutte contre le braconnage. Pour permettre à l’humanité d’opérer sa mue vers la durabilité, le texte insiste aussi sur la nécessité de réduire le gaspillage alimentaire et de privilégier une alimentation d’origine végétale. Nous sommes des omnivores, pas des carnivores faits pour manger de la viande à tous les repas, contrairement à ce que les lobbyistes de l’agriculture nous ressassent depuis des décennies. Il importe également de concevoir et promouvoir de nouvelles technologies vertes, de diminuer ipso facto la part des combustibles fossiles, d’améliorer la sensibilité à la nature des enfants…


©Lou DEMATTEIS/REDUX-REA
 


L’appel fustige la croissance démographique et suggère de « réduire encore » la natalité dans les régions les plus défavorisées. Ce point prête à controverse. Pourquoi réclamer une baisse du taux de fécondité dans les pays pauvres plutôt que d’en appeler à une répartition plus équitable des ressources ?

F. C. : Le nombre d’êtres humains a augmenté de 35 % en 25 ans, ce qui est incroyablement élevé. Nous sommes de plus en plus nombreux et nous consommons trop. Or, nous vivons sur une planète aux ressources finies qui ne peut pas répondre aux besoins alimentaires, entre autres, d’une population infinie. La Terre ne pourra jamais nourrir plus de 15 milliards de bouches, même à supposer que nous mettions fin à la surconsommation actuelle, que nous répartissions mieux les ressources et que d’hypothétiques progrès agricoles et des sauts technologiques se produisent. À la charnière du XVIIIe et du XIXe siècle, Malthus, qui a été beaucoup critiqué pour cela, affirmait que si les populations humaines ne se régulent pas d’elles-mêmes, la Nature s’en charge à coups de guerres, d’épidémies et de famines. L’équation est on ne peut plus simple : dans n’importe quelle population de n’importe quelle espèce, quand il y a trop d’individus, ceux-ci se retrouvent confrontés à des problèmes qui les forcent à réduire leurs effectifs. Ce n’est pas une question de religion ou d’idéologie, mais un problème de ressources disponibles. Il est important que certains pays en développement prennent conscience de l’importance de réduire leur croissance démographique. Ceci devrait passer, comme le préconise notre appel, par une plus grande généralisation du planning familial et des programmes d’accès à l’éducation des filles.

Les signataires du manifeste appellent de leurs vœux « un raz-de-marée d’initiatives organisées à la base ». Vous ne faites donc pas confiance aux gouvernements pour changer les choses ?

F. C. : Le mouvement doit venir de Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Une multitude d’initiatives individuelles et de micro-actions quotidiennes peut avoir un effet décisif, tout simplement parce que nous sommes des milliards.

Le citoyen ordinaire a deux cartes 
très importantes en main : 
sa carte d’électeur et sa carte bancaire.
Les politiques, dont l’agenda dépasse rarement l’horizon de la prochaine élection, mais qui sont sensibles aux pressions, suivront le mouvement, tout comme les acteurs économiques. J’ai l’habitude de dire que le citoyen ordinaire a deux cartes très importantes en main : sa carte d’électeur et sa carte bancaire.

Faire des choix de consommation judicieux comme acheter moins d’huile de palme, moins de viande, moins d’emballages…, conduira les industriels à produire moins d’huile de palme, moins de viande, moins d’emballages…, et améliorera l’état de la planète.

L’appel de 1992 est passé quasiment inaperçu. Le manifeste de 2017 ne risque-t-il pas de subir le même sort ?

F. C. : C’est possible. Mais je fais partie des optimistes. J’ai le sentiment que le grand public est bien plus au courant des menaces environnementales qu’il ne l’était en 1992 et qu’il va se « secouer ».

Et si rien ne se passe ?

F. C. : C’est relativement simple. La bonne nouvelle, c’est que la biodiversité repartira. Les modèles prédisent qu’il faudra à peu près un million d’années pour qu’elle retrouve son niveau d’avant cette sixième extinction de masse imputable à l’Homme. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’y aura très probablement plus de sociétés humaines pour contempler le spectacle. Les toutes prochaines générations vont donc nécessairement rentrer dans l’Histoire puisque, soit elles parviendront à stopper la destruction de l’environnement, soit elles en subiront les conséquences de plein fouet et ne s’en relèveront pas.

