Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
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dimanche 29 juillet 2012

Gaz de schiste et propagande

"Arrêt sur Images" décortique l'offensive actuelle en faveur des gaz de schiste


  http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5134
enquête le 26/07/2012 par la rédaction

Pour ou contre les gaz de schiste : le Monde a (presque) choisi

Les arguments en faveur de leur exploitation refont surface ; à la télé aussi 

Retour en grâce du gaz de schiste ? 

A quelques jours d'intervalle, plusieurs médias se sont penchés sur ce dossier brûlant. Avec toujours la même question : doit-on craindre l'exploitation, polluante, de ces gaz "non conventionnels", ou au contraire profiter de ces nouvelles ressources énergétiques disponibles ? 

Mercredi 25 juillet, Le Monde appelait dans un édito à la reprise des débats sur le sujet, et consacrait un long reportage (financé par... Total) aux bénéfices économiques de l'exploitation du gaz de schiste. Mais un jour plus tard, le quotidien dénonce les conflits d'intérêts autour d'une étude qui concluait à la non-dangerosité de cette source d'énergie.

"N'enterrons pas le débat sur les gaz de schiste." En Une le 25 juillet, l'édito du Monde appelle à rouvrir le dossier : "Faut il vraiment, a priori, renoncer à cette ressource ?"
D'autant que si l'Amérique est "à l'aube d'une période faste, c'est à l'exploitation du pétrole et du gaz non conventionnels qu'elle le doit", jure le texte.
Un plaidoyer qui fait écho à celui d'un autre édito du Monde, paru en février, qui employait le même type d'arguments.
L'utilisation du gaz de schiste y était notamment présentée comme une opportunité à saisir, avec à la clef un potentiel "regain de compétitivité pour l'économie".
Le sujet est, il est vrai, d'actualité. Il divise jusqu'au gouvernement : interrogée sur BFM TV le 20 juillet, la ministre de l'Ecologie Delphine Batho est restée ferme sur l'interdiction de la technique de fracturation hydraulique (fracking), utilisée pour l'extraction des gaz.
Des explorations avaient été menées en France jusqu'en février 2011, à titre expérimental. Après un vent de protestation mené par les écologistes inquiets des conséquences sur l'environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors en charge du dossier, les avait suspendues.
En juin 2011, une loi avait ensuite interdit la fracturation hydraulique sur le territoire. Ce qui n'a pas empêché Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, d'indiquer le 11 juillet dernier, lors de la Conférence nationale de l'industrie, qu'il allait "regarder" le dossier. La question devrait être débattue à la rentrée, puisqu'une conférence environnementale réunira ONG, syndicats et parlementaires les 14 et 15 septembre.

Ce n'est pourtant pas l'actualité française qui motive l'édito du Monde. Le même jour, le quotidien publiait en fait, sur une pleine page, un reportage dans la "capitale du gaz de schiste" américaine, à Fort Worth, au Texas. On y découvre l'implantation massive des plateformes de forage dans la région, et les fortes retombées économiques.

"Comment le Texas pourrait se priver de la manne gazière ?", s'interroge notamment l'article. D'autant que "certains experts jugent que cette industrie a contribué pour 38,5 % (soit 65 milliards de dollars) à la croissance du nord du Texas au cours des dix dernières années". Pour l'heure, la baisse mondiale des cours du gaz a ralenti l'activité, pour cause de rentabilité en baisse, mais la "poule aux oeufs d'or" dormant dans les sous-sols "assure déjà un tiers de l'approvisionnement des Américains" en énergie, souligne le reportage.
Gaz de schiste - Le Monde - 25 juillet 2012

Voyage de presse organisé par Total

Une vision plutôt favorable à l'exploitation de ces ressources, donc.
 Interrogé par @si sur les raisons qui l'ont poussé à réaliser ce reportage, le journaliste Jean-Michel Bezat, en charge des questions énergétiques, répond qu'il s'agit "d'un sujet appelé à faire l'actualité, d'autant plus depuis le début de polémique entre les membres du gouvernement" et estime naturel de le suivre. Il concède cependant qu'il s'est rendu sur place dans le cadre d'un voyage de presse, organisé par Total et son partenaire américain Chesapeake Energy.
Une information que l'on peut deviner à la lecture : les citations et les arguments des industriels sont légion dans l'article, de façon parfois assez voyante. Par exemple, une responsable de Chesapeake y évoque rapidement un sondage assurant que "66 à 77%" des habitants dans la région d'exploitation des gaz approuvent les forages, sans qu'on en sache plus sur le commanditaire ou la méthodologie dudit sondage.

Le reportage n'est bien sûr pas une ode ininterrompue aux "shale gas" (leur nom anglais). Il souligne aussi en quelques paragraphes l'inquiétude autour des conséquences environnementales d'une telle exploitation.

Gaz de schiste - Le Monde - 26 juillet 2012 Une certaine prise de distance, appuyée par un autre article du Monde, publié le lendemain, ce jeudi 26 juillet. Signé par le journaliste scientifique Stéphane Foucart, cet article signale qu'outre-Atlantique, un rapport qui concluait que l'exploitation du gaz de schiste n'était pas si nocive pour l'environnement est très critiqué en raison de conflits d'intérêts. "Le géologue Charles Groat, premier auteur du rapport, est en effet aussi membre du conseil de direction et actionnaire de PXP, une société de forage spécialisée dans le gaz de roche", indique Le Monde.

En fait, selon plusieurs sources interrogées par @si, la question divise sérieusement la rédaction du quotidien. Il n'y a d'ailleurs qu'à lire certains textes du chroniqueur Hervé Kempf, spécialisé sur les questions écologiques, pour s'en convaincre.
Ainsi, le 21 juillet, Le Monde publiait ces phrases sous sa signature : "The Economist (...) claironne que l'économie des Etats-Unis est de retour. La rémission du malade nord-américain tient surtout à l'abaissement du coût de son énergie, en raison de l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste. Celle-ci se développe au prix d'un saccage environnemental invraisemblable et de très importantes émissions de méthane, un puissant gaz à effet de serre. Peu importe : l'économie américaine va pouvoir tenir encore un peu." 
 Quatre jours plus tard paraissait l'édito appelant à reconsidérer le dossier. On peut difficilement imaginer deux positions plus irréconciliables.

"Un sujet tabou qui revient sur la table"

Mais il n'y a pas que dans Le Monde que le dossier des gaz de schiste est à nouveau dans l'air du temps. Pour France 2 aussi, il s'agit d'un "sujet sensible, tabou", mais qui "revient sur la table". La chaîne publique y a consacré plusieurs minutes dans son 20 heures du 17 juillet.

Le reportage s'appuie sur une tribune de Claude Allègre parue début juillet dans Le Point, où l'ancien ministre, fidèle à sa posture anti-écologique, exhorte François Hollande à exploiter ces formidables gisements, sources de "croissance économique" et d'"indépendance énergétique".

