Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

mardi 31 janvier 2012

1 an chez Jeanne


« Bouge Toît », une association de fait, réquisitionnait, le 5 février 2011, l’école Jeanne Hachette laissée à l’abandon par la Mairie de Perpignan et y logeait quatre familles sans papiers et sans toit. Un an après, deux familles ont été régularisées et relogées et deux autres se sont installées dans les appartements vacants.
Des centaines de familles attendent encore leur toit.
La tâche aujourd’hui comme hier est immense l'association a besoin de tous pour contraindre les pouvoirs publics à faire du logement une priorité politique

Retrouvons-nous le samedi 4 février à 19h30, à l’école Jeanne Hachette, 3 rue Vieilledent à Perpignan (à quelques pas de la Casa Musicale), en musique, autour d’un repas aux couleurs internationales, pour fêter tous ensemble le premier anniversaire de l’occupation de l’école Jeanne Hachette et envisager de nouvelles actions. Inscription : bougetoit@gmail.com


(Pour info, à Perpignan, il y a plus de 8000 logements vacants (dont 4000 classés en longue durée) alors qu'il y a de plus en plus de sans-logis ou de mal-logés.)

Chronique d’un référé expulsion à Nîmes contre des agriculteurs bio en yourtes.

| yurtao.canalblog.com | mardi 31 janvier 2012
mardi 31 janvier 2012


Ils étaient citadins, ils sont campagnards.
Ils étaient bouquinistes, ils sont devenus maraichers biologiques.
Ils étaient locataires en dur, ils sont habitants en yourtes.