Notes
  • 1. Laboratoire Écologie, systématique et évolution (CNRS/Université Paris-Sud/AgroParisTech).


Source : https://lejournal.cnrs.fr/articles/une-alerte-sans-precedent-pour-la-planete

samedi 9 décembre 2017

Un journaliste qui filme un contrôle violemment agressé par des agents de la RATP


Un journaliste qui filme un contrôle violemment agressé 

par des agents de la RATP




 Pour empêcher le journaliste Raphaël Godechot de filmer un contrôle de titres de transport, plusieurs agents de la RATP le molestent : portable jeté au sol, étranglement, coups... Les contrôleurs tentent ensuite d'effacer les images.

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Raphaël Godechot est journaliste indépendant, il collabore à plusieurs rédactions dont StreetPress. Vendredi 17 novembre, alors qu’il se rendait à une soirée, il est témoin d’un contrôle des titres de transport dans le métro parisien. La situation est tendue. Il décide de filmer, ce qui déclenche une réaction violente des agents de la RATP : pour l’empêcher de filmer, ils l’étranglent, le jettent au sol et le frappent. Il a depuis porté plainte et fait constater par un médecin ses blessures. StreetPress publie son témoignage.
 
Il est 22h, station Denfert Rochereau. Au niveau des portiques qui mènent aux quais des lignes 4 et 6, une dizaine d’agents de la RATP procèdent à un contrôle des titres de transport. Parmi eux, 2 ou 3 agents en civil. Au départ rien de spécial :

« Titres de transport messieurs. »
Je sors ma carte navigo. Pour moi pas de problème je suis en règle. Dorian, l’ami avec qui je projette de passer la soirée, n’a pas de ticket. Ce sera 50 euros à payer sur place ou le double plus tard. Il s’acquitte de sa dette immédiatement. Sans rechigner. Puis ça se gâte. 2 ou 3 agents encerclent un homme sur le côté. La situation est claire : l’homme n’a pas de papiers. Sa voix tremble, il parle une langue étrangère. La peur se lit sur son visage. L’attitude agressive des agents, la façon dont ils ont de le tenir à l’écart dans un coin n’est pas rassurante.

Les contrôleurs veulent appeler la police, ce qui placerait le fraudeur dans une situation plus que délicate : les forces de police vont arriver, embarquer le type pour une garde à vue, puis direction le centre de rétention administrative (CRA). J’ai déjà écrit des articles sur les CRA. J’ai les chiffres en tête. Plus d’une personne sur 8 finissant dans ces lieux d’enfermement se font interpeller dans les gares ou les transports en commun. (link is external) Les contrôleurs de la RATP n’ont pas le droit de le retenir physiquement, ni de le toucher. On pense que ça peut mal se passer. Je décide de filmer l’interpellation. Si ça dérape, il y aura quelque chose à montrer. Je sors ma carte de presse, prêt à la signaler si besoin.

« Il n’ y a pas de liberté de la presse ! »

 

Allez, je sors mon téléphone. Ça tourne ! Immédiatement une agent en civil – elle n’a même pas le brassard « sécurité » – s’approche de moi, me pousse, me met des coups, me pince et me tape dans le bas du ventre pour me faire reculer, afin de m’éloigner de la scène. Je réagis en lui montrant ma carte :

« J’ai le droit de filmer, vous ne pouvez pas m’en empêcher ! »
« Non monsieur vous n’avez pas le droit» rétorque-t-elle. « Eteignez votre téléphone. » Hors de question. Tout le monde a le droit de filmer la scène, et j’ai ma carte de presse sur moi. J’imagine que cette preuve attestant de ma profession pourra me protéger. Je persiste et j’essaye de filmer les coups qu’elle me porte. « Ne me touchez pas ! » lui-dis-je en orientant mon appareil vers ses mains. Elle s’arrête aussitôt et je retourne filmer le contrôle de plus près.