A l'instar du Monde, le JT commence son reportage en prenant l'exemple des Etats-Unis, où la "véritable révolution" des gaz de schiste "a créé 600 000 emplois".

Mais en France, "c'est une autre histoire"... 
picto
France 2 rapporte que "certaines voix" s'élèvent dans l'hexagone contre l'interdiction de la fracturation hydraulique. Celles d'Allègre, donc, mais aussi, ô surprise, de Jean-Louis Schilansky, le président de l'Union française de l'industrie pétrolière.

Une semaine plus tard, le 24 juillet, France 5 aborde à son tour la question dans C dans l'air, à l'occasion d'une émission sur les prix de l'énergie intitulée "Gaz, électricité: le coup de massue".
Le reportage consacré au gaz de schiste est équilibré, donnant la parole à un collectif opposé au pétrole de schiste, puis à des représentants des industries pétrolières. Le plateau l'est en revanche moins.
On y retrouve Schilansky, accompagné de Jean-Marie Chevalier, économiste au Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières, et de Pascal Perri, économiste spécialiste du pouvoir d'achat.
Trois invités favorables (à des degrés divers) à l'expérimentation sur l'extraction des gaz de schiste. Face à eux, seul François Gemenne, chercheur à l'IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales), est nettement plus circonspect.
Le 17 juillet, le patron de GDF-Suez Gérard Mestrallet déplorait dans La Tribune que le gaz de schiste soit "devenu un sujet tabou" en France. "Il faut le réexaminer de façon paisible", plaidait-il. Manifestement, les médias ont entendu son appel et se sont saisi du sujet. Paisiblement.

(par Antoine Machut, Thomas Deszpot et Dan Israel)

1- Muriel Avillach : quand une citoyenne résiste à un abus de pouvoir


Au dernier Café-Repère du Conflent, François Picq nous a raconté que la veille il était allé soutenir une productrice de fruits et légumes au Barcarès.
Peut-être connaissez-vous Muriel Avillac
, sur le marché de Prades, le mardi, son stand est situé entre celui de Geneviève de Conat et le marchand d'épices.
Muriel a été interdite de marché pour deux ans (!) par un arrêté municipal du maire monsieur Ferrand et devinez pourquoi ? : pour 'troubles à l'ordre public'.
En fait avec deux autres, elle a réunit les énergies pour protester contre la multiplication par trois du prix des emplacements.
À Prades le mètre linéaire est à 1 euro, au Barcarès il était de 2 euros pour passer brusquement à 6 euros 50 le mètre.
80 exposants ne sont pas revenus ce qui laisse bien sûr la place aux plus riches ...
Suite à cette augmentation une centaine de commerçants (sur 300) se sont réunis pour voir ce qu'ils pouvaient faire pour refuser une telle hausse. 

L'affaire suit son cours en justice.
Le maire a pris un prétexte fallacieux pour pondre son arrêté : apparemment il est connu pour ne pas supporter qu'on lui tienne tête.
Elle a le soutien du seul député de droite du département Monsieur Siré, de la Confédération Paysanne et de tous ceux qui trouvent que la sanction est inacceptable.

Ici vous trouverez deux articles de l'Indépendant concernant ce sujet 



http://www.lindependant.fr/2012/07/19/expulsion-ajournee-au-marche,153445.php


http://www.lindependant.fr/2012/07/19/je-n-ai-jamais-traite-le-maire-de-fidel-castro,153444.php

Suite de l'histoire de Muriel interdite de marché au Barcarès : 

ce mercredi, 25 juillet, nous sommes partis à 6 h du matin, à deux voitures, pour être là, solidaires, à la mise en place de son stand en bord de mer. 

Une fois que le stand est installé les policiers municipaux ne peuvent pas la déloger. Seuls les gendarmes le pourraient mais pas avant que l'affaire ne soit jugée. 
Du coup le maire et ses employés font tout ce qu'ils peuvent pour la harceler.

Cette fois, comme par hasard, il y avait deux voitures garées sur ce qui semblait être son emplacement, dont une reconnue comme étant celle du placier (aux ordres bien évidemment ! )



Deux voitures, dont celle du placier, censées empêcher l'installation du stand de Muriel.

Manque de chance ce 'petit' stratagème n'a pas fonctionné, ils s'étaient trompés de deux mètres. (rires)


Muriel courageuse a donc pu mettre en place son stand avec l'aide de son mari, de ses deux enfants venus aussi en renfort ainsi que des membres de la Confédération Paysanne et des citoyens solidaires.


Un policier municipal est venu lui notifier qu'elle contrevenait à l'arrêté municipal et lui a infligé un PV (135 euros).

La visite à la préfecture l'après-midi n'a pas donné le résultat escompté, le préfet n'a pas voulu aller contre le maire du Barcarès.

Tout le monde s'accorde à dire que la sanction est démesurée.


Muriel fait 5 marchés par semaine au Barcarès et cela depuis 13 ans. 


La désobéissance civile et la solidarité continuent en espérant que l'avocat de Muriel gagne rapidement sa cause.


(La Lène Fraîche)

PS : Petites précisions sur le Barcares

Nous avons demandé au cours de l'audience avec le chef de cabinet du préfet, que la préfecture saisisse le procureur, c'est cela qui a été refusé.
Par contre la préfecture couvre la désobéissance civile de Muriel  car le chef de cabinet nous a dit que la gendarmerie n'interviendrait jamais pour la faire partir, cela est je pense assez rare et combien important et il faut bien le souligner.

A très bientôt

Geneviève Espeut


Encore un nouvel article paru samedi 28 juillet dans l'Indépendant 

http://www.lindependant.fr/2012/07/28/vers-un-recours-en-justice,155325.php 

Au Japon, la rue viendra-t-elle à bout du nucléaire ?

Article avec, à l'intérieur, de multiples liens à cliquer ...

http://www.francetvinfo.fr/au-japon-la-rue-viendra-t-elle-a-bout-du-nucleaire_122449.html


Publié le 29/07/2012 | 11:03 , mis à jour le 29/07/2012 | 11:03
Des manifestants antinucléaires défilent dans les rues de Tokyo (Japon) contre le redémarrage de deux réacteurs nucléaires, le 29 juin 2012. 

Des manifestants antinucléaires défilent dans les rues de Tokyo (Japon) contre le redémarrage de deux réacteurs nucléaires, le 29 juin 2012. 

(KOJI SASAHARA / AP / SIPA )

Les Japonais mènent leur "révolution des hortensias". Un slogan de saison pour un tout jeune combat au pays du soleil levant : celui des citoyens contre l'énergie nucléaire et, par extension, contre le Premier ministre qui défend la réouverture de certains des 54 réacteurs que compte le pays, cinq cents jours après la catastrophe de Fukushima.
Dimanche 29 juillet, les manifestants comptent déployer une chaîne humaine autour du Parlement, symbole de leur détermination à peser sur la politique énergétique - à reconstruire - de l'archipel. FTVi revient sur une revendication qui fédère.  

