Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

mercredi 30 novembre 2011

Les monnaies locales

Bonsoir à tous,

samedi dernier, nous (SEL 66, SEL du Conflent et SEL du Vallespir) nous sommes rendus au forum de Toulouges.
J'ai fait un compte rendu de l'intervention d'un conseiller municipal de Toulouse (J.P Pla) sur la création de la monnaie locale du "SOL violette"  et sur la monnaie "occitan" (plus commerçante) de Pézenas dont un des objectifs est de faire vivre le centre des villes.
J'ai rajouté 2 articles de journaux.
Bonne lecture.
Et bons échanges! A discuter!
E. A.

Les monnaies alternatives locales ont un espace bien déterminé : une ville , un quartier, un village ou un territoire comprenant de 2 à 3000 habitants minimum.
Ce sont des monnaies citoyennes dont l'objectif est de reprendre la maîtrise et le choix de leur usage. Elles sont fondantes : elles se détruisent et doivent s'utiliser très vite.
Au 19è siècle, il y en avait en Allemagne, en Grande Bretagne et en Suisse.
En 1956, il existait une monnaie locale dans le Cher.
En 1999, après un séminaire sur les monnaies plurielles, l'idée est lancée à Toulouse.
Bien entendu, la contrainte est qu'on ne peut l'utiliser que localement (d'où le danger évoqué par les partisans de la croissance et du développement !)
Les monnaies locales commencent donc à se construire :
A villeneuve sur Lot : Les abeilles
A Roanne : la commune
A Aubenas : la bogue
A Lannemezan : la sonate
A Toulouse : La sol violette
A Pézenas : l'occitan
A Chambéry...

1er exemple : La monnaie locale de Toulouse : Le sol Violette.
Intervenant :Jean Paul Pla, conseiller municipal de Toulouse.

1) Le projet :

En 2009, un débat sur la monnaie réunit 120 personnes contre 30 au début du projet.
Des groupes de travail se forment, se réunissent régulièrement et en 18 mois, le projet de monnaie complémentaire devient citoyen et responsable. Des réunions ont été organisées dans les associations, dans les bas d’immeubles, chez les ouvrières.
Une charte de 25 points a été élaborée par les adhérents(solistes) sur des critères environnementaux et durables, des conditions de travail équitables ( et non sur du travail précaire), sur la place de l’entreprise dans le territoire.  Pour commencer, 15 points ont permis de donner le label pour participer à cette action. Mais les participants devront s’améliorer au fur et à mesure.

En tant qu’élu, Jean Paul Plat  présente le projet  au Conseil municipal de Toulouse qui devant le nombre, la volonté et la participation des citoyens finit par l’accepter.

2) La réalisation :

L’expérience se fera de mai à décembre 2011sur 100 000 habitants.
Les moyens votés sont la création d’emplois qui suivent les déplacements de la monnaie (et le contrôle).
La ville  engage 27 000 euros ( monnaie gagée dans les banques sur un compte à 2,5 %ou 3% pour l’économie solidaire : banque de crédit coopératif  ou municipal…).
Les outils d’entreprise d’économie solidaire et les structures sont payés par la ville.
Le 6mai 2011 : Quelques entreprises acceptent de participer, mais les solistes qui sont impliqués dans le processus  ne veulent pas de monnaie de bobo mais une monnaie toulousaine et adressée aussi aux plus précaires. Des associations de chômeurs sont contactées et 30 familles sont choisies pour recevoir 30 sols par mois.

3) La monnaie :