Quelques secondes plus tard, elle frappe ma main pour que je lâche mon téléphone. Ça n’a pas loupé. Mon portable est projeté sur le sol, je le ramasse de suite. Ouf, mon appareil n’a pas arrêté de filmer. Je tourne mon téléphone vers la femme en question :

« Pourquoi vous avez fait ça ? »
« J’vous avais prévenu monsieur » s’énerve-t-elle, « j’vous ai dit d’arrêter de filmer ! »

J’insiste :

« Vous n’avez pas le droit, vous le savez ! vous ne pouvez pas m’en empêcher ! C’est le droit de la presse. »
Toute la troupe me menace pour que j’arrête. « Il n’y a pas de liberté de la presse ! On va appeler les flics », disent-ils. Je réponds : « Tant mieux appelez-les, j’ai le droit de filmer ». Ils se plantent devant l’objectif pour m’empêcher de filmer le contrôle. L’une des agents s’est même mise à me filmer. Ça ne me fait pas réagir. Elle s’arrête rapidement.

« Un contrôleur m’étrangle par derrière »


Merde, mon portable n’a plus de mémoire. Je demande à Dorian « vite, donne-moi le tien ». Je continue de filmer avec son appareil, je range le mien. Soudain, la situation dégénère. Je sens un bras qui sert violemment mon cou. Un contrôleur m’étrangle par derrière. Il est costaud. J’ai mal. Je ne peux plus respirer. Il essaye de me mettre au sol. Je ne me débats pas. Je me dis que ça ne peut qu’envenimer la situation. Je me dis que si le mec est assez fou pour m’étrangler, mieux vaut ne pas le chercher. Il me donne des coups de pied et de genoux dans la jambe. Je finis par tomber, avec ma carte de presse dans la main. Elle se casse. J’entends mon pote crier :

« Mais lâchez-le ! »
Il ne lâche pas, il tire encore sur mon manteau jusqu’à le déchirer, pendant que je suis par terre. Je m’étouffe. Il finit enfin par lâcher prise. Ça a bien duré une quinzaine de secondes. C’est long 15 secondes sans respirer. Ses collègues sont arrivés derrière lui. Ils le tirent en arrière, pour l’empêcher de m’étrangler. Je me relève, sous le choc, je ne sais pas quoi faire. Faut pas que je me taise, que je me dégonfle. Je ne dois pas montrer qu’ils m’ont fait peur. J’interpelle les passants :

« Cet homme vient de m’étrangler ! Filmez le ! Il vient de me frapper ! »
Certains s’arrêtent, mais pas bien longtemps.

Les agents de la RATP effacent les preuves


Là je réalise : je n’ai plus le portable de Dorian. Un des contrôleurs a dû me le prendre pendant que le colosse m’étranglait. « Vous n’avez plus rien » me dit-il en me regardant droit dans les yeux :

« On a tout supprimé. Vous n’avez aucune preuve. »
Je n’en reviens pas. Il se défendent ? Ils nous narguent ? « On va appeler les flics » disent-ils. Je leur réponds :

« Très bien j’ai plein de choses à leur dire, qu’ils viennent. »
Ils nous font attendre sur le coté. Quatre agents maintiennent mon pote un peu plus loin, quatre autres s’occupent de moi. Ils demandent ma carte d’identité. Je leur donne. J’entends Dorian parler à un de contrôleurs qui semble gêné par ce qu’il vient de se passer. « Vous savez que c’est pas bien ce que vous avez fait. Vous avez été violent, vous n’avez pas le droit. » L’agent baisse la tête.