• Une mobilisation sans précédent

Seize mois après la catastrophe nucléaire la plus grave de l'histoire du Japon, le traumatisme s'affiche encore sur les panneaux des manifestants qui envahissent régulièrement les rues : "No Nukes" (non au nucléaire),"No more Fukushima" (plus jamais de Fukushima). En avril 2011, ils étaient 300 à Tokyo, 300 aussi à Nagoya. Le 16 juillet 2012 : 170 000, rien que dans la capitale nippone. Entre-temps, le Premier ministre, Yoshihiko Noda, a donné son feu vert à la remise en marche en juillet de deux réacteurs de la centrale de Ohi, sur l'île d'Honshu. En mai, pourtant, protocoles de sécurité, stress test et autres inspections de maintenance avaient mis au point mort toutes les installations nucléaires du pays, lesquelles fournissaient jadis 30% des besoins énergétiques de l'archipel.

A l'annonce de leur progressive remise en marche, en juin, afin de faire face au pic de consommation estival selon l'opérateur Tepco, 70% des Japonais ne croyaient pas les assurances du gouvernement en matière de sécurité, et 55 % étaient opposés à cette mesure, selon Le Figaro.

Pour Kaoru, père de famille originaire de Fukushima, interrogé par Arte, "si on continue à faire confiance à cet état irresponsable, ils vont nous tuer. Je suis en colère contre Tepco et les autorités qui depuis le début nous mentent, poursuit-il. Mais le bon côté, c'est qu'aujourd'hui une solidarité très forte est née entre nous." "La mobilisation augmente mais il faudrait aller plus loin, confirme Mayumi, étudiant de l'université du Tohoku à Sendai (nord-est du Japon), cité par France 24. Pourquoi pas un mouvement social avec des grèves ?"

• Un enjeu politique pour les dirigeants nippons

"La vie humaine doit être notre priorité absolue, et nos régions doivent être réaménagées pour mieux résister aux catastrophes naturelles, a prôné fin juin un éditorialiste du journal de centre gauche Tokyo Shimbun, relayé par Courrier International. Pour ce faire, chacun de nous était prêt à changer de mode de vie", assure-t-il. Une pétition assurant "Nous pouvons survivre cet été en économisant notre énergie et en transférant l’électricité entre les régions" a ainsi recueilli 7,5 millions de signatures. Parmi eux, des membre de la formation politique de Noda, le Parti démocrate (PDJ - centre gauche).

L'ancien Premier ministre Yukio Hatoyama sert la main d'un anti-nucléaire pendant une manifestation organisée devant la résidence du Premier ministre, occupée par Koshihiko Noda, le 20 juillet 2012. 

L'ancien Premier ministre Yukio Hatoyama sert la main d'un anti-nucléaire pendant une manifestation organisée devant la résidence du Premier ministre, occupée par Koshihiko Noda, le 20 juillet 2012. 

(JIJI PRESS / AFP)
 
Décrié, le Premier ministre craint que la question de l'énergie ne pollue l'élection du gouverneur de la préfecture de Yamaguchi, un bastion conservateur dans l'ouest du Japon, prévue dimanche. Un des candidats en lice, Tetsunari Iida, a d'ailleurs axé sa campagne sur le développement des énergies renouvelables et sur une sortie complète du nucléaire d'ici 2020. L'élection d'un écologiste aurait d'importantes conséquences sur la politique du gouvernement qui doit bientôt trancher sur son "bouquet énergétique" parmi trois scénarios : sortir purement et simplement du nucléaire dès que possible, réduire la part de l'atome à 15% de la production d'électricité d'ici 2030, ou la réduire à 20-25% dans le même délai.

• Des révélations qui exaspèrent la population

Des révélations récentes ont accentué la défiance d'une partie des Japonais à l'égard de cette énergie. D'abord, la publication du rapport de la commission d’enquête parlementaire japonaise sur l’accident de Fukushima (Naiic), début juillet, a mis en lumière la responsabilité de l'Etat et de l'opérateur Tepco dans la catastrophe. Bien que déclenchée par les éléments, cette dernière "fut un désastre profondément causé par l’homme – qui aurait pu et aurait dû être prévu et prévenu. Et ses effets auraient pu être atténués par une réponse humaine plus efficace", assène le pavé assassin, résumé par le site Médiapart.

Un second rapport, publié lundi par une commission saisie par le gouvernement, pointe un "aveuglement" de l'opérateur Tepco et des régulateurs face à la perspective d'une catastrophe.

En trois mois, le Japon a par ailleurs découvert que trois de ses centrales nucléaires étaient construites sur une faille sismique. Mercredi 18 juillet, le gouvernement japonais a annoncé dans l'urgence sa décision de revoir de fond en comble toutes les données sismologiques utilisées au moment de choisir l'emplacement d'un site nucléaire, relate RFI. Objectif de la mission : vérifier si ces failles sont actives ou non. "Le gouvernement a procédé à des tests de résistance de ces centrales aux séismes et aux tsunamis après l’accident de Fukushima, explique la radio. Mais il a évité de vérifier si ces sites nucléaires sont situés ou non sur des failles sismiques." Pour Mitsuhisa Watanabe, professeur de l’université de Tokyo, "cet oubli est volontaire, car il est interdit au Japon de construire des centrales sur des failles actives".

• Fukushima toujours mis en cause 

Enfin, l'Asahi Shimbun a révélé cette semaine un nouveau scandale. Cette fois, il ne vise pas l'Etat mais l'entreprise Build-Up, le sous-traitant de Tepco qui travaille sur le site accidenté de Fukushima. D'après l'article, traduit par Courrier International, un responsable de la société a demandé en décembre à une dizaine d'ouvriers de recouvrir de plomb les dosimètres qu'ils portaient pour évaluer le cumul de radiations auxquelles ils étaient exposés lorsqu'ils intervenaient dans les zones les plus radioactives de la centrale nucléaire. L'objectif ? Sous-déclarer leur exposition afin que la société puisse continuer à travailler sur le site, indique le journal, sous peine d'être renvoyé.

La ministre du Travail japonaise, Yoko Komiyama, a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête. "Si c'était vrai, c'est l'ensemble du système de contrôle de l'exposition des travailleurs aux radiations qui serait remis en cause", a-t-elle souligné, donnant du grain à moudre aux antinucléaires.

Marie-Adélaïde Scigacz

samedi 28 juillet 2012

Cultiver sans Labourer : c'est possible


Ce film a été réalisé en une semaine (!) avec les élèves de CE2 d'Agnès Séguy à L'Ile d'Oleron.
Les personnages de Fatou et Yeya vous font découvrir le Semis direct sur Couverture Végétale (SCV), une technique agricole qui permet (entre autres) d'éviter l'érosion des sols.


(Pour plus d'infos: www.cirad.fr) video

Soirée Impro-Jazz-Fillols 29 juillet

vendredi 27 juillet 2012

Gaz de schiste-mobilisation-journée internationale contre les gaz de schiste

Le collectif citoyen Ile-de-France Non aux gaz et pétroles de schiste.
Les Amis de la Terre France.
ATTAC France.