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Voici l’histoire de Marie et Thierry, un couple de quadras courageux, menacés de démolition, victimes d’abus de pouvoir d’une mairesse ultra procèdurière. Un modèle de machiavélisme et de mauvaise foi pour tous les opposants aux yourtes.
Mais ce couple est combatif et n’entend pas baisser les bras.
Ils ont la pêche des débuts, et n’iront pas enfler les abominables statistiques dénombrant 400 suicides de paysans l’année dernière en France, passés honteusement sous silence.
Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 :
Article 5 - La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.
Article 12 - La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.
Ils ont habité la banlieue, les cités, ils étaient salariés, vendeurs, éducateurs, chauffeurs. Dynamiques, adorant la vitalité et la mixité sociale de leur quartier à Sarcelle, ils ont fondé une association pour monter un carrefour culturel et une salle de musique. Grâce à leur travail bénévole acharné et enthousiaste, le projet a remporté un franc succès et une certaine notoriété. Les élus ont reconnu sa viabilité, son sérieux et son utilité et ont promis un gros budget pour agrandir les locaux. La perspective de l’argent a excité des partenaires et déclenché des conflits de pouvoir, jusqu’à miner les relations et faire exploser l’équipe. Dégoutés, le couple a préféré partir et changer de vie.
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En l’an 2000, ils sont revenus au pays natal de Marie, aux confins oriental du Gard, dans la belle plaine de l’Uzège.
Débarquant avec presque rien, ils ont vécu dans une grotte puis dans une ruine, avant de trouver un appartement en location. Ils ont dû déménager plusieurs fois : fins de bail, congés pour revente du logement, jusqu’à ce qu’ayant tissé amitiés et relations dans le village de Belvezet, une voisine Anglaise choisissant de rentrer au pays leur loue son mas. Ravis, ils s’installent, confiants sur la durée. Ils continuent ardemment leur activité de bouquinistes, se lèvent tôt, chinent, déballent, revendent sur les foires et marchés. Une autre voisine, désireuse de proximité pour son projet d’horticulture, leur revend quelques ares de terres agricoles. Thierry et Marie commencent à défricher leur terrain tout en continuant les marchés, aidant leur voisine quinquagénaire à planter des centaines de fleurs.
Puis la propriétaire de leur mas décide de céder son bien à une amie, et leur donne préavis de congé. Contraints de déménager une nouvelle fois, c’est un coup dur. Ils ne trouvent rien à louer, ou à des prix inaccessibles, et ils ne veulent pas quitter leur région. Ils adoptent alors la seule solution possible : ils décident de s’installer sur leur propre terrain.
Ils confient leur projet à la mairesse, qui autorise provisoirement, du bout des lèvres, une caravane. Ils suivent des stages de formation en agriculture biodynamique, et en Juin 2010, commencent à préparer leurs terres en partie défrichées, vierges de tout traitement, pour la culture en bio. Le froid arrivant, la vie en caravane étant trop frustre, le couple acquiert, grâce à un prêt familial, deux yourtes, beaucoup plus confortables et salubres.
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Cotisants solidaires, la loi les autorise à loger sur leur exploitation.
Ils savent que la tente, qui a un caractère purement mobilier, n’est pas une construction et n’est soumise à aucune condition d’utilisation, qu’en l’absence de législation répressive, on a entière liberté de planter sa tente sur un terrain non constructible.
Au printemps, ils sèment et plantent, et dés le mois de Mai, ils récoltent leurs premières productions. Sur le marché d’Uzès, ils épatent et régalent copains et clients avec leurs légumes. A dix heures, déjà plus rien sur l’étal. Normal, c’est la première année, ils ont commencé petit sur quelques arpents, ils apprennent. Un voisin, vieux paysan à la retraite, témoin de leur acharnement à la tâche, leur revend alors une surface de terre adjacente pour qu’ils puissent doubler leur production.
Tout va bien, sauf qu’à Belvezet, 243 habitants, regroupement de quatre hameaux en région d’Uzège très cotée, habitée quasiment exclusivement par des nantis, la mairesse s’ennuie ferme en hiver. La commune, village fantôme à la saison froide, est constituée pour plus des trois quarts de résidences secondaires. En été, les 4/4 de luxe voisinent les Porsches et les Mercédés, mais en hiver, le seul engin motorisé reste le tracteur du dernier paysan en activité du coin, vestige insolite au milieu des belles et hiératiques pierres de taille des demeures cossues.
Ce qui explique la conclusion surprenante de la mairesse à l’éditorial du journal municipal qu’elle a photocopié et relié durant le morne hiver, qui souhaite à ses administrés une bonne villégiature. Et qui explique aussi sans doute que ça soit au moment du désœuvrement le plus profond de l’année que les ennuis en provenance de la mairie commencent à déferler sur nos habitants des yourtes.
Leur campement, invisible de la route, sur laquelle d’ailleurs la circulation est inexistante en morte saison, s’abrite sous de vieux chênes délestés de leurs branches mortes et des lianes parasites, au milieu d’une végétation d’arbustes, de buis, de chênes verts, de fourrés et genets. Le couple occupe en hiver la petite yourte, facile à chauffer, et en été, la grande, plus aérée. La veille caravane abrite les petits pots de semis, les outils de jardin, les cartons de livres. Un ruisseau coule au pied de la colline, qui leur procure l’eau de boisson, de cuisson et d’arrosage. Ils n’ont pas d’électricité, se chauffent au bois, s’éclairent à la bougie, ont des toilettes sèches et recyclent leurs déchets. Pas de machines à labourer, que des outils à main. Pas d’eaux polluées puisque pas de produits détergents nocifs, les eaux usées arrosent les plantes. Une phytoépuration est en projet car ils envisagent un petit élevage de poules.
Les yourtes de Marie et Thierry étant des tentes non équipées, (cuisinière à gaz non encastrée, évier non raccordé), elles ne nécessitent pas de permis de construire.
Le jugement de relaxe de la famille Château à Avignon stipule pour la première fois la nature des équipements fixes :
« Il n’existe pas de définition d’équipements intérieurs dans le code de l’urbanisme. L’article 1792 du code civil et la jurisprudence définissent les éléments d’équipements comme ceux affectés à la destination de l’ouvrage (la yourte est un ouvrage, un meuble et non un immeuble) et qui font corps avec l’ouvrage, ne pouvant être enlevés sans destruction de celui-ci. »
Le couple est donc parfaitement légal à vivre et travailler sur sa propriété.
Des dizaines d’autres couples, en particulier des jeunes, travaillent et habitent désormais de cette façon depuis que la yourte est devenue récemment une réponse populaire à la crise immobilière, écologique et économique, sans que ça soulève dans tous les villages de la France profonde d’irréductibles passions ni que ça vire au drame.
Bien au contraire, la plupart du temps, tout le monde est content d’accueillir de jeunes travailleurs motivés, de nouveaux paysans prêts à achalander en aliments de bonne qualité la population locale.
Sauf dans certains fiefs où quelques mals-embouchés obstinés cherchent noise à tout ce qui ne leur ressemble pas. Qui en appellent à une soi-disant légalité qu’ils trafiquent à leur sauce, satisfaisant tous ceux qui bénéficient de la prolifération des contentieux.
C’est malheureusement le cas à Belvezet, où malgré l’accueil chaleureux de la population à nos yourteurs, la mairesse, extraite du marasme de son désert de pierre par un hasardeux coup du sort électoral, focalise soudainement, en Décembre 2010, sur nos apprentis paysans. Il semble que le pouvoir soit fiévreusement monté à la tête de cette dame, qui multiplie les procédures abusives. Elle a pris soin de se faire déléguer par son conseil le pouvoir d’ester en justice. Elle a fait virer une malheureuse de son propre terrain, qui a eu l’audace de s’abriter sous son parasol sans construire de maison.
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Mais, quand elle s’attaque aux yourteurs, six conseillers municipaux (sur onze), écœurés, jettent l’éponge et démissionnent.
Le 1°Janvier 2011, des rumeurs d’expulsion s’étant répandues,
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les habitants de Belvezet, spontanément, sans même en parler au couple visé, rédigent en leur faveur une lettre pétition, paraphée d’une quarantaine de signatures, qu’ils déposent en mairie.
«  Nous vous demandons d’agir en faveur de Marie et Thierry vivant dans une yourte installée sur leurs terrains, où ils comptent procéder à l’implantation de cultures biodynamiques dans le respect et la préservation de la nature... Ils n’ont jamais fait l’objet d’aucune nuisance et œuvrent dans l’intérêt de la commune... Aidez-les de toutes vos compétences juridiques pour qu’ils puissent rester parmi nous ! Nous qui sommes dans nos maisons bien au chaud quand il fait froid, qu’avons-nous encore de disponibilités humaines pour peser des existences contre des lois parfois trop rigides qui conduisent à l’exclusion ? »
Enfin, l’hiver sort de sa torpeur à Belvezet !
La mairesse répond à certains signataires arbitrairement choisis en niant son intention d’expulsion et convoque à une réunion protagonistes et conseillers.
Le 18 Février 2011, l’ensemble des participants défend le couple de yourteurs et, au bout de trois heures tonitruantes, la mairesse est déconfite.
Elle se ressaisit rapidement. L’hiver est chaud, enfin, elle règne.
Un mystérieux « arrêté » est promulgué le 22 Février 2010, accordant au couple un moratoire de trois mois « pour tout mettre en œuvre afin de trouver une solution de logement ». La mairesse en personne, mielleuse, le leur fait signer, se gardant bien de leur en donner un double. En effet, il ne s’agit pas d’un arrêté comme elle le clame, mais d’un simple extrait du registre des délibérations du conseil. La menace n’y tient que sur un mensonge : soi-disant que le code de l’urbanisme, qui a toujours bon dos pour emmerder les braves, interdit d’habiter en zone naturelle et agricole, même avec un projet de maraichage !
Le 1° Juin, le fameux et fumeux moratoire arrive à « exécution » sans que les yourteurs, en plein boulot dans les sillons, n’aient empaqueté le moindre carton.
Le 29 Aout 2011, la mairesse met ses menaces à exécution et enclenche une procédure judiciaire pour « régulariser » la situation des époux.
Et là, afin de frapper fort et légitimer son arbitraire, elle procède à une mesure inédite et particulièrement violente, du jamais vu dans la nomenclature des poursuites judiciaire contre des résidents en yourtes en France, les poursuites étant en général du ressort des DDE.
Elle dépose « une requête à fin d’autorisation de constat » au Président du tribunal de Nîmes pour obtenir une ordonnance lui permettant de dévier la violation de domicile et pénétrer légalement chez le couple. Ceci sous prétexte de décrire la situation délinquante. Le président du tribunal, qui n’a pas dû y regarder à deux fois, consent, dans les termes exacts proposés par la requérante.
Normalement, la « requête pour constat » est de facto utilisée par les propriétaires d’immeubles voulant récupérer leur bien occupé par des squatteurs. L’« ordonnance sur requête » est une ordonnance d’urgence qui permet de demander le concours de la force publique sans aucun procès, sans explications, sans débat contradictoire. Elle n’est normalement possible que si les circonstances imposent l’absence de contradiction, par exemple pour empêcher un ex-conjoint violent de revenir au domicile familial tuer son ex-épouse, lorsqu’un mari suspecte une infidélité et demande une constatation d’adultère, lorsqu’un bailleur soupçonne une sous-location, ou si une personne blessée en chutant dans un escalier redoute la réparation des marches glissantes avant le procès.
Autrement dit, la mairesse, surexcitée par l’urgence d’un grave péril public, considérant à tort les yourteurs illégaux sur leurs propres terres, bafoue non seulement le droit de propriété, mais aussi l’interdiction générale de pénétrer chez un tiers, interdiction qui, prise au sens large, empêche même de se pencher sur un fond privé, d’y faire passer un objet aux fins d’observation ou de mesure, ou de constater un élément matériel situé sur un fonds voisin.
De même qu’afin de réserver l’effet de surprise, un compte bancaire peut être saisi par le créancier sans que ladite ordonnance n’ait été signifiée préalablement au débiteur, la copie de la requête et de l’ordonnance sur requête ne sont portées à la connaissance de l’adversaire qu’au moment de l’exécution !
C’est ainsi que, le 27 Octobre 2011, sans aucune notification préalable, Marie et Thierry sont catapultés devant le fait accompli.
Ils voient débarquer à neuf du matin deux huissiers, un serrurier et quatre gendarmes pour perquisition et photographie de toutes leurs possessions !
Intimidés et abusés par l’urgence invoquée et les termes de l’ordonnance qu’on leur balance sous le nez, stipulant que l’huissier peut se faire assister par un serrurier et la force publique, alors que le terrain n’est pas clôturé et les yourtes ne sont pas fermées à clef, ils se soumettent, en tentant gentiment de se justifier.
Mais, même si Thierry arrive sans faux-semblant à discuter et même rigoler avec les gendarmes, Marie ressent à juste titre cette intrusion comme une violation de vie privée.
Obligée de montrer à sept hommes inconnus comment elle dort, fait pipi, s’habille, cuisine et se débarbouille,
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elle le vit très mal et se sent profondément humiliée.
Finalement, le constat, détaillant minutieusement leurs habitations, leur mode de vie et leurs biens, jusqu’aux cuves de récupération d’eau de pluie et la petite pompe qui remonte l’eau du ruisseau, est accompagné d’une vingtaine de photos en gros plan sur les brosses à dents, les casseroles et les oreillers. Une honte.
Marie et Thierry auraient été pourtant dans leur droit de refuser l’accès à l’intérieur de leurs yourtes d’habitation, car le constat n’était censé viser que les installations sur le terrain. Les intervenants ont profité de leur saisissement et de leur ignorance pour envahir leur domicile.
Rappelons la définition du Domicile :
« Lieu où, que l’intéressé y habite ou non, a le droit de se dire chez lui, quel que soit le titre juridique de son occupation et l’affectation donnée aux locaux » .
S’agissant du domicile d’une personne physique, il correspond à une habitation quelconque et ses dépendances, telles qu’une terrasse, ou une cave. En revanche, si cette protection s’étend aux domiciles provisoirement inoccupés, elle ne couvre ni un véhicule automobile, ni un terrain non clos.
L’article 432-8 du Code pénal stipule que le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, agissant dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, de s’introduire ou de tenter de s’introduire dans le domicile d’autrui contre le gré de celui-ci hors les cas prévus par la loi est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30000 euros d’amende.
L’article 226-4 sanctionne l’introduction ou le maintien dans le domicile d’autrui à l’aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, hors les cas où la loi le permet, d’un an d’emprisonnement et d’une amende…
Par ailleurs l’article 76 rappelle que les perquisitions, visites domiciliaires et saisies de pièces à conviction ne peuvent être effectuées sans l’assentiment exprès de la personne chez laquelle l’opération a lieu. Cet assentiment doit faire l’objet d’une déclaration écrite de la main de l’intéressé.
Donc, pour résumer, il suffit de refuser pour que l’intrusion se transforme en violation de domicile.
La Cour européenne des droits de l’homme s’est prononcée en 2008 sur le principe de la proportionnalité des moyens procéduraux par rapport au but visé. Une visite domiciliaire fondée sur un soupçon d’infraction est contraire à l’article 8 de la convention des droits de l’homme, la déclaration d’un soupçon n’étant pas en elle même « une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. »
CHEYEN se propose d’approfondir nos connaissances sur ce genre de procédure abusive, afin que ces actes inconstitutionnels à la limite de la légalité, qui dénotent des méthodes particulièrement douteuses, ne se reproduisent plus, en particulier à l’encontre de yourteurs surpris et démunis.
Forte de ce désapage public, la mairesse enjoint son avocat à poursuivre au tribunal notre couple de yourteurs. Un bon avocat, qui connait par cœur le code de l’urbanisme, car l’urbanisme, sur ces coteaux bénis de soleil, c’est la racine de l’opulence.
Et, même si ces yourteurs paysans n’ont rien de hippies ou autres dangereux marginaux ou allumés chroniques dont sont friands les imaginaires des réactionnaires paranoïaques, on doit réquisitionner tout ce qu’il faut pour virer la racaille des tentes illico, d’un coup de râteau. L’acte d’accusation long d’une douzaine de pages se trouve donc miraculeusement enrichi de pléthore de références à la loi.
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Tant pis pour ceux qui se réjouissent que la vie revienne joyeusement depuis quelques temps dans ce petit coin de nature, entre tulipes, salades, betteraves et les trois vaches rustiques à poils longs que le paysan fait brouter juste à coté, tant pis pour les artistes, les intellos, les libéraux et les citadins en villégiature de Belvezet et alentours, qui viennent siroter leur café aux yourtes, en se réjouissant de l’insolite et si chaleureuse ambiance que ce couple sait faire partager. Tant pis aussi pour ceux qui apprécient de s’achalander en patates bio sur place. Et tant pis pour la mixité sociale si chère à nos tourteraux en yourtes.
Le 25 Janvier 2012, le couple reçoit une assignation en référé devant le tribunal de grande instance de Nîmes, les obligeant à se présenter devant un juge des référés ce Mercredi 1 Février.
Ils encourent la démolition immédiate de toutes leurs installations !
Encore une fois, l’urgence est invoquée pour faire passer l’ignominie !
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CHEYEN s’est immédiatement mobilisé pour informer et soutenir les accusés, ainsi que pour fournir à l’avocat choisi par les époux Laurent documentations juridiques et jurisprudences rassemblées grâce à la bonne volonté des yourteurs précédemment mis en cause.
Nous vous tiendrons au courant des suites de cette affaire très prochainement sur ce blog.
Nous vous remercions de vos commentaires et soutiens pour Marie et Thierry, que vous pouvez déposer à la suite de ce message.