Amende pour « trouble de la tranquillité »


La situation stagne, on attend. Les minutes passent. Je me sens impuissant, j’en tremble de colère. Il va se passer quoi maintenant ? Pourquoi nous retiennent-ils encore ? Est-ce que la police va arriver ? Ils discutent entre eux, j’ai l’impression qu’ils ne savent pas quoi faire. Enfin, l’un des agents me dit :

« T’es journaliste ? Tu sais quoi, on s’en fout t’es pas connu. Tu ne vas rien pouvoir faire. »
Enfin ils me rendent ma carte d’identité. Un des contrôleurs me tend sa machine à verbaliser, il me dit « signe ici ». « C’est pour quoi ? » je lui demande :

« – Trouble de la tranquillité »
« – Non, je ne signe pas ça ! Je ne vous ai pas insulté, c’est vous qui m’avez frappé, je ne signerai pas. »
Le contrôleur acquiesce, il n’insiste pas. Il me tend un reçu. 110 euros. « Refus de signer. » C’est pas plus mal, ça me fera une preuve, il y a l’heure dessus, 22h18. La scène a duré à peine 20 minutes, pourtant j’ai l’impression que ça a duré une heure. Mais au fait… l’homme qu’ils contrôlaient, qui n’avait pas ses papiers ? Il n’est plus là, ils ont fini par le lâcher. Ça, c’est la bonne nouvelle de la soirée. Je suis soulagé. « Vous pouvez y aller » me dit l’un des contrôleurs. Evidemment, la police ne viendra pas, c’était du bluff.

Affaire à suivre


On s’en va. Je ne vais pas porter plainte ce soir, je ne me vois pas passer la soirée au commissariat. Je le ferai demain. La soirée est fichue de toute manière. J’ai mal aux jambes, au cou. Le 18 novembre, un médecin a constaté mes blessures et deux jours après, elles ont été confirmé par un médecin légiste des urgences médicaux judiciaires de l’Hôtel-Dieu qui m’a attribué 3 jours d’ITT (Incapacité Totale de Travail).

Par ailleurs, samedi 18 novembre à 16h, je me suis rendu au commissariat de Palaiseau en compagnie de mon avocate pour déposer plainte, pour (et la qualification est des forces de l’ordre), « violence aggravée ». J’ai fourni aux policiers la vidéo de la 1e partie du contrôle. Ils sont tous identifiables dans ce que j’ai enregistré. Je sais qu’ils étaient au moins neuf. Et les caméras de la station ont dû tout filmer, avec un peu de chance les policiers y auront accès. J’ai aussi relevé le matricule de celui qui m’a frappé. Ça va servir. Il y aura des suites, je vais tout faire pour.

4 jours après, réflexion à froid


Je n’arrête pas de ressasser ce qu’il s’est passé. Je sais qu’il va y avoir des suites à cette histoire, mais il va falloir attendre. Et ça risque d’être long. En attendant, je cogite. Pourquoi de tels agissements ? J’aimerais que mon témoignage permette de pousser la réflexion un peu plus loin. Cette violence ne sort pas de nulle part. Elle s’inscrit dans un contexte politique et social.

Est-ce lié à la politique répressive menée contre les migrants, (link is external) que les contrôleurs ont incarnée ce vendredi-là ? Au fait que je sois journaliste, une profession aujourd’hui de plus en plus malmenée (link is external) dans l’exercice de ses missions, notamment lorsqu’elle traite des politiques migratoires ? (link is external) Est-ce lié à la loi « Savary » et à son décret d’application (link is external) ? Ceux-ci ont augmenté les pouvoirs des agents de la RATP. Ne leur donnent-ils pas le sentiment qu’ils peuvent agir en toute impunité sur leur lieu de travail ? D’autant plus qu’un certain nombre d’entre eux sont désormais armés. (link is external) Est-ce lié également à « l’État d’urgence permanent », qu’a fait rentrer Emmanuel Macron dans le droit commun (link is external) ?

Je n’ai pas la réponse, mais toutes ces conditions peuvent créer un climat d’impunité quant aux interventions parfois musclées des agents des transports publics. Et si des contrôleurs agissent de cette façon avec les journalistes, on peut craindre des dérapages violents envers d’autres personnes.

Photo de couverture, Sevan Melkonian.

Source : https://www.streetpress.com/sujet/1511259259-un-journaliste-violemment-agresse-par-agents-ratp

vendredi 8 décembre 2017

2 - Après la mort, devenir un arbre

Après la mort, 

devenir un arbre


31 octobre 2017 / Laure Hänggi (Reporterre)

 
Les techniques funéraires classiques (inhumations et crémations) pèsent sur l’environnement. Pourtant, de l’urne biodégradable à l’« humusation » en passant par le cercueil en carton ou la résomation, des solutions écologiques existent. Pour que le corps devienne un aliment de la vie.