1 euro= 1 sol Existe en 1, 5 ou 10 sols.
Le sol peut servir pour l’alimentation, les transports, les loisirs, les petits services, les biocoops, les épiceries solidaires, les restaurants, les AMAP, entreprises de carrelage, les vélos…et pour la culture.
Au début, il y a 150 solistes et 30 entreprises qui acceptent la  monnaie.
Aujourd’hui, il y a 650 solistes et 77 entreprises.
Des billets ont été réalisés avec une puce dans laquelle on a emprisonné de l’air (destruction du billet en cas de photocopie) et ont été imprimés localement en Midi-Pyrénées. (Le coût n’est pas excessif)
Chaque billet a un numéro particulier . L’usager change son billet qui est scané, non capitalisable, au dos duquel est insrit une date.
Quand il est dépensé, il revient à 0 et est daté de 3 mois.
Le fonctionnement est différent de l’euro.
Il est à noter que les 95% des euros partent à la  filiale, la maison-mère  et sont capitalisés. Il ne repart que 5% dans l’économie.
En 6 mois, la monnaie locale a tourné 3 fois.(2 fois plus que l’euro)
De nombreuses questions se posent sur la charte et le suivi. (contrôle)
Des emplois se sont créés . (Une chômeuse a créé un porte carte  sol)
Dans 5ans, le système fonctionnera en autonomie : Au départ, le ville détenait 100% de la monnaie.
Au bout de 6 mois, elle détient 40% et les commerçants et les usagers  60 %.

4) Projets pour 2012 :

Actuellement, avec le problème de la crise, il a été décidé d’émettre 21 sols pour 20 euros.(5% de pouvoir d’achat en plus).
La MACIF a accepté le sol pour l’assurance ainsi que la Mutuelle étudiante.
Les repas des étudiants pourront être payés en sol.
Attention ! Pas d’acceptation de magasins qui détruisent la nature et l’homme !
L’an prochain, la monnaie s’adressera à toute la communauté urbaine de Toulouse.
30 collectivités ont contacté Toulouse pour une monnaie complémentaire.
 « Il est indispensable, conclutJ.Pla, que la démarche rester citoyenne ».

Rédigé par Elisabeth Andolfo



1er exemple : la monnaie locale à Toulouse
http://www.ladepeche.fr/article/2011/05/04/1074023-monnaie-sol-violette-mode-d-emploi.html

2ème exemple : la monnaie locale à Pézenas
http://www.transition-energie.com/monnaie-locale-pezenas/

Festival Alimenterre

http://www.festival-alimenterre.org/content/le-festival-de-films-alimenterre

lundi 28 novembre 2011

PROJET "LIBERONS L ENERGIE"

Pour informations  et pour les intéresses une réunion   d'information va avoir lieu mi janvier a Perpignan  (lieu et date a préciser prochainement)...


Dans le cadre du projet libérons l'énergie, voici la présentation du projet et le tour des régions et celle du site Internet Libérons l'énergie.


Tour des Régions « Libérons L’énergie »

Constat

Les raisons de la remise en cause du modèle énergétique français sont nombreuses :
- Manque de démocratie et de transparence ;
- Doutes permanents sur la sécurité et le potentiel économique du nucléaire ; dépendance fortes aux énergies fossiles malgré le besoin de réduction drastique des émissions de Gaz à effets de serre ; Pollutions des eaux, des sols, de l’air…
- Blocage du secteur des énergies renouvelables et de la maitrise de l’énergie malgré leur fort potentiel d’emploi ; Précarité énergétique ;
- Des investissements qui vont à l’encontre des enjeux climatiques : nouveaux gisements d’hydrocarbures, nouvelles centrales nucléaires, nouveaux aéroports…
Les citoyens doivent retrouver un rôle central dans le choix du modèle énergétique.

Libérons L’énergie

Libérons l'Énergie est un appel large et citoyen:
- C’est libérer la France des énergies polluantes et dangereuses (nucléaire et fossiles) ;
- C’est libérer les investissements de Énergies renouvelables ;
- C’est libérer la production d'énergie des politiques centralisatrices ;
- C’est se libérer de la logique économique de surconsommation d'énergie ;
- C’est se libérer des lobbies ;
- C’est une revendication politique !
Et surtout...,
C’est libérer la parole et l'énergie des citoyens!