Aux collectifs anti-gaz de schiste de la France Nord


Le 27 juillet 2012

Chers amis,

une réunion a été proposée par le collectif Briard le samedi 11 août à Verdelot (Seine et Marne) dans la perspective de préparer ensemble la journée internationale anti Gaz de schiste du 22 septembre prochain. Un doodle a été lancé en ce sens.

Actuellement, trop peu de réponses sont parvenues, et la réunion risque de ne pas être représentative  de l'ensemble des collectifs présents dans la moitié Nord de la France.

Nous revenons donc vers vous pour vous demander s'il vous est possible d'envoyer au moins un(e) délégué(e) à cette réunion.

Ceci est d'autant plus important que la préparation de la journée de la moitié Sud à Alès est déjà bien engagée, et qu'une autre mobilisation est envisagée pour le 15 septembre à Paris à l'occasion de la conférence environnementale, où nous devons être très offensifs sur la manière dont y sera (ou non) traitée la question des Gaz de schiste, parmi d'autres questions tout aussi essentielles.

Dans cette période de rentrée nous avons tous intérêt, comme cela a déjà été dit, à ce que les mobilisations soient fortes et significatives. C'est pourquoi un réel débat sur leur organisation avec toutes les parties prenantes est indispensable.

L'adresse du doodle pour vous inscrire est :
http://www.doodle.com/5cwhvdgqcqb26f6z

Merci de le faire au plus vite.

Amicalement

Le collectif citoyen Ile-de-France Non aux gaz et pétroles de schiste.
les Amis de la Terre France.
ATTAC France.

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 MERCI DE DIFFUSER LARGEMENT L'INFORMATION AUPRÈS DE CELLES ET CEUX QUI DISENT NON AUX GAZ ET PÉTROLES DE SCHISTES
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Dans le cadre de La journée mondiale d'opposition à la fracturation hydraulique (gaz et pétrole de schiste) aura lieu le 22 septembre prochain.

Le collectif citoyen Briard de Seine et Marne "Non aux gaz et pétrole de schiste", vous invite à participer à une 

RENCONTRE CITOYENNE - JOURNÉE DE PRÉPARATION - 11 et 12 Août

( INFORMATIONS PRATIQUES en bas du mail)


Pour préparer cette grande journée de mobilisation qui doit rassembler massivement toutes celles et ceux qui s'opposent à l'exploitation pétrolière irresponsable, 

vous êtes invitéà venir partager vos réflexions, construire, apporter vos idées, émettre des opinions, être force de proposition lors dune réunion préparatoire 

Les 

11 et 12 Août à Verdelot, Seine-et-Marne : Non aux gaz et pétrole de schiste ! 


En région Ile-de-France, de nouveaux arrêtés préfectoraux récemment signés autorisent des travaux de recherche  et les premiers forages doivent débuter à l’automne. Nous refusons cette logique du profit. Nous exigeons l'abrogation des permis. Nous voulons nous préparer à une société de sobriété.  

Si les pétroliers commencent ICI, ils poursuivront AILLEURS ! Gaz et pétrole de schiste, Ni ICI, ni AILLEURS. Ni Aujourd'hui, ni Demain.  

   
Ordre du jour de ces deux journées
-       Préparer la journée de mobilisation internationale du 22 septembre, en coordination entre tous les acteurs mobilisés contre les gaz et pétrole de schiste
-       Poser les bases d’un travail coordonné entre les collectifs en vue de prochaines mobilisations régionales 
-       Se rencontrer et créer des liens 

  

Proposition de programme :

 samedi 11 aout : 
-       11h00 – 14h00 : rendez-vous à la  http://pepiniere-jardin.com . ( INFORMATIONS PRATIQUES en bas du mail)

accueil, Tour de table, actualité et constitution des groupes de travail pour préparer la journée de mobilisation du 22 septembre :
o   Lieu de la mobilisation: http://framadate.org/4dq1soiuatc1kwtq
o   Logistique
o   Matériel millitant
o   Communication, média
o   Etc. … Merci de proposer vos points pour l’ordre du jour à  22septembreGPdS@aldeah.org .
-       14H00 – 15h00 déjeuner
o   Sur place : A préciser
o   Sinon, pique-nique « auberge espagnole », où chacun amène ce qu’il veut.
-      15h – 17h30h : groupes de travail 
-       17h30– 19h00 : Mise en commun et planning .


-       A partir de 19h00 : réunion d’organisation inter-collectifs d’Ile-de-France et du Nord. Barbecue et nuit sur place : sur inscription  10€ la nuit + 5€ le repas. Pour s'inscrire : 22septembreGPdS@aldeah.org (20 places disponibles). Détails pratiques en bas de page. 

Dimanche 12 août : cette journée nous permettra de poursuive les discussions de la veille si cela s’avère nécessaire.

-       Si nous avons le temps, nous vous proposerons également :  
o   De participer à une campagne d’affichage de banderoles, pancartes et autres messages et anti gaz et pétrole de schiste dans le département. 
o   De découvrir la campagne seine-et-marennaise, autour de Verdelot
o   Possibilité d’activités nautiques sur le Petit Morin (inscription à votre charge)


INFORMATIONS PRATIQUES :


- Pour Dormir : 10€ par tête. 18 places disponibles. Sur inscription : 22septembreGPdS@aldeah.org

- Comment venir :
o   Train jusqu’à la Ferté-Sous-Jouarre au départ de Paris :
-       08h51 -> 9h31 pour la vélo-balade
-       09h51 -> 10h31 pour le co-voiturage (Inscription 22septembreGPdS@aldeah.org)
-       Toutes les HH et 51 minutes + Bus en direction de Verdelot.

Co-voiturage à partir de la Ferté sou Jouarre à 10h30 :  15  personnes en co-voiturage => Inscription 22septembreGPdS@aldeah.org

Si vous pouvez co-voiturer, merci de le faire savoir à l’adresse : 22septembreGPdS@aldeah.org

Adresse : Jardin-pépinière du Point du Jour - Hameau du Point du Jour - 77510 Verdelot Carte google map

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 MERCI DE DIFFUSER LARGEMENT L'INFORMATION AUPRÈS DE CELLES ET CEUX QUI DISENT NON AUX GAZ ET PÉTROLES DE SCHISTES

Semez, semez ...

Pesticides interdits ici et permis en Nouvelle-Calédonie : c'est fini !

 Merci à ceux qui luttent  ...

http://www.eplp.asso.nc/?p=3802

Retrait de 21 pesticides par la Cour Administrative d’Appel de Paris !

Retrait de 21 pesticides par la Cour Administrative d’Appel de Paris !

Communiqué de presse commun : UFC Que Choisir Nouvelle-Calédonie & EPLP.