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Cet article est le second volet d’une série en quatre épisodes. Vous pouvez lire le premier, « Mort, on pollue encore », en cliquant ici.

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« C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es né poussière, et tu retourneras dans la poussière. » Voici ce qu’on lit dans la Genèse, le premier livre de la Bible. L’image a été souvent reprise pour illustrer le cycle de la vie et de la mort. Mais tout n’est pas si simple. D’un milliard d’habitants au début du XIXe siècle, la population mondiale devrait avoisiner les 10 milliards d’ici à 2050, selon les perspectives de l’ONU. Si les questions de place, d’accès aux ressources et d’impact sur l’environnement se posent face à cette évolution exponentielle dans un contexte de réchauffement climatique, ce nombre d’êtres humains interroge jusque dans la mort.

Inévitablement, cette démographie dynamique aura des conséquences sur les places dans les cimetières. La plupart des grandes villes françaises ne proposent ainsi plus de concessions perpétuelles, par manque de place. Une problématique qui, avec celle des pollutions engendrées par les rites funéraires, fait émerger des réflexions sur des solutions de rechange. Si l’inhumation et la crémation sont aujourd’hui les deux seuls rites permis par la législation française, d’autres solutions commencent à faire parler d’elles, en proposant une réappropriation de l’espace des cimetières et une nouvelle vision de la mort, plus proche de la nature.

Contrebalancer l’empreinte carbone 

laissée par la vie


A Bono, dans le Morbihan, les morts dorment au pied des arbres.

C’est dans cet esprit que s’est développé le concept d’urne « biodégradable ». S’il date de la fin des années 1990, le concept se diffuse dans les pays anglo-saxons, essentiellement via internet. En France, on en parle grâce à la Bios urne. Lancé l’année dernière sur la plateforme de financement participatif Kickstarter, ce projet propose aux défunts de devenir un arbre après leur mort. Le principe : placer les cendres du défunt avec la graine d’un arbre dans l’urne funéraire biodégradable, qui peut ensuite être enterrée — après accord de la mairie de la commune de naissance du défunt — ou placée dans un incubateur, permettant aux proches de garder le futur arbre chez eux. Quant à un enterrement dans un espace privé, tel qu’un jardin, une autorisation devra également être demandée, la loi relative aux cendres funéraires l’interdisant normalement.

Le fonctionnement de la Bios urne.


« Le but de cette urne est d’offrir une alternative durable pour se souvenir des personnes disparues, d’une manière naturelle et contemporaine », explique l’entreprise sur son site. Elle veut promouvoir une nouvelle manière de voir la mort, où la fin de vie est « une transformation et un retour à la vie à travers la nature ». Bios urne fait également valoir le faible coût de son produit — 145 $ (soit un peu plus de 120 €) — face aux milliers d’euros à dépenser en moyenne pour des obsèques classiques.

C’est une façon poétique de retourner à la terre pour le défunt, et de voir l’être disparu commencer une nouvelle vie sous une nouvelle forme, pour les proches. Une manière également de mettre en place une « compensation écologique », afin de contrebalancer l’empreinte carbone laissée par la vie, grâce à son « action » dans la mort.

« Standardisation des obsèques » 


L’entreprise italienne Capsula Mundi veut pousser cette idée à son maximum en transformant les cimetières en de véritables forêts. Encore en phase de lancement, le projet consiste à placer les cendres ou le corps du défunt en position fœtale, dans une cosse en forme d’œuf, composée de matériaux biodégradables, qui sera placée dans le sol et au-dessus de laquelle un arbre sera planté. « Actuellement, pour faire un cercueil, un arbre doit être coupé. Or, le cercueil a un cycle de vie très court et un fort impact environnemental. Il faut entre 10 à 40 ans pour qu’un arbre atteigne sa maturité, alors que le cercueil ne sert que quelques jours ! Nous voulons planter des arbres au lieu de les couper », fait valoir sur son site la jeune entreprise. Pour le moment, ce type d’inhumation n’est pas encore légal partout, mais les créateurs du projet affirment « défier la manière dont pensent les gens » à ce sujet.