Le tour des régions « Libérons l’Energie »
Des points de convergence régionale ;
- Des mobilisations citoyennes pour la transition énergétique ;
- Des associations locales et nationales qui portent ensemble l’exigence de transition énergétique ;

Ce sont des évènements inter-associatifs autour de la T.E. :
- La Transition énergétique doit être abordées comme une thématique transversale : alternatives de production, économies d’énergie, gestion de la biomasse, agriculture, sûreté et santé, emplois, précarité énergétique et accès aux besoins fondamentaux, responsabilité sociale des entreprises…
- Une mise en avant des initiatives petites et grandes, locales et nationales pour la transition énergétique ;

De janvier à avril, 11 capitales régionales
1. Nantes – du 12 au 14 janvier 2012
2. Bordeaux – du 19 au 21 janvier 2012
3. Toulouse – du 26 au 28 janvier 2012
4. Montpellier – du 2 au 4 février 2012
5. Marseille – du 16 au 18 février 2012
6. Clermont Ferrand– du 23 au 25 février 2012
7. Lyon – du 1 au 3 mars 2012
8. Strasbourg – du 15 au 17 mars 2012
9. Lille – du 22 au 24 mars 2012
10. Rennes – du 29 au 31 mars 2012
11. Paris – du 5 au 7 avril 2012

Programme : 3 jours, 3 temps

1. Vendredi Soir, Evènement Culturel :
Pour inviter des publics moins familiers avec la Transition Energétique.
Exemples envisagés : Conférence Gesticulée de Mathieu Doray (Nantes), Pièce de théâtre « Avenir Radieux » par la compagnie Un pas de côté (Bordeaux, Marseille, Clermont Ferrand et Lyon)…

2. Vendredi et Samedi : Espace inter-associatif Libérons l’Energie dans l’espace public :
Points fixes dans l’espace public où les associations, réseaux et collectifs invitent le public à échanger sur les problématiques et les solutions énergétiques.

3. Samedi 14h30 : Mobilisation citoyenne
Tout public / fresque humaine, flash mob, …

Comment participer ?

Greenpeace fournit des moyens logistiques et organisationnels pour la tenue de ces évènements. Les trois « temps » dans chaque ville ne sont cependant pas complètement figés et permettent une certaine souplesse. Nous avons initié les démarches administratives pour ces évènements (espace public, salles…).

Au-delà, l’organisation doit rester assez souple. Chaque organisation ou collectif qui souhaite participer au point fixe peut : venir et faire venir ses militants, apporter du matériel militant (tracts, T-shirts, drapeaux, bannière légère, …), proposer des animations (ludiques, artistiques, éducatives, démonstratives…), suggérer et aider à l’organisation des évènements culturels, relayer l’information sur les évènements, organiser la mobilisation du samedi après-midi (Greenpeace travaille actuellement à une base de quatre scénarios visuels de mobilisations citoyennes).

Des évènements en amont sur plusieurs semaines (village des possibles, mobilisation citoyenne locale, expositions, conférences) peuvent être organisées par les participants et s’inscrire dans un travail préparatoire aux dates du tour des régions… Bref, les initiatives ont largement leur place….

Enfin, des rencontres interassociatives pourront être organisées en amont du weekend (jeudi et/ou vendredi) afin de préparer une interpellation des représentants locaux des candidats sur l’exigence des citoyens de voir s’engager la Transition Energétique.

Points importants : Ces évènements inter-associatifs n'ont pas vocation à mettre en avant Greenpeace.

Nous avons souhaité, et c'est le sens de la signature "Libérons l'énergie" que l'ensemble des associations/collectifs qui souhaiteraient investir cette plateforme le puissent, sans que cela prenne la forme d'une association avec Greenpeace.

Greenpeace fournit des moyens logistiques et organisationnels pour la tenue de ces évènements.


Photovoltaique

...ou comment passer à la trappe des milliers d'emploi ...
Souhaitons que tous ces gens aient gain de cause, tôt ou tard.
http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/photovoltaique-troublantes-revelations-26-11-2011-1512214.php

samedi 26 novembre 2011

Récupération politique d'un fait tragique (pacte 2012 justice)

Source:  l'excellent site Hoaxbuster, qui traque et aide à traquer les rumeurs et fausses infos qui circulent sur internet
 
Récupération politique d'un fait tragique
La Justice française inefficace dans l'affaire Censier ? Quand l'émotion vient paralyser la raison, il convient de faire appel à un spécialiste juridique pour démêler le vrai du faux.

Difficile de ne pas partager la douleur de ce père qui a perdu son enfant. Qui plus est dans des circonstances aussi atroces : roué de coups par une bande de jeunes et poignardé à mort.
Alors nous culpabilisons avec lui lorsqu'il affirme que son métier est la cause du drame : tué car il est "fils de flic" et comme lui, nous sommes très en colère contre la Justice qui a laissé sortir le meurtrier présumé de prison.