truk en plus :

Vues à 360° immersives de yourtes contemporaines
fabricant-hebergement-insolite.com

VIE ET HABITAT CHOISIS : .. R (ÊVE OU) ÉVOLUTION ?
vieethabitatchoisis.blogspot.com
Halem - Habitants de Logements Ephémères ou Mobiles
halemfrance.org

Association Droit Au Logement
dal-info.org

Un habitat choisi, pour tous, en tout lieu
permisdevivre.org
Défense de l’Habitat Choisi
macabane.info - vendredi 19 mars 2010
Habitat choisi : Leurs habitants sortent des bois
mycoop.coop - 15 mars 2010

Habitat choisi : le droit à l’expérimentation alternative
gauchemip.org - mardi 5 janvier 2010
L’Habitat Choisi, léger ou écologique
passerelleco.info - 21 septembre 2009

lundi 30 janvier 2012

Là-bas si j'y suis "Manif de droite"

Là-bas si j'y suis aujourd'hui
C'était une rediffusion mais c'est toujours aussi drôle !

Le son

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1208&var_recherche=la+gauche+est+foutue+la+droite+est+dans+la+rue

ou
http://minilien.fr/a0mnia
La vidéo de l'émission d'aujourd'hui

http://www.dailymotion.com/video/k5auLNLjstHeM0F7XB?start=77#from=embed

ou

http://minilien.fr/a0mnib

La Ruche qui dit Oui !

La Ruche qui dit Oui ! permet de vous réunir pour acheter directement aux producteurs de votre région.

 

http://www.laruchequiditoui.fr/ 

http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/01/28/marre-du-supermarche-bienvenue-dans-la-ruche-qui-dit-oui-228815

Fukushima, les limites du cynisme

un article interessant

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/fukushima-les-limites-du-cynisme-106087

DU PARADIGME DE L'EDUCATION

www.education-authentique.org
APPRENDRE LA VIE ?
L'école, la famille, les médias, structurés implicitement autour de la comparaison, conditionnent à la fragmentation, au manque, à la conformation -- ce qui génère blessures, peurs et souffrances.
Que serait et comment mettre en place une 'éducation' véritablement libératrice, qui préparerait à vivre harmonieusement, dans toutes les circonstances de la vie ?
C'est ce que travaille le CREA-Apprendre la vie (Cercle de Réflexion pour une Éducation Authentique), avec et pour tous ceux que cette vision intéresse.

dimanche 29 janvier 2012

Le Collectif "Pour un audit citoyen sur la dette publique" vous invite à une réunion publique

Le Collectif "Pour un audit citoyen sur la dette publique" représenté en Conflent par Attac, Cgt , FSU, Solidaires, PC, NPA, Front de Gauche vous invite à une réunion publique le mercredi 1er février 2012  à Prades, à la salle Kissingen (complexe sportif, plaine St Martin) à 20h30

DETTE PUBLIQUE: MENSONGES ET REALITE.