Des alternatives plus traditionnelles existent également, déjà autorisées par la loi. C’est le cas des cercueils en carton, très utilisés dans le Nord de l’Europe depuis une trentaine d’années, mais dont le développement demeure timide en France, malgré des avantages écologiques indéniables. En cause : la mauvaise image que se font les familles d’un matériau jugé grossier, peu solide et dévalorisant — renforcée par le manque de communication des pompes funèbres sur le sujet.




Brigitte Sabatier s’est lancée dans cette aventure en 2008, en créant sa société de cercueils écologiques en carton, ab-Crémation, en Alsace, à la suite du décès de son mari. « J’étais déjà engagée dans une démarche écoresponsable à cette époque. La cérémonie funéraire ne me correspondait pas, et je ne pensais pas être la seule à être gênée de cette standardisation des obsèques », explique-t-elle. En partenariat avec une cartonnerie, l’entreprise a donc décidé de proposer des cercueils en carton fait à partir de papier recyclé. L’eau, puisée dans le fleuve voisin, est traitée et réinjectée, et les colles sont fabriquées à partir d’amidon et de pommes de terre. En plus de cette démarche écologique, les cercueils peuvent être personnalisés. « Tout est fait sur mesure. Les proches préfèrent faire ce geste qu’avoir un cercueil standardisé », affirme Brigitte Sabatier.

Mais les débuts ont été très compliqués. Pas facile, en effet, de concurrencer le monopole du bois, beaucoup plus cher que le carton et donc plus rentable pour les pompes funèbres. « Je n’ai pas été accueillie à bras ouverts par les acteurs du funéraire ! Longtemps les crématoriums ont refusé les cercueils qui n’étaient pas en bois. Et j’ai dû affronter de nombreuses rumeurs. On disait que les défunts passaient à travers le carton, alors que nos cercueils peuvent supporter jusqu’à 250 kg ! » s’exclame la chef d’entreprise, qui a dû écrire au ministère de la Santé et intervenir au Sénat pour plaider sa cause. L’entreprise ne tourne ainsi réellement que depuis le début de l’année, à la suite de la parution d’un arrêté au Journal officiel, le 13 septembre 2016, « portant agrément de matériaux pour la fabrication de cercueils et de leur garniture étanche non-substituables destinés à la crémation ». Pour cela, Brigitte Sabatier a dû passer de nombreux tests pour prouver sa conformité avec les normes Afnor (NFD 80-001-1et NFD 80-001-3), procédure à laquelle ne sont pourtant pas assujettis, selon elle, les autres fabricants de cercueils. « Il n’y a aucune transparence dans la filière du bois, on ne sait pas où celui-ci est coupé, d’où viennent les colles. La coupe des arbres se fait bien quelque part mais personne ne pose de question », déplore Brigitte Sabatier.

« Une question de part de marché » 

 

Depuis, elle a créé un site, pour vendre ses produits directement aux personnes intéressées et éviter de passer par les pompes funèbres récalcitrantes. Une enquête a d’ailleurs été ouverte par le service des fraudes à l’encontre de plusieurs crématoriums, dont celui du Père-Lachaise ou celui de Montpellier, pour la mise en place de pratiques cherchant à décourager le choix de cercueils en cartons (crémations prévues très tôt, prix plus élevés, etc). Le ministère de l’Économie met en garde contre ce type de refus et invite les familles à porter plainte auprès des directions départementales de la protection de la population (DDPP), en vertu de l’article 433-21-1 du code pénal, qui stipule le respect des dernières volontés du défunt en matière d’inhumation. « Avec 655.000 décès par an en France, il y a une question de part de marché. Au début, personne ne croyait au cercueil en carton, mais les choses ont changé », assure la fondatrice d’ab-Crémation.




Les bénéfices du carton sont en effet indéniables. Selon les chiffres fournis par Eco-Cerc sur son site, la production mondiale journalière de cercueils s’élève à 320.000 pièces. La banalisation des cercueils en complexe de cellulose permettrait l’économie de plus de 6,6 millions de m3 d’eau, 315 millions litres de fuel, près de 12 millions d’arbres sains et 31.500 km² de forêt chaque année.