Plusieurs années d’engagement acharné de nos associations pour une prise en compte de la préservation de la santé humaine et de l’environnement viennent d’être une nouvelle fois récompensées : le 14 juin 2012, la Cour Administrative d’Appel de Paris, a annulé l’homologation de 21 produits phytosanitaires à usage agricole

Ces 21 produits (*) contiennent des substances actives interdites en Union Européenne ou sont interdits en France.

Ces produits ne peuvent désormais être ni importés, ni stockés, ni mis sur le marché, ni utilisés.

Cette victoire ne doit cependant pas occulter les défaillances récurrentes de l’administration et l’absence de réelle volonté politique de favoriser des productions végétales saines préservant la santé publique et l’environnement.

Aucune directive en ce sens n’orientant leur action, les services chargés de l’agriculture permettent la poursuite de l’importation de produits dangereux par diverses décisions qui, ne respectant même pas les règles existantes, sont régulièrement annulées par les juridictions administratives.

Depuis 5 ans, nous tirons la sonnette d’alarme: irrespect des procédures officielles d’homologation, non prise en compte du principe de précaution, vide juridique sur les produits phytosanitaires destinés aux jardins publics ou privés et sur les produits chimiques à usage autre qu’agricole (traitement anti-termites par exemple)…

Ni le consommateur calédonien ni l’environnement ne sont protégés par nos autorités locales.

 Nouméa, le 19 juillet 2012

Pour l’UFC, Le président Michel DAVAREND
Pour EPLP, La présidente Martine CORNAILLE

CONTACTS PRESSE : 81 86 08 et 93 55 81

(*)BIFFEN 100,TALSTAR 100 EC, TALSTAR 80 SC, PI LAN 25 WP, HORTXINE, PYLON, PENNSTYL600 FLOW, EPTAM, TERRAZOLE 35 WP, RAMROD FLOW, AUTHORITY SC, TRADIANOL DA 480, PROCLAIM, HALO 750 WG, SEMPRA, MALDISON 500, SUNDOMIL, LANNATE, ELECTRA 225, METOVER, OBERON 2SC.

Exemples de substances actives (en italiques) interdites en Union Européenne présentes dans 5 des 21 produits : EPTC (EPTAM), ETRIDIAZOLE (TERRAZOLE 35 WP), PROPACHLORE (RAMROD FLOW), SULFENTRAZONE (AUTHORITY SC), HALOSULFURON-METHYL (SEMPRA).

Etridiazole
  • cancérigène probable pour l’homme (groupe B2, « sufficientevidence in animals and inadequate or no evidence in humans ») par l’agence de protection environnementale américaine (US EPA).

  • catégorie 3 des substances dangereuses par l’Union Européenne (risque possible d’effets irréversibles – le cancer étant cité).

  • Perturbateur endocrinien potentiel (catégorie 2) pour l’Union Européenne et le WWF (sur la base des informations de l’UE).

  • classé n°304 (sur 422 substances) de la liste noire de Greenpeace : cancérigène.
Propachlore
  • classé comme cancérigène (groupe L1) par l’agence de protection environnementale américaine (US EPA).

  • est connu pour avoir des effets sur la reproduction et le développement (Pesticide PropertiesDatabase, http://sitem.herts.ac.uk/aeru/footprint/fr/index.htm)

  • classé n°225 (sur 422 substances) de la liste noire de Greenpeace : cancérigène, reprotoxique.
  • Exemples de 5 produits interdits en France (substances actives en Italiques) : MALDISON 500 (MALATHION), SUNDOMIL (METALAXYL), LANNATE et ELECTRA 225 (METHOMYL), OBERON 2SC (SPIROMEFISEN)
Malathion

EU : Les autorisations sont limitées aux utilisateurs professionnels.

L’utilisation du Malathion a été interdite en France à compter du 1er décembre 2008. Son usage est autorisé comme Biocide uniquement (désinsectisation locaux stockage / animaux).
  • PAN Bad Actor

  • Liste Noire de Greenpeace

  • perturbateur endocrinien
Le malathion est un insecticide, neurotoxique. Le malathion est très toxique pour les insectes, y compris les insectes utiles, comme les abeilles. L’épandage de malathion sur les zones aquatiques contribue également au déclin des populations d’amphibiens.

Le malathion se décompose en malaoxon, qui est 60 fois plus toxique que le malathion.

Compte tenu de son extrême toxicité, et de par les restrictions d’usage en Métropole et en Europe, dans l’état actuel de sa législation, la Nouvelle-Calédonie ne peut pas contrôler la vente et le bon usage de cette substance active.  

En Nouvelle-Calédonie, les usages sont très vastes (arbres fruitiers, carotte, céleri, choux, haricot, tomate).

Méthomyl

Le Methomyl est un insecticide de la famille des Carbamates. Il a été introduit en 1966 mais son usage est très encadré du fait de sa toxicité. L’EPA le classe en I et en Restricted Use Pesticide (RUP) uniquement achetable et utilisable par des opérateurs certifiés.
  • PAN Bad Actor

  • Perturbateur endocrinien
L’OMS le classe en Ib, Très dangereux.

En Nouvelle-Calédonie, les produits contenant du méthomyl sont homologués pour des usages très étendus (choux, haricot, laitue, mais, tomate, pommes de terre, poivrons, pêcher, choux de chine, concombre…), ce qui augmente le risque.

Nucléaire sûr ? Pas rassurant du tout !

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/07/25/nucleaire-les-infractions-d-edf-au-droit-du-travail_1738050_3244.html#xtor=EPR-32280229-


http://minilien.fr/a0n8js

Nucléaire : les infractions d'EDF au droit du travail

LE MONDE | • Mis à jour le
Intervention sur un générateur de vapeur de la centrale nucléaire en cours de démantèlement  de Chooz A, dans les Ardennes, en mai.

 

Après dix-huit jours de grève sur le site de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche), les salariés de l'entreprise sous-traitante Essor ont obtenu, mardi 23 juillet, un renouvellement de leur contrat pour une durée de dix-huit mois, à partir du 1er janvier 2013. Leur combat illustre, pour la CGT, les conditions de travail pénibles des personnels de la sous-traitance, indispensables au fonctionnement du parc nucléaire.

Les 150 salariés de cette filiale du groupe Vinci travaillent dans les secteurs de la maintenance et du nettoyage-décontamination, sur le site de cette centrale qui emploie 1 245 agents EDF et quelque 1 000 personnels extérieurs en période de travaux. Reçus mardi par la ministre de l'écologie, Delphine Batho, les salariés d'Essor ont réclamé "l'élaboration d'un texte contraignant" leur garantissant de meilleures conditions sociales.

Les personnels des entreprises sous-traitantes ne sont pas les seuls à connaître des conditions de travail difficiles. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) s'est intéressée au temps de travail des agents d'EDF. Dans une récente note adressée à la direction de la Division production nucléaire d'EDF, elle a relevé de nombreuses "infractions".