-  Qu'est-ce que la dette publique, est-ce une fatalité?
-  D'où vient-elle?
-  Est-ce seulement une affaire de spécialistes?
-  Quel est le rôle de ces agences de notation?
-  Quelle conséquences sur notre vie quotidienne?
-  Quelles solutions?

contact: 04 68 96 26 83
187 av du général de Gaulle.
66500 Prades

Europe : 90 millions de tonnes de nourriture à la poubelle par an

Et on nous raconte qu'il FAUT des OGM pour nourrir le monde !!!!
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Europe : 90 millions de tonnes de nourriture à la poubelle par an

Dates de péremption dépassées, fruits et légumes oubliés dans le réfrigérateur etc., chaque citoyen jette entre 15 et 20 kg de nourriture par an, dont presque la moitié ne quitte jamais son emballage. Ces petits gâchis quotidiens s’ajoutent aux autres gaspillages lors des phases de transport, de stockage, de préparation et de consommation des denrées. Au final, 90 millions de tonnes de nourriture sont jetées chaque année en Europe, dont 14, 3 millions de tonnes sont le fait de la Grande Bretagne, 9 de la France et 4 de la Belgique. Selon une étude de la Commission européenne, si rien n’est fait, le gaspillage alimentaire augmentera de 40 % d’ici 2020.

Le gaspillage annuel de près de 50 % d’aliments sains dans l’Union européenne par les ménages, les supermarchés, les restaurants et la chaîne alimentaire est d’autant plus dommageable que 79 millions de citoyens vivent actuellement au dessous du seuil de pauvreté et que 16 millions dépendent de l’aide alimentaire humanitaire.

Afin d’enrayer ce gaspillage inacceptable, le Parlement européen a voté, le 19 janvier, une résolution visant à réduire de moitié les gaspillages alimentaires d’ici 2025. Les députés demandent la mise en place d’une stratégie coordonnée, aux échelles nationales et européenne, améliorant l’efficacité de la chaîne et des circuits alimentaires, secteur par secteur. Ils suggèrent notamment d’instaurer une double date de péremption, indiquant, d’une part, la date limite de vente (date de commercialisation) et, d’autre part, la date limite de consommation (date de consommation). Parallèlement, ils proposent la réalisation de campagnes de sensibilisation à destination du public et la création de cours d’éducation alimentaire dans les écoles.

D’autres pistes sont évoquées, telles que la mise à disposition de plusieurs dimensions d’emballages, permettant aux consommateurs d’acheter la quantité souhaitée. Par ailleurs, les produits proches de la date de péremption ou endommagés devraient pouvoir être vendus au rabais, afin de les rendre plus accessibles aux personnes démunies. Enfin, les institutions publiques doivent privilégier des services de restauration et d’hôtellerie responsables, utilisant des produits locaux et redistribuant les invendus aux personnes en difficulté ou aux banques alimentaires. Il revient désormais à la Commission de se prononcer sur les propositions soutenues par le vote parlementaire. 
Cécile Cassier
 

Il est urgent de réduire de moitié le gaspillage alimentaire dans l'UE

Session plénière Agriculture 19-01-2012 - 13:23
 
Près 50 % d'aliments sains sont gaspillés chaque année dans l'UE, par les ménages, les supermarchés, les restaurants et la chaîne alimentaire, alors que 79 millions de citoyens vivent au dessous du seuil de pauvreté et que 16 millions dépendent de l'aide alimentaire d'œuvres de charité. Dans une résolution adoptée jeudi, le Parlement demande des mesures urgentes en vue de réduire de moitié les gaspillages alimentaires d'ici 2025 et d'améliorer l'accès aux aliments pour les personnes démunies.

Face au gaspillage alimentaire à tous les stades –- producteurs, transformateurs, détaillants, services de restauration et consommateurs – les députés demandent de mettre en place une stratégie coordonnée, associant des mesures européennes et nationales, afin d'améliorer l'efficacité de la chaîne alimentaire et des circuits de consommation, secteur par secteur, et de s'attaquer d'urgence à ce problème. Si rien n'est fait, le gaspillage alimentaire augmentera de 40 % d'ici 2020, indique une étude publiée par la Commission.

"La question la plus importante à l'avenir sera de répondre à la demande croissante de produits alimentaires, étant donné qu'elle sera supérieure à l'offre. Nous ne pouvons nous permettre plus longtemps de rester dans l'inaction, alors que des aliments sains et comestibles sont jetés à la poubelle. Il s'agit d'un problème éthique, mais également économique et social, avec d'énormes implications sur l'environnement", a déclaré le rapporteur Salvatore Caronna (S&D, IT) avant le vote. "La balle est maintenant dans le camp de la Commission. Nous attendons une stratégie européenne convaincante qui proposera une ligne de conduite permettant aux 27 États membres de s'attaquer au problème de manière systématique" a-t-il ajouté.

Mieux éduquer pour moins gaspiller

Pour parvenir à une réduction drastique des gaspillages alimentaires d'ici 2025, de nouvelles campagnes de sensibilisation doivent être encouragées aux niveaux européen et national, indique la résolution. Les députés proposent que des cours d'éducation alimentaire soient créés, en particulier dans les écoles, afin de donner des conseils pratiques sur la conservation des denrées alimentaires, leur préparation et leur élimination. Ils proposent également d'échanger les meilleures pratiques. Pour encourager la durabilité dans le secteur alimentaire, les députés demandent de déclarer l'année 2014 "Année européenne contre le gaspillage alimentaire".

Étiquetage et emballage adéquat

Pour éviter que les denrées alimentaires ne soient proposées à la vente dans un délai trop proche de la date de péremption, ce qui augmente le risque de gaspillage, une double date de péremption pourrait être introduite pour indiquer la date limite de vente (date de commercialisation) et la date limite de consommation (date de consommation), précise la résolution.

Tout en ajoutant que la Commission et les États membres doivent néanmoins s'assurer au préalable que les clients comprennent la différence entre les étiquettes utilisées actuellement dans l'UE telles que "à consommer de préférence avant le …" (lié à la qualité) et "à consommer jusqu’au…" (lié à la sécurité).

Pour permettre aux consommateurs d'acheter la quantité qu'ils souhaitent, les producteurs doivent proposer plusieurs dimensions d'emballages alimentaires et prévoir une meilleure conservation. Les produits proches de la date de péremption ou endommagés doivent être vendus au rabais, de manière à les rendre plus accessibles aux personnes démunies, affirment les députés.

Les institutions publiques doivent privilégier les services de restauration responsables

Les règles de passation des marchés publics pour les services de restauration et d'hôtellerie doivent être revues pour assurer dans la mesure du possible, que les contrats soient passés avec des services de restauration qui utilisent les produits locaux et qui redistribuent gratuitement les invendus aux personnes démunies ou aux banques alimentaires.