À noter cependant que, selon l’étude des Services funéraires de la ville de Paris du 12 octobre 2017 concernant l’empreinte environnementale des rites funéraires, en matière d’effet de serre, une crémation dans un cercueil en carton apporte une émission supplémentaire de 14 kg de CO2 — pour le cas d’un cercueil en carton fabriqué en France. En cause : l’apport calorifique d’un cercueil en bois est très significatif et permet de limiter la consommation de gaz. Une donnée à mettre en regard avec le moindre temps qu’il faut au cercueil en carton pour brûler, et des rejets atmosphériques moins importants.

En France, la législation impose la mise en cercueil — rendant impossible l’enterrement d’un corps uniquement enveloppé d’un linceul — et seules l’inhumation et la crémation sont autorisées. Pourtant, au-delà de nos frontières, de nombreuses solutions voient le jour pour réduire l’impact environnemental des défunts. Ainsi, le processus de résomation, développé en Suède, consiste à plonger le défunt dans de l’azote liquide à – 196 °C, afin de rendre le corps friable. Celui-ci sera ensuite réduit en particules fines grâce à une table vibrante. La poudre obtenue est ensuite placée dans une urne biodégradable afin d’être enterrée. L’Afif (Association française d’information funéraire) explique que ce procédé n’est à l’origine d’aucun rejet de mercure dans l’atmosphère, mais qu’il n’est autorisé que dans quelques pays, à savoir la Suède, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Corée du Sud et l’Afrique du Sud.

Un humus sain et fertile 

 

Une autre technique est celle de l’aquamation, dont le but est de pulvériser le corps sans passer par le processus de crémation. Le corps, placé dans un caisson rempli d’une solution alcaline, est mis sous pression et chauffé à 160 °C. Il ne reste qu’une poudre de calcium pouvant, elle aussi, être placée dans une urne biodégradable. Selon l’Afif, ce procédé utiliserait dix fois moins d’énergie qu’une crémation, mais n’est pour le moment autorisé que dans les pays anglo-saxons (Australie, Angleterre, Canada et quinze États des États-Unis). « La promession et surtout l’aquamation sont moins onéreuses qu’une crémation et non polluantes. L’investissement nécessaire à l’aquamation est à la portée de la très grande majorité des sociétés de pompes funèbres », affirme l’association sur son site.



Enfin, on voit depuis quelques années s’organiser un mouvement pour qu’un troisième choix, en plus de l’incinération et la crémation, soit possible : celui de l’« humusation ».
Cette technique transforme les corps en humus sain et fertile grâce à des microorganismes présents dans un compost fait de broyats de bois d’élagage. Le processus prend douze mois. L’humusation d’un défunt produirait ainsi en moyenne 1,5 m3 de compost. En Belgique, une pétition, circulant depuis 2014, a recueilli à ce jour plus de 8.800 signatures pour légaliser l’humusation. « Contrairement aux autres pratiques, elle ne recourt pas aux énergies fossiles, préserve la qualité des eaux, et mobilise toute la biomasse disponible pour régénérer les sols afin de favoriser la croissance de nombreux arbres. Cela contribuera à enrayer le dérèglement climatique », fait-elle valoir.



En France, le sujet a été abordé par la sénatrice du Rhône Elizabeth Lamure lors d’une question écrite au gouvernement en mars 2016. Elle interpellait le ministre de l’Intérieur au sujet d’une éventuelle légalisation de l’humusation. Le ministre lui a répondu, dans un texte publié en octobre 2016, que « l’introduction [de l’humusation] en droit interne soulèverait des questions importantes, tenant notamment à l’absence de statut juridique des particules issues de cette technique. (...) Ainsi, les questions que soulève “l’humusation” nécessitent une réflexion approfondie qui pourrait se poursuivre dans le cadre du Conseil national des opérations funéraires (Cnof). » Affaire à suivre.