"DES DÉPASSEMENTS DES DURÉES RÉGLEMENTAIRES DU TRAVAIL"


"Sur l'ensemble du parc en exploitation", l'ASN pointe "des dépassements, parfois extrêmement importants, des limites des différentes durées réglementaires du travail, et des insuffisances de repos caractérisées". Ce ne sont pas seulement des questions d'organisation, "mais aussi de santé et de sécurité", écrit-elle. Ses inspecteurs ont verbalisé plusieurs dépassements et dissimulations d'horaires, des "falsifications", des non-respects des temps de travail dans une douzaine de centrales.

L'ASN souligne que ce dépassement d'horaires n'augmente pas la productivité, mais "pourrait par contre porter atteinte à la sûreté des installations". Et de citer l'exemple de l'accident de la navette américaine Challenger en 1986 : "Le rapport sur les causes de l'explosion, rappelle-t-elle, indique que les heures excessives de travail avaient été à l'origine d'une perturbation des performances et d'erreurs décisives de jugement lors de situations critiques."

Pour Thomas Houdré, chef de la direction des centrales nucléaires à l'ASN, "des dépassements horaires importants peuvent avoir un impact sur la vigilance des salariés et, in fine, des effets négatifs sur la sûreté des installations".

RECOURS MASSIF À LA SOUS-TRAITANCE

La direction d'EDF, de son côté, relativise les problèmes. "Nous avons des personnels extrêmement impliqués qui ne comptent pas leurs heures, notamment lors des arrêts de tranche, arrivant tôt et repartant tard", avance Dominique Minière, directeur du parc nucléaire.
Il affirme aussi que les horaires de présence indiqués par les systèmes de contrôle ne correspondent pas toujours à des heures travaillées.
Un argument peu crédible selon M. Houdré. "Si quelqu'un arrive à sept heures du matin, dit-il, il est peu probable que ce soit pour passer deux heures à la cafétéria."
L'ASN reproche à EDF de ne pas disposer d'un système de contrôle efficace des heures de travail de ses salariés, en particulier de ses cadres.

L'autorité de contrôle s'interroge aussi sur les rapports de l'entreprise publique avec ses sous-traitants. Dans un rapport transmis à la direction d'EDF le 26 juin, elle relève des manquements qui ont "un effet sur les conditions de travail, la sûreté, la qualité et l'application des lois sociales".
EDF, qui compte 23 000 agents sur les sites nucléaires, fait aussi appel à 20 000 salariés extérieurs. Pour l'ASN, ce recours massif à la sous-traitance a entraîné une perte de compétences dans certains métiers.

"DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES ET DU PROFESSIONNALISME"

Le dossier de la sous-traitance est ouvert depuis plusieurs années, assure l'électricien. "Il y a eu des pertes de compétences dans le passé et cela a entamé notre maîtrise de ce qui se passe sur un site, reconnaît M. Minière. Je rejoins la CGT sur ce point".
EDF a dû ainsi, indique-t-il, embaucher 200 robinetiers, métier qui avait disparu au sein de ses propres effectifs. Pour autant, ajoute-t-il, le recours à la sous-traitance reste inévitable : " Il y a des pics dans l'activité qui imposent de faire appel à des entreprises extérieures. Et qui est mieux placé pour entretenir une installation que celui qui l'a conçue et montée pour nous ?"

Un groupe de travail, codirigé par EDF et la CGT, va rendre prochainement au gouvernement les conclusions de ses travaux sur ce dossier.
Ce document, que Le Monde a pu consulter, insiste sur le renforcement de la protection sanitaire et sociale des salariés de la sous-traitance, et sur le "développement des compétences et du professionnalisme des intervenants".
Il demande aussi "l'interdiction du recours à l'intérim pour des postes d'encadrement ou liés à la sécurité". Avec un objectif : réduire les risques sur les sites nucléaires pour tous les salariés, agents d'EDF ou sous-traitants.

Casteil : article-Travailleur Catalan

Pour éclairer un peu cette affaire de Casteil




Article paru dans le Travailleur Catalan numéro 3461 semaine du 11 au 17 mai page 2

Il y avait eu un article dans l'Indépendant à propos de cette affaire de tronçonneuses mais il est introuvable ...

Compte-Rendu du Café Repaire du Conflent 19 juillet 2012

Compte-rendu écrit par LN avec l'aide de quelques habitants de Casteil

Nous étions un peu plus d'une quinzaine pour ce repère de juillet ...

1 - François Picq nous raconte que la veille il est allé soutenir une productrice de fruits et légumes au Barcarès.
M
uriel Avillach, sur le marché de Prades le mardi, son stand est entre celui de Geneviève de Conat et le marchand d'épices, Muriel donc, a été interdite de marché pour deux ans (!) par un arrêté municipal du maire monsieur Ferrand et devinez pourquoi ? : pour 'troubles à l'ordre public'.
En fait avec deux autres, elle a réunit les énergies pour protester contre la multiplication par trois du prix des emplacements.
À Prades le mètre linéaire est à 1 euro, au Barcarès il était de 2 euros pour passer brusquement à 6 euros 50 le mètre.
80 exposants ne sont pas revenus ce qui laisse bien sûr la place aux plus riches ...
Suite à cette augmentation une centaine de commerçants (sur 300) se sont réunis pour voir ce qu'ils pouvaient faire pour refuser une telle hausse. L'affaire suit son cours en justice.
Le maire a pris un prétexte fallacieux pour pondre son arrêté : apparemment il est connu pour ne pas supporter qu'on lui tienne tête.
Elle a le soutien du seul député de droite du département Monsieur Siré, de la Confédération Paysanne et de tous ceux qui trouvent que la sanction est inacceptable.

Ici vous trouverez deux articles de l'Indépendant concernant ce sujet :

http://www.lindependant.fr/2012/07/19/expulsion-ajournee-au-marche,153445.php

http://www.lindependant.fr/2012/07/19/je-n-ai-jamais-traite-le-maire-de-fidel-castro,153444.php


(Suite de l'histoire de Muriel interdite de marché au Barcarès : mercredi, avant-hier, nous sommes partis à 6 h du matin, à deux voitures, pour être là, solidaires, à la mise en place de son stand en bord de mer. Une fois que le stand est installé les policiers municipaux ne peuvent pas la déloger. Seuls les gendarmes le pourraient mais pas avant que l'affaire ne soit jugée. Du coup le maire et ses employés font tout ce qu'ils peuvent pour la harceler.
Cette fois, comme par hasard, il y avait deux voitures garées sur ce qui semblait être son emplacement, dont une reconnue comme étant celle du placier (aux ordres bien évidemment ! )



Manque de chance le stratagème n'a pas fonctionné, ils s'étaient trompés de deux mètres.
Muriel courageuse a donc pu mettre en place son stand avec l'aide de son mari, de ses deux enfants venus aussi en renfort ainsi que des membres de la Confédération Paysanne et des citoyens solidaires.
Un policier municipal est venu lui notifier qu'elle contrevenait à l'arrêté municipal et lui a infligé un PV (135 euros).