Les députés demandent un meilleur ciblage des programmes de soutien européens, notamment en faveur de la distribution de denrées alimentaires aux personnes les plus défavorisées ou de la consommation de fruits et de lait à l'école, afin d'éviter le gaspillage alimentaire.

Les députés se sont également félicités des initiatives de certains États membres pour récupérer les aliments invendus et distribuer ceux-ci aux personnes démunies et ont demandé aux distributeurs de participer à ces programmes.

Le gaspillage alimentaire en chiffres

Gaspillage alimentaire dans l'UE27: 89 millions de tonnes par an (soit 179 kg par habitant)

Prévisions pour 2020 (à défaut de mesures): 126 millions de tonnes (soit une hausse de 40 %)

Origine du gaspillage:

- ménages: 42 % (ici, le gaspillage peut être évité à 60%)
- industrie agroalimentaire: 39 %
- détaillants: 5 %
- secteur de la restauration: 14 %

(Source: Commission européenne)  

Procédure:  résolution non législative
REF. : 20120118IPR35648
 

samedi 28 janvier 2012

Infos collectif 66 sortir du nucléaire

En ce moment sur France Culture, toute une suite d'interviews très
intéressantes au sujet de l'énergie nucléaire.
C'est le samedi matin dans l'émission "terre à terre", à 7h,mais on
peut réécouter et particulièrement celle ci, de haute volée
philosophique ( dans la continuité de la réflexion soulevée dans
"into eternity", pour ceux qui on vu le film) . Prenez 45mns en
suivant ce lien:
http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-regard-d%E2%80%99artistes-sur-le-nucleaire-2012-01-21

TOKYO - Fukushima: cinq comités de crise n'ont gardé aucun compte-rendu de leurs réunions

http://www.20minutes.fr/monde/868204-fukushima-cinq-comites-crise-garde-aucun-compte-rendu-reunions

Inauguration expo sur le POUM à la Jonquera.

Un message des AMG sudcatalans :

Hola les amis du 66, 

Samedi prochain, 4 février, des copains de la Fondation André Nin inaugurent une très belle expo au Museu Memoral de l'Exili (MUME) à la Jonquera sur les 75 d'histoire du POUM (Partido Obrero de Unida Marxista), l'organisation sur laquelle était centré le magnifique film de Ken Loach, Land and Freedom, Tierra y libertad.
L'inauguration commencera 11h00 et la visite commentée à 11h30.
Les intervenants sont passionnants et les copains de la chorale "Sense anomenar-la" ("Sans la nommer") interprêteront des chansons sur la révolution, la lutte des classes et l'exil, en compagnie de la chanteuse catalane et militante du POUM Teresa Rebull.
Le Café Repaire de Barcelone et Revolta Global s'associent à cet évènement et vous invitent à venir y participer.
Ce serait en outre une chouette occasion de se voir et de partager nos reflexions et expériences de luttes!
Ci-joint le programme de la journée avec un texte de Pelai Pagès en français, espagnol, catalan et anglais.
Parlez-en autour de vous et venez nombreux.
On espère vous voir là-bas: nous on y sera!
--
Les Auditeurs Modestes et Géniaux (AMG)
de Là-bas si j'y suis de Barcelona
--
El blog
: labarnasijysuis.over-blog.es
Escuchar "Là-bas si j'y suis": www.la-bas.org


mercredi 25 janvier 2012

un lien interessant sur Marinaleda

http://elevons-niveau-nos-democraties.ning.com/profiles/blogs/marinaleda-une-ville-ou-les

Docu : "prêt à jeter", l'obsolescence programmée

même si vous connaissez le concept mortifère d'obsolescence programmée
vous en apprendrez des vertes et des pas mûres sur ce fondement occulte du consumérisme
en visionnant ce documentaire diffusé hier sur arte :
"Prêt à jeter" de Cosima DANNORITZER

vous le trouverez (pendant une semaine seulement !) sur arte+7

ou sur arte ces prochains jours :
Date(s) de rediffusion:Jeudi, 26. janvier 2012, 14h40 
Samedi, 28. janvier 2012, 11h30

un doc d'utilité publique à ne manquer sous aucun prétexte !

des poules et des belges (encore une chouette idée de nos cousins)

http://lci.tf1.fr/science/environnement/2010-02/les-poules-la-solution-ecolo-a-mouscron-5713079.html


C'est la troisième fois que la ville organise une telle initiative. Devant le succès remporté, elle a décidé de renouveler cette année l'expérience. La ville belge de Mouscron, dans l'ouest du pays, a décidé d'offrir deux poules pondeuses à chaque foyer candidat pour inciter à réduire le volume des déchets ménagers, a indiqué vendredi la municipalité. Pour les foyers intéressés, "c'est double bénéfice", souligne le responsable de la Cellule environnement de la municipalité, Christophe Denève: non seulement ils réduisent le contenu des sacs poubelles en nourrissant les poules avec les déchets de cuisine quotidiens, mais ils bénéficient aussi en même temps une production d'oeufs à peu de frais. "Toutes les personnes intéressées peuvent nous envoyer un courrier reprenant leurs motivations et, si elles habitent Mouscron et ne possèdent pas encore de poules, nous leur en offrons deux", précise-t-il.

Au total, la mairie de cette commune de 52.000 habitants dispose d'un "stock" de 100 poules à distribuer. Les poules sont livrées par deux, "pour ne pas qu'elles s'ennuient", selon M. Denève. Les services de la ville frontalière, proche de Lille (nord de la France), délivreront une formation obligatoire aux candidats sur la meilleure manière d'élever des gallinacés. Les candidats doivent également prendre quelques engagements écrits à l'issue de leur session de formation: "s'engager à ne pas manger les poules avant deux ans, à ne pas les céder à des tiers, et autoriser la ville à effectuer des contrôles" inopinés à domicile pour vérifier que les bêtes sont bien traitées, souligne M. Denève.

L'idée étant de "sensibiliser les gens à de nouvelles méthodes de gestion des déchets", les précédents bénéficiaires ne sont pas autorisés à représenter leur candidature. Pour les Mouscronnois résidant en appartement et disposant d'un balcon, la ville travaille pour les prochaines années à un autre projet de gestion innovante des déchets: le lombricompostage, des bacs à compost remplis de vers de terre très voraces.

La transition énergétique en question, Castillet, Jeudi 2 février

Le collectif 66 Sortir du nucléaire vous invite,

Jeudi 2 février, 19h, Cinéma le Castillet, Perpignan

Film débat "Un climat d'espoir" (27 min Animation, Australien, 2007),
ce documentaire aborde le sujet de l'électro-nucléaire en démontant
soigneusement l'argument tant entendu, selon lequel cette énergie
serait propre et respectueuse du climat, car n'émettant pas de CO2. En
dernière partie sont développés les moyens de la transition
énergétique.

Suivi d'une Conférence-débat par Simon Cossus, (dir. régional
Enercoop, ingénieur énergie)
Les moyens de la transition énergétique seront développé, notamment la
nouvelle édition du très élaboré scénario "négawatt", paru en 2011.

Vous pouvez imprimer l'affiche ci jointe et la photocopier pour
informer dans les magasins et les lieux publics autour de vous.
Diffusez largement cette info, faites venir du monde. La réussite de
cette soirée repose sur nous tous, qui sommes convaincus de l'urgente
nécessité de changer d'énergie.