Emotion virale
Il est vrai que le témoignage de Joël Censier, le père de Jérémy, prend les tripes et nous donne envie de réagir violemment.
Comment pourrait-on être en désaccord avec lui ? Comment peut-on ne pas se révolter face à tant d'injustice ?

Raison paralysée
Et pourtant,  la méthode déjà est sujette à caution : l'usage d'une vidéo virale appelant au transfert.
Comme toujours avec ce genre d'email, il convient d'être prudent. Alors pour éviter les conclusions hâtives, le mieux est de se renseigner avant de faire suivre le message en l'état. La vision de l'affaire est unilatérale et l'on peut raisonnablement douter que la Justice française fonctionne aussi mal que cela...
Pour ce faire, il convient de savoir ce qui relève de l'intox. Et l'exercice a justement été effectué par un avocat : Maître Eolas, un blogueur connu et respecté dans le milieu juridique et médiatique.

Manipulation des faits
Son analyse est sans appel, le titre de son article étant : "Attention manip" !
Il explique que tout dans la vidéo est affaire de rhétorique émotionnelle et déplore le manque d'arguments et de faits. Et les reproches de l'avocat sont détaillés, que ce soit sur le plan juridique mais aussi philosophique car il met en lumière bon nombre de sophismes (biais de raisonnement) utilisés dans la vidéo. Une démarche zététique que HoaxBuster ne pouvait que saluer.
Il est vivement conseillé de lire le billet de l'avocat en entier, publication qui n'a pas vocation d'être à charge contre Joël Censier mais simplement de recenser les inexactitudes et rétablir la vérité.

Alors non, il n'y a pas eu de dysfonctionnement. Même s'il est vrai qu'un récent texte de loi a permis la remise en liberté du présumé meurtrier, il faut savoir qu'il a été placé sous contrôle judiciaire et qu'il sera bien jugé pour homicide volontaire ! Quant aux autres personnes incriminées, 5 d'entre elles comparaîtront également pour violences en réunion.

Récupération politique
Maître Eolas dénonce surtout la récupération politique de l'affaire par l'Institut pour la Justice (IPJ), une association loi 1901 (!) se revendiquant apolitique et indépendante mais qui dans les faits est très à droite. Mettre en avant la douleur des victimes est la technique de l'association pour attirer l'attention et tenter un lobbying politique en prônant une répression forte. Ses motivations sont résumées dans un "pacte 2012" qu'elle souhaite voir ratifié par tous les candidats à l'élection présidentielle.

Quelle relation ?
Etonnant de la part de l'IPJ de s'appuyer sur le cas Jérémy Censier pour promouvoir un durcissement des peines alors que l'affaire n'a pas encore été jugée et que donc aucune peine n'a encore été prononcée.

Contradiction
Bizarrement, ce "pacte 2012" connaît un franc succès alors que le contexte ne s'y prête pas vraiment. En effet, depuis 2005 et l'accession de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur, jamais autant de lois répressives n'ont été votées. Nos parlementaires seraient-il victimes d'une épidémie de légiférationite aigüe ?
On peut pourtant sérieusement se poser la question de l'efficacité de légiférer à tour de bras.

Conclusion
Certes, on peut comprendre la position de ce père car la Justice peut paraître inhumaine. On y traite des affaires et des dossiers... Mais un certain détachement n'est-il pas nécessaire pour pouvoir juger en toute impartialité ? En s'impliquant trop émotionnellement, en n'accordant pas toute son importance à la "présomption d'innocence", ne risque-t-on pas de mener tout le monde à la chaise électrique ?

Il est fortement recommandé à tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur cette affaire de lire le billet de Maître Eolas intégralement avant de signer la pétition. S'engager ne doit pas se faire sur un coup de tête et doit surtout être fait en pleine connaissance de cause. Or la vidéo sur laquelle l'IPJ nous demande de réagir contient d'importantes omissions et inexactitudes.
Alors attention au militantisme en pantoufles (slacktivism en anglais)... Surtout quand cela donne du crédit à une association au dessein aussi controversé.