La visite à la préfecture l'après-midi n'a pas donné le résultat escompté, le préfet n'a pas voulu aller contre le maire du Barcarès.

Tout le monde s'accorde à dire que la sanction est démesurée.
Muriel fait 5 marchés par semaine au Barcarès et cela depuis 13 ans.
La désobéissance civile et la solidarité continuent en espérant que l'avocat de Muriel gagne rapidement sa cause.)


2 - Casteil

Des habitants de Casteil sont venus nous parler des difficultés de leur village.
(guerre de l'eau avec les intérêts de la Saur en première ligne, cabale de la droite, affrontement d'ego : à vous de choisir)

Petit topo de l'intervention



Résumé de l'intervention d'habitants de Casteil au cours du café repère du 19
juillet 2012, à Villefranche
De lourdes menaces pèsent sur le village de Casteil, du fait de son départ de la Communauté de Communes « Canigou Val cady » qui regroupait Casteil, Vernet-les-Bains et Corneilla du Conflent.

 1      Contexte :

En 2008 Casteil a basculé à gauche.
A Vernet Les Bains c'est la droite qui a gagné et a imposé son 3° adjoint UMP (Henri Guitart) comme président de Canigou Val Cady et son 2° adjoint (Pierre Bousigues, retraité de la Saur exploitante des installations d'eau potable et d'assainissement en délégation de service public de Canigou Val cady) comme responsable de l'eau et de l'assainissement.
Le président de Canigou Val cady, qui avait subi une cuisante défaite aux élections municipales de 1995, à Casteil, a aussitôt mis en place :
- une gouvernance autocratique et haineuse envers Casteil ;
- une politique budgétaire de dépenses exorbitantes, consistant à éponger les graves déficits de Vernet les Bains, au détriment de l'ensemble des 3 populations, en répercutant sur elles des hausses tarifaires à répétition (eau, assainissement, ordures ménagères, …).
Le Conseil municipal de Casteil a décidé  le 25 janvier 2010 de quitter Canigou Val Cady après avis de la population et l'aval de la Préfecture pour qui le départ de Casteil « serait la pierre angulaire qui accélérerait la dissolution de Canigou Val Cady » (sic).
Par arrêtés préfectoraux du 11 août et du 07 septembre 2010, le Préfet des Pyrénées Orientales a autorisé la commune de Casteil et à adhérer à la Communauté de communes du Conflent à partir du 30 mars 2011 et demandé aux 2 parties d'établir par convention la répartition du passif, de l'actif et de l'encours de la dette.
A défaut d'accord un arrêté préfectoral y pourvoirait
Casteil a effectivement adhéré à la communauté de communes du Conflent au 1° avril 2011 et donc quitté officiellement Canigou Val Cady à cette date. A part le ramassage des ordures ménagères qui est désormais effectué par la communauté de communes du Conflent, la situation demeure globalement bloquée pour tout le reste vis à vis de Canigou Val Cady. 

 2      Le partage patrimonial relatif au départ de Canigou Val Cady :

 2.1     Une situation globalement bloquée :

Aucune négociation n'a été possible avec Canigou Val Cady qui estime, contrairement à la législation que tous les biens acquis par elle avant le retrait de Casteil, ainsi que ceux mis à sa disposition par la Commune, lui appartiendraient en totalité et que Casteil n'aurait que des dettes envers elle.
Après avoir initialement soutenu Casteil, la Préfecture temporise à faire le partage patrimonial, affichant  implicitement son soutien à Canigou Val Cady, en lui laissant impunément, voire avec complaisance :
- continuer à gérer les installations d'eau potable situées sur la Commune de Casteil,
- effectuer des travaux sur ces installations (notamment des forages inutiles dans la commune),
- détériorer gravement le canal d'arrosage,
- multiplier ses exactions sur la commune :injures publiques envers 2 conseillers municipaux, enlèvement des caches containers, subtilisation d'une vanne à crémaillère du canal, tentatives de vol de containers, tentatives de clôturer les installations d'eau et d'interdire ainsi l'accés aux gorges du Cady, à l'Abbaye de St Martin du Canigou, au Col de Jou et au Canigou, de déboiser les alentours des installations d'eau et de placer des caméras de surveillance sans aucune autorisation préalable, etc …
A ce jour Casteil a reçu 2 projets d'arbitrage de la Préfecture fin 2011 et mi-2012 qui ont été rejetés principalement du fait que le principe d'équité qui doit guider un tel partage a été chaque fois totalement ignoré, ces projets étant entièrement en faveur de Canigou Val Cady.

 2.2     L'eau potable et l'assainissement :

 2.2.1   Installations sur le territoire communal :

Casteil revendique légitimement toute l'installation d'eau potable et d'assainissement située sur son territoire et condamne la position attentiste préfectorale pour les raisons suivantes :
- maintenir ces installations en indivision avec Canigou Val Cady ou les lui attribuer est contradictoire avec le retrait de Casteil ;
- Canigou Val Cady mène une tarification exorbitante subie par les populations de la vallée du Cady :
Les tarifs (TTC) actuellement pratiqués par Canigou-Val Cady sont de 4,3 €/m3 (la moyenne nationale se situe aux alentours de 3,4 €/m3) alors que celle des P.O. est légèrement en dessous de 3 €/m3 et qu'à proximité de notre vallée on pourra noter Olette : 1,45 €/m3, Py : 1,7 €/m3, Sahorre : 2,5 €/m3 !
- ces biens ont été mis à disposition par la commune sur un terrain qui a fait l'objet d'un acte d'acquisition trentenaire ;
- Casteil a la volonté politique et le savoir-faire pour assurer une gestion saine et honnête de ces installations, avec une tarification raisonnable, comme les autres communes citées plus avant.