Eric 06 74 71 5295

lundi 23 janvier 2012

Présentation d'une éco rénovation

Madame, Monsieur,

Le Pays Terres Romanes, en partenariat avec le Pnr des Pyrénées Catalanes, vous invite à participer à sa prochaine rencontre du club éco construction et éco rénovation qui se tiendra le :

Vendredi 27 JANVIER 2012 à 16h.30

rue de la Lisse


  66500 RIA


Au programme :

16h30 : VISITE DE CHANTIER





   *

Rendez-vous sur le parking de la salle polyvalente, rue des micocouliers à Ria
   *

Présentation d'une éco rénovation (pierres et bois) avec installation solaire en site protégé
   *

Témoignage des propriétaires, photos du déroulé du chantier, échange.



18h00 : SOIREE – DEBAT





   * Autour de la réhabilitation raisonnée et des critères éco sélectifs.




Un apéritif de terroir offert par le Pays Terres Romanes clôturera la soirée.

Pour des raisons d'organisation, nous vous remercions par avance de bien vouloir confirmer votre participation par retour du coupon ci joint.

N'hésitez pas à diffuser l'information dans vos relais.

Comptant vivement sur votre présence.


Jean Louis ALVAREZ

Vice Président de Terres Romanes

en charge de l'éco construction


Cette action proposée par le Pays Terres Romanes en partenariat avec le Pnr des Pyrénées Catalanes est organisée dans le cadre du réseau départemental de l'éco construction et éco rénovation. --
BERCHOUX CATHERINE
Chargée de mission Habitat Durable - Ecoconstruction
Pays Terres Romanes en Pays Catalan
Place de la République
66500 PRADES
Tél. : 04 68 96 18 66
Fax  : 04 68 96 06 11

Compte rendu du café repère du jeudi 19/01/2012

16 présents au café repère de jeudi dernier. Nous avons collecté 22,50 euros pour les affiches ...


1) Présentation de Marinaleda
2) Annonces
3) Conflent Energie
4) Réunion du PRN


1) Présentation par Catherine Ansel de Marinaleda, en Andalousie.

4 filles du café repère se sont rendues en octobre à Marinaleda , à 100km à l'est de Séville, après avoir entendu l'émission de Mermet.
Pour le logement, il n'y a pas d'hôtel. Il faut loger chez l'habitant (15 euros la nuit). Sinon, nous avons pu dormir gratuitement dans un gymnase.
Nous avons eu un bon accueil.
Le village est né après la mort de Franco, en pleine période de misère.
Le maire Juan Manuel Sanchez Gordillo élu depuis 30 ans fait partie de la gauche unie, du parti du collectif des travailleurs (libertaires).
C'est une démocratie directe avec vote des villageois. (3000 habitants). Il y a beaucoup de références à l'Amérique du Sud, à Chavez, d'ailleurs le maire accueillait des Vénézueliens pendant notre séjour. (Echange de médailles avec le Vénézuela qui récompense le village pour les actions menées en faveur des femmes)
1200 ha ont été réquisitionnées à un Duc (occupées).
Une coopérative autogérée a été créée:
- une ferme qui produit en intensif et en conventionnel des poivrons, des fèves, des artichauts... et des olives.
- une conserverie
La vente se fait sur les marchés et dans les supermarchés. Il n'y a pas d'exportation sauf pour l'huile d'olive.
C'est une agriculture intensive et mécanisée.
Les emplois sont des emplois saisonniers réguliers, avec alternance de travail dans les champs et dans la conserverie.
 Les ouvriers gagnent 1200 euros par mois et travaillent 39 heures.
Les logements sont en autoconstruction sur des terrains appartenant à la municipalité encadrés par un architecte, des maçons et du matériel financé par la Région.
Les locataires (qui ont contribué à la construction) ne paient que 15 euros/mois. Ce sont des maisons individuelles sans jardin. Nous n'avons pas trouvé de jardins familiaux. Il est vrai que les travailleurs sont des ouvriers agricoles qui n'ont pas forcément envie de faire du potager le soir. De plus, c'est une région sèche et vallonnée et il y a de nombreux petits commerces bien achalandés à des prix corrects. (Les grands magasins sont aussi chers que les petits).
Aux assemblées, on pose des problèmes:  création d'une crèche à 12 euros/mois pour les travailleurs et les personnes engagées, l'objectif étant d'améliorer les conditions de travail des femmes . Lorsqu'il y a des demandes de subventions ou des réclamations, des bus sont affrétés pour emmener les manifestants qui défendent la cause de tout le village.
Il y a un parc sportif, une piscine, une maison de retraite, mais tout est fait pour que les gens restent chez eux et soient autonomes.
Les membres de l'équipe municipale n'ont pas de rémunération. (Le maire est prof). Les femmes sont bien représentées(parité) et les jeunes aussi.
Le directeur de la conserverie est membre de la municipalité.
Il y a des dimanches d'intérêt général (dimanche rouge) et de cueillettes des olives (dimanche vert)à laquelle nous avons participé pour remercier nos hôtes , les annonces sont faites avec un camion.
Il n'y a pas de publicité dans la ville. Pas de police. Nous avons vu des banques locales, un dispensaire.
Pour le tourisme, il n' y a  pas d'hôtel mais on peut aller chez l'habitant. On ne peut pas louer( c'est pour les travailleurs et les habitants) mais on peut acheter une maison.
Il y a le gérant d'une boîte ou bar tapas pas cher.(Respecter la charte du village), une maison des jeunes avec des animateurs, des infrastructures sportives, un foirail où les jeunes se rassemblent souvent. Nous avons vu des bouteilles laissées par terre et disparues le lendemain.

L'objectif prochain sera d'arriver à l'autosuffisance avec l'énergie solaire.

Y a t'il une bibliothèque, un cinéma??? Qu'adviendra t'il de ce projet après le départ du maire? Les habitants ont intérêt à continuer surtout en période de crise. Pas de mécontentement en discutant avec les gens.
Toutefois, les travailleurs dépendent des commandes extérieures et ont peur d'un ralentissement de leurs activités. Ils pensent passer en agriculture biologique pour rendre durable leur activité.

LA VILLE DE MARINALEDA

Marinaleda est une petite ville espagnole, située dans la province de Séville et la communauté autonome d'Andalousie.
La ville s'étend sur 24,8 km² et compte 2 708 habitants depuis le dernier recensement de la population. La densité de population est de 109,1 habitants par km² sur la ville.
Entourée par El Rubio, Puente Genil et Herrera, Marinaleda est située à 16 km au Sud-Ouest de Puente Genil la plus grande ville à proximité.
Située à 209 mètres d'altitude, la ville de Marinaleda a pour coordonnées géographiques Latitude: 37° 22' 29'' Nord
Longitude: 4° 57' 14'' Ouest.
Le maire de Marinaleda se nomme Juan Manuel Sanchez Gordillo.


Marinaleda, village d’Andalousie, développe depuis les premières élections libres de 1979 un système social et politique à contre-courant du modèle prédominant. Ses habitants ont obtenu par des actions incessantes 1 200 hectares qu’ils exploitent aujourd’hui en coopérative. Cette coopérative intègre ses propres unités de transformation et commercialise sa production. Le village a développé des formes innovantes de démocratie directe et de mise à disposition de logements très bon marché. La démocratie directe, la lutte collective, laparticipation bénévole ont transformé la vie de ses habitants, des paysans sans terre.