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Lire aussi : Mort, on pollue encore

Source : Laure Hänggi pour Reporterre
Dessin : © Red !/Reporterre
Photos :
. cimetière de Bono : © Benoît Vandestick/Reporterre
. cercueil : © Éco-Cerc
. Père-Lachaise : Wikipedia (Christopher Lancaster/CC BY-SA 2.0)
. aquamation : Wikipedia (Israkress/CC BY-SA 4.0)
. cimetière de Souché : © Éve-Marie Ferrer/Silence


Source : https://reporterre.net/Apres-la-mort-devenir-un-arbre

jeudi 7 décembre 2017

Programme Entonnoir Prades

 
 
Mercredi : Cours de japonais, Cours de guitare, Wargasound,Atelier Enfant, AMAP, Omnibus
 
Jeudi : Atelier Théatre
Vendredi : Yoga Pilate, Spectacle Dégingandé
Samedi  : Concert Bissap
Lundi : Qi Gong

 
 
 
Mercredi
 
 
15h20- 16H20 : Cours de japonais
 
Initiation au japonais,
participation libre
Animé par Tchié 06 41 88 40 06
 
 
16h30 : cours de guitare avec les chansons des Wargasounds!
 
Avec Rudolf,
initiation, trucs et astuces!
 
 
16h30 : Chantons ensemble Les Wargasounds avec les musiciens du cours de guitare!
 

 
 
16H30 : Atelier Enfant
 

 
 
de 18h30 à 20h : AMAP du Conflent
 
Distribution des légumes de Julie, des fromages de Marjolaine et du pain bio au levain de Catllar.
Plus de renseignements sur place ou par mail
 
 
18h30 : La bibliothèque de l'OMNIBUS est ouverte
 
Si tu veux des conseils de lectures ou choisir toi même ton livre, c'est le créneau!
Livre à consulter sur place ou à emporter pour les adhérents de l'Entonnoir.
 
 
Jeudi
 
 
 

17h15 : Atelier théâtre
 
 
 
 
Vendredi
 
 
10H-11H30 : Yoga Pilates
 
Tous niveaux, tous les âges,
Prévoir un gros pull ou un plaid pour le temps de relaxation
Pour toutes infos contactez Fatima au 06.14.46.02.39
 
 
Le Yoga grâce à la pratique des postures, de la respiration entres autres, procure force et souplesse, améliore le souffe, sa pratique vise l'équilibre sur plusieurs plans : physique, mental, émotionnel, psychique. On peut le pratiquer tout au long de la vie et continuer à développer les qualités acquises.
La méthode permet de travailler le centre d'énergie du corps - la sangle abdominale - pour tonifier les muscles et développer une colonne vertébrale saine et souple. J'aime travailler avec plusieurs techniques dans le même cours, toujours autour du Yoga pour éviter l'ennui, pour développer un système musculaire fort, souple et tonique, pour détendre et équilibrer le système nerveux qui est soumis à rude épreuve au quotidien dans notre civilisation occidentale.

Qui suis-je ? Je suis Fatima, j'habite Nohèdes depuis 3 ans maintenant. Diplômée professeure de fitness depuis 17 ans, j'ai donné des cours collectifs et particuliers durant plus de 15 ans à Paris. Après avoir fait une école de Yoga durant 4 ans (André Van Lysbeth), j'enseigne depuis 2010 le Hatha-Yoga. Mon ambition est de vous amener à la découverte de ce véhicule, ce temple qui est notre corps physique avec lequel nous vivons depuis et pour plusieurs d'années et qui parfois par endroit nous reste à découvrir ou à mieux connaître afin de toucher ou d'atteindre un état d'équilibre, d'harmonie et de joie…

Pour qui ? Tous niveaux, tous les âges, dans cette discipline il n'y a pas de compétition, pas de jugement juste notre envie et de la bienveillance. « Connais-toi, toi-même et tu connaitras l'univers et les dieux » (Tapis à sur place, possibilité d'amener le votre. Prévoir un gros pull ou un plaid pour le temps de relaxation)

 
 
 
Samedi
 
 
 
.
 
 
Lundi
 
 
18h : Qi Gong
 
avec Véro
 
 
jeudi 14 décembre