 2.2.2   Les forages :

La Préfecture a autorisé Canigou Val Cady à réaliser 3 sondages de reconnaissance AEP sur la commune de Casteil entre fin 2010 et mi-2011, sans aucune consultation préalable du village, alors que la question du partage patrimonial n'est toujours pas réglée et que ces travaux vont être encore une source de conflit. Selon la Préfecture (DDTM) ces sondages seraient justifiés par une loi (réduisant le volume d'eau prélevable dans les cours d'eau) susceptible d'être promulguée en... 2014 !
Par ailleurs, ces travaux de sondage sont contestables pour les raisons suivantes :
-     les lois ne sont pas décidées à l'avance par la Préfecture des Pyrénées Orientales mais promues par les parlementaires le moment venu (et nous ne sommes pas encore en... 2014) ;
-     les besoins en eau diminuent globalement sur la vallée du Cady (moins 20% pour Casteil en 2011 et moins 17 % pour toute la vallée du cady);
-     les forages sont très coûteux en investissement et en exploitation et aggraveraient encore un prix de l'eau  qui est déjà excessif ;
-     les 3 forages n'étant qu'à quelques mètres du lit du Cady les prélèvements affecteront les nappes souterraines du Cady qui alimentent ensuite la vallée jusqu'à la plaine (le gaspillage de la ressource est ainsi maquillé en prélevant sous le Cady) ;
-     l'environnement naturel de Casteil serait gravement affecté. Et par conséquent son activité économique basée sur le tourisme vert (avec des conséquences néfastes également, a minima, pour l'ensemble de la vallée) ;
-     afin d'économiser une ressource rare et précieuse, et d'un point de vue économique, il serait plus judicieux de réduire en priorité le gaspillage du réseau AEP existant et dont le rendement n'est que de 46% (selon la Saur exploitante actuelle du réseau) ;  cela signifie  qu'annuellement 330 000 m3 d'eau sont prélevés dans le Cady et traités, alors que la consommation effective n'est que de 150 000 m3 sur l'ensemble de la vallée, avec des fuites estimées à plus de 30%.
D'un point de vue écologique, économique, sécuritaire et d'autonomie communale, il conviendrait de revenir, dans les 3 villages, à des installations totalement indépendantes comme par le passé  (stations beaucoup plus réduites, plus faciles à entretenir et donc moins coûteuses à gérer, moins de risque de panne générale avec 3 installations indépendantes, une tarification moins élevée en régie, prélèvement dans le Cady en 3 points différents et donc moins brutal que le captage actuel).

 3      Le Canal d'arrosage « Dalt i Baix » :

 3.1     Un patrimoine historique :

La Commune est propriétaire et gestionnaire de ce canal dont les plus anciennes infrastructures remontent au moyen âge et même à l’antiquité pour certaines d’entre elles. Les textes des premiers règlements en Conflent rappellent que l’eau est un bien public. Son usage impose une solidarité entre les hommes pour faire le travail de réparation du canal. Ces règles, toujours en vigueur à Casteil, prônent l’application de la sage mesure d’une répartition réglementée de ces eaux : la source, prélevée dans le Cady à l'entrée des gorges, est abondante mais les habitants n'en abusent pas et n’en jouissent que pendant des espaces de temps déterminés, une fois par semaine, durant la période estivale. Le trop plein du canal est systématiquement reinjecté dans le Cady. Par ailleurs l'ensemble des terres irriguées, fortement pentues vers le Cady, restituent largement les eaux d'arrosage dans la rivière souterraine (sol sableux et caillouteux).
Le canal permet aussi de maintenir le cadre champêtre du village et des zones humides bénéfiques pour la flore et la faune sauvages.

 3.2     La problématique :

Les travaux effectués au captage de l'eau potable fin 2009 par Canigou Val Cady ont gravement affecté le débit d'arrosage du Canal d'irrigation. Ainsi, le Tribunal Administratif de Montpellier souligne clairement dans son rapport d'expertise de juin 2011 que le dommage sur le canal résulte des travaux de Canigou Val Cady.
Malgré une pétition signée par les habitants, la préfecture conteste les besoins en eau d'irrigation, affiche  ouvertement son soutien à Canigou Val Cady et refuse toute mesure, même provisoire, pour pallier aux carences du canal.
Une demande en référé a ensuite été faite début 2012 auprès du même Tribunal Administratif afin de contraindre Canigou Val Cady à procéder à ses frais aux réparations décrites par l'expert juridique, mais le Tribunal estime qu'il n'est pas prouvé que des exploitations agricoles soient menacées et qu'il n'y a pas lieu, en urgence, d'enjoindre à la Communauté de Communes de faire les réparations demandées !
Comme la Préfecture, le Tribunal (qui passe sous silence sa propre expertise) occulte l'aspect patrimoine historique et méprise les professionnels, les particuliers qui entretiennent leurs vergers et potagers pour améliorer leurs faibles revenus, mais aussi sape toutes les perspectives d'avenir envisagées pour la survie de la Commune qui favorise, notamment, l'implantation de nouveaux agriculteurs bio. On perçoit bien que derrière tout cela se cache en réalité une volonté manifeste de détruire un petit village  au profit d'un plus gros.

 4      Conclusions :

Depuis que Casteil a décidé de quitter la CdC « Canigou Val Cady » le village subit les attaques incessantes de cette dernière, dont le Président est également 3° adjoint  à la Municipalité UMP de Vernet les Bains et son responsable de l'eau en étant le 2° adjoint (et retraité de la SAUR qui exploite les installations d'eau et d’assainissement de la vallée).
Après avoir soutenu Casteil pour quitter Canigou Val Cady et rejoindre en avril 2011 la CdC du Conflent (30 Communes), en prétendant que « le retrait de Casteil serait la pierre angulaire qui permettrait d'accélérer la suppression de Canigou Val Cady programmée au plus tard en 2014 », la Préfecture des Pyrénées Orientales traîne maintenant à faire le partage patrimonial (entente impossible entre les 2 parties), affiche clairement son soutien à Canigou Val Cady en leur laissant continuer à gérer les installations d'eau potable situées sur la Commune de Casteil, à effectuer des forages inutiles dans le village, à détériorer gravement l'environnement et le canal d'arrosage, ...etc.
Par ailleurs, le Tribunal Administratif de Montpellier vient d'afficher juste avant le 2° tour des Présidentielles la même complaisance envers Canigou Val Cady pour le canal d'arrosage qu'elle a détérioré aux dépens de Casteil.
Derrière tout cela se cache en réalité une volonté manifeste et coordonnée de détruire le petit village de Casteil, qui en a informé mi-juin les instances dirigeantes de notre Pays (Etat, Région Département)  en leur demandant de :
- faire cesser toute cette cabale partisane droitière contre le village,
- faire respecter les lois de la République dans la vallée du Cady, actuellement bafouées par Canigou Val Cady avec la bienveillance d'institutions locales (Préfecture des PO, sous-Préfecture de Prades, Gendarmerie, Justice),
- éviter le gaspillage des deniers publics, tant au niveau de l’État que de la Région et du Département, pour des travaux inutiles (sauf peut-être pour les commanditaires),
- préserver l'environnement naturel du Canigou en évitant des forages qui défigureraient non seulement le village mais aussi l'ensemble de ce site naturel exceptionnel,
- sauvegarder le village dans son authenticité rurale et sa survie.
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3 - Le Bioforum est toujours en attente d'un lieu, ce sera Molitg ou Fillols, mais d'ores et déjà vous pouvez réserver les 12, 13 et 14 octobre.

Fin du café repaire après une petite intervention de William posant la question du RSA et de son utilisation potentielle négligée par les communes.
Il se verrait bien faire quelques heures de travaux d'utilité publique, pendant une semaine par exemple mais ceci de manière volontaire.
Pour justifier de la somme reçue, pour ne pas être montrer du doigt, pour ne pas être considéré comme un feignant (... etc) et pouvoir les trois semaines restantes exercer son activité de comédien avec la conscience tranquille. 

A méditer donc ...

Prochain rendez-vous le jeudi 16 août, 19 h30, au bar du Canigou chez Joël le pompier, à Villefranche de Conflent