2) Annonces:
- François nous informe que le Lido ferme jusqu'à fin mai pour cause de travaux mais que ciné-rencontres continue ses projections au foirail en vidéo projection:
samedi festival Magreb.(passé)
Si nous voulons voir le film "Tous au Larzac", ne pas hésiter à envoyer un mail aux cine-rencontres  

infos@cine-rencontres.org

www.cine-rencontres.org/

- Mardi 24 janvier: rendez-vous FLASH vers midi chez Béatrice au café , à Prades près de la Banque Populaire. J'ai réservé 12 sandwiches. (3,5 euros l'un) le café à 1euro...
Problème des Chabanis évoqué (envoi de Josie Boucher) et du soutien de Mermet. (qui viendrait à Perpignan?)


- Mercredi 1er février à 20h30: Réunion sur la dette par le collectif dette avec Jean Tosti d'Attac, à la salle Kissingen de Prades.
Voici le tract:




3) Energie Conflent:

L'objectif est de produire une énergie locale et propre, alors qu'on importe du carburant...
Une réunion a eu lieu vendredi dernier à Prades avec Bruno, Jérémy Thierry d'Info énergie ... afin de faire un diagnostic. Des villages peu habités pourraient vendre leur énergie aux villages voisins, ex Baillestavy et Py.
Possibilité d'énergie hydraulique, solaire, éolienne mais pas par des grands groupes industriels et financiers.
Les barrages de Caramany et de Vinça pourraient produire de l'électricité. Pas de volonté politique à ce sujet. Quel type d'organisation pour ce projet, association, coopérative, régie?

Exemple cité par Marie Noêlle, nouvellement venue au café repère de Villefranche: (trouvé sur internet)
Les régies municipales de Capvern gèrent la distribution d'électricité et d'eau et l'assainissement à Capvern, dans les Hautes-Pyrénées (65). Comme gestionnaire du réseau de distribution, les régies sont responsables de la sécurité d'approvisionnement des quelque 750 points de livraison de Capvern. Elles ont également la responsabilité du raccordement des nouveaux clients à Capvern.
Contacter la régie d'électricité de Capvern

15 rue du 8 mai
65130 Capvern
Téléphone: 05 62 39 04 80
Email: regiescapvern@wanadoo.fr

4) Ronan: Réunion à 18h30 au café de la mine à Sahorre sur le PRN:
pas de pesticides,  insister sur les énergies locales.
Fabriquer un personnage représentant la dette, pour du théâtre de rue, pourquoi pas pour le Carnaval?

dimanche 22 janvier 2012

Sortie cinéma des Nouveaux chiens de garde

Gilles Balbastre, cinéaste et documentariste, qui annonce la sortie le 11 janvier de son fim "Les nouveaux chiens de garde", en partie inspiré du livre de Serge Halimi. Pour avoir vu ce fim en avant-première au printemps, je peux vous assurer que c'est ravageur. En plus des journalistes, ce sont aussi les économistes qui sont dans la ligne de mire. Nos chiens de garde se font mordre au mollet... et c'est très rigolo. Si l'on veut que le fim tienne un moment à l'affiche, il importe absolument de faire masse la première semaine. N'hésitez pas à faire circuler la nouvelle !

L.


jeudi 19 janvier 2012

« Collectif pour une histoire franco-algérienne non falsifiée »


Un collectif s’est constitué à Perpignan, rassemblant une quinzaine d’organisations progressistes (liste provisoire):

ANCAC, Association des pieds noirs progressistes (Anpnpa), ASTI, ATTAC, CGT, Coup de soleil, EELV, FSU, Ligues des Droits de l'Homme, Femmes solidaires, Mouvement de la paix, MRAP, NPA, NPA Jeunes, PCF, PG, Solidaires 66, Survie

Lundi 23 janvier, il organise une série d’initiatives :

·         A 19h, la projection au Cinéma Castillet du film « Ici on noie des Algériens » de Yasmina Adi, relatant le massacre des Algériens par la police française le 17 octobre 61 à Paris, un crime d’Etat jamais reconnu.

A l’issue de la projection, le débat sera animé par Henri Pouillot, appelé pendant la Guerre d’Algérie, affecté à la Villa Susini d’Alger qui servit de lieu d’internement et de torture pour les indépendantistes algériens présumés. Auteur de livres témoignages sur cette période. Président du réseau « Sortir du colonialisme », membre du bureau exécutif du MRAP, membre du comité directeur de l’ARAC (Association républicaine des anciens combattants).

·         A 11h, une conférence de presse avec Henri Pouillot et des membres du Collectif aura lieu devant le « Centre de documentation des Français d’Algérie » situé dans l’ancien couvent Sainte-Claire (place de l'ancienne prison au-dessus la rue du général Derroja à proximité de la rue grande la Real)

·         A 17h, Henri Pouillot dédicacera ses livres à la Librairie Torcatis.

En cette année anniversaire de la fin de la Guerre d’Algérie et de la défaite du colonialisme français, ces initiatives du Collectif prennent tout leur sens, en particulier à Perpignan où la mairie a accepté et favorisé en 2003 l'érection dans le cimetière nord d’une stèle dédiée à l’OAS, puis en 2007 l'édification derrière le couvent Saine Claire du « mur des disparus » qui ignore bien des personnes, françaises et algériennes, disparues en Algérie entre 1954 et 1963.

Aujourd'hui, dans ce même couvent Sainte Claire, elle s’apprête à inaugurer le 28 janvier prochain un « Centre de documentation des Français d’Algérie » dont la conception et la gestion ont été confiées au « Cercle algérianiste », une association de nostalgiques de l’Algérie française qui n’a aucune légitimité pour représenter l’ensemble des Français d’Algérie. Une inauguration à laquelle Marine Le Pen, porte-parole de l’extrême-droite xénophobe et raciste, envisage de participer.

Le Collectif entend ainsi protester contre les tentatives des nostalgiques de l’Algérie française de réhabiliter l’idée coloniale et œuvrer à l’écriture d’une histoire franco-algérienne qui ne soit pas falsifiée.

Lettre à Guéant : Le crachat et le rêve français, par Amine El Khatmi



 
Lettre à monsieur le ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration

Monsieur le ministre, 
La sous-direction de l'accès à la nationalité française du ministère que vous dirigez vient de signifier à madame S. Boujrada, ma mère, le classement  de son dossier et un refus d'attribution de nationalité. «Vous ne répondez pas aux critères», est-il écrit dans un courrier sans âme que l'on croirait tout droit sorti de l'étude d'un huissier ou d'un notaire. 
Ma mère est arrivée en France en 1984. Il y a donc vingt-huit ans, monsieur le ministre, vingt-huit ans ! Arrivée de Casablanca, elle maîtrisait parfaitement le français depuis son plus jeune âge, son père ayant fait le choix de scolariser ses enfants dans des établissements français de la capitale économique marocaine. 
Elle connaissait la France et son histoire, avait lu Sartre et Molière, fredonnait Piaf et Jacques Brel, situait Verdun, Valmy et les plages de Normandie, et faisait, elle, la différence entre Zadig et Voltaire ! Son attachement à notre pays n'a cessé de croître. Elle criait aux buts de Zidane le 12 juillet 1998, pleurait la mort de l'abbé Pierre. 
Tout en elle vibrait la France. Tout en elle sentait la France, sans que jamais la flamme de son pays d'origine ne s'éteigne vraiment. Vous ne trouverez trace d'elle dans aucun commissariat, pas plus que dans un tribunal. La seule administration qui pourra vous parler d'elle est le Trésor public qui vous confirmera qu'elle s'acquitte de ses impôts chaque année. Je sais, nous savons, qu'il n'en est pas de même pour les nombreux fraudeurs et autres exilés fiscaux qui, effrayés à l'idée de participer à la  solidarité nationale, ont contribué à installer en 2007 le pouvoir que vous incarnez. 
La France de ma mère est une France tolérante, quand la vôtre se construit jour après jour sur le rejet de l'autre. Sa France à elle est celle de ces banlieues, dont je suis issu et que votre héros sans allure ni carrure, promettait de passer au Kärcher, puis de redresser grâce à un plan Marshall qui n'aura vu le jour que dans vos intentions. Sa France à elle est celle de l'article 4 de la Constitution du 24 juin 1793 qui précise que «tout homme -  j'y ajoute toute femme - né(e) et domicilié(e) en France, âgé(e) de 21 ans accomplis, tout(e) étranger(e) âgé(e) de 21 ans accomplis, qui, domicilié(e)  en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété,  ou épouse un(e) Français(e), ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard, tout(e) étranger(e) enfin, qui sera jugé(e) par le corps législatif avoir bien mérité de l'humanité, est admis(e) à l'exercice des droits de citoyen français». La vôtre est celle de ces étudiants étrangers et de ces femmes et  hommes que l'on balance dans des avions à destination de pays parfois en guerre.
Vous comprendrez, monsieur le ministre, que nous ayons du mal à accepter cette décision. Sa brutalité est insupportable. Sa légitimité évidemment contestable. Son fondement, de fait, introuvable. Elle n'est pas seulement un crachat envoyé à la figure de ma mère. Elle est une insulte pour des millions d'individus qui, guidés par un sentiment que vous ne pouvez comprendre, ont traversé mers et océans, parfois au péril de leur vie, pour rejoindre notre pays. Ce sentiment se nomme le rêve français. Vous l'avez transformé en cauchemar. 
Malgré tout, monsieur le ministre, nous ne formulerons aucun recours contre la décision de votre administration. Nous vous laissons la responsabilité de  l'assumer. Nous vous laissons à vos critères, à votre haine et au déshonneur dans lequel vous plongez toute une nation depuis cinq ans. Nous vous laissons face à votre conscience.
Quand le souffle de la gifle électorale qui se prépare aura balayé vos certitudes, votre arrogance et le système que vous dirigez, ma mère déposera  un nouveau dossier.
Je ne vous salue pas, monsieur le ministre
Amine EL KHATMI, 23 ans, étudiant en droit (master 2), Français

lundi 16 janvier 2012

premier café de 2012


Pour le premier café de 2012 on se réunira donc jeudi prochain, 18h30 au bar du Canigou chez Joël, à Villefranche de Conflent.

Elles étaient 4 du café repaire de Perpignan et ont fait le voyage jusqu'à Marinaleda cet automne, Catherine viendra nous raconter son escapade, en attendant la projection du film avec débat à la clé quelque part dans les P.O. ...

Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus vous pouvez écouter l'émission de Mermet ici :
http://minilien.fr/a0mw81

allez le café repaire de serralongue!!

Bonjour,

Voici la date et le lieu du 1er café repaire dans le Haut Vallespir : Vendredi 20 Janvier à 18h au café de Serralongue.

On espère qu'il y aura pas que des sangliers!

A bientôt !

dimanche 8 janvier 2012

Pour éviter le krach ultime, une conférence de Pierre Larrouturou

Une vidéo à ne pas manquer...

diffusée par l'Université Populaire de Bruxelles
 
SE

décembre 1st, 2011

Pour éviter le krach ultime, une conférence de Pierre Larrouturou


D’aucuns pourraient penser que les périls actuels constituent une crise parmi les autres. D’autres, au contraire, insistent sur l’ampleur inédite de la crise qui se prépare et postulent du fait que les événements de 2008 ne sont que la  première vague annonçant le tsunami socio-économique à venir.
Pierre Larrouturou nous livre ici un constat alarmant, à grand renforts de chiffres méconnus. Car il faut prendre la mesure de l’importance de la menace. Mais il nous donne aussi de l’espoir en cherchant notre puissance d’agir pour oeuvrer contre la catastrophe annoncée.
Vidéo : http://www.videobaz.be/2011/12/pour-eviter-le-krach-ultime-une-conference-de-pierre-larrouturou/

Mobilisation pour un audit citoyen de la dette publique !

http://www.audit-citoyen.org/

dimanche 1 janvier 2012

Là-bas si j’y suis vous vœux du bien !

Meilleurs vœux les AMG,


Et merci !
Merci chers Auditeurs Modestes et Géniaux, grâce à vous, Là-bas se porte bien, et même très bien, selon la dernière enquête Médiamétrie, l’émission vient de battre un record d’audience historique, avec 145 000 auditeurs nouveaux en un an, vous êtes au total 558 000 à embarquer chaque jour pour Là-bas à 15 heures, merci à vous tous !

Toujours amicale, la direction de France Inter n’a pas manqué de féliciter chaleureusement  toute l’équipe pour les prouesses de la réalisation, la qualité des reportages, pour l’esprit critique et l’indépendance de notre ligne éditoriale « Depuis vingt ans, vous dénoncez l’emprise  de la dictature financière, aujourd’hui l’histoire vous donne tragiquement  raison, vous êtes l’honneur de cette maison ». Les applaudissements n’en finissaient pas, toute l’équipe était émue, les confrères surtout, avaient tenu à venir nous saluer, bravo, merci,  c’est Bourdieu qui avait raison, vive Noam Chomsky ! Vive Frédéric Lordon ! Vive les ouvrières de Moulinex ! A bas le Parti de la Presse et de l’Argent ! Têtes baissées, certains même à genoux, venaient dire à quel point ils s’étaient gravement fourvoyés. Nous les avons rassurés, pas de chasse aux sorcières, pas d’épuration, pas de camp de rééducation.

Les résistants de la 25eme heure faisaient assaut de zèle. Alexandre Adler hurlait qu’on fusille Alain Minc sur le champ !  Pour Jean-Marc Sylvestre, déchaîné, c’est tous ceux du Fouquet’s qu’il fallait guillotiner sans jugement. Tout modeste, Martin Bouygues nous offrait les clés de TF1 « en vue de la re-nationalisation », disait-il, ajoutant, la main sur le cœur : « Non pasaran ! ».

Tandis que, le poing levé, David Pujadas et Jean-Michel Apathie entonnaient l’Internationale,  personne n’avait remarqué, par une porte dérobée, le directeur de France Inter  s’éloignant  sur une simple mobylette avec sa  guitare sur le dos, après avoir laissé à son assistante un message pour dire qu’il  reprenait  son honnête  chemin de chansonnier  et qu’il était inutile de tenter de le faire revenir.

Un vœu qui fut rigoureusement respecté.


Et tout cela, grâce à vous, merci les AMG, restons groupés  et meilleurs vœux pour 2012 !


Là-bas, 1er janvier 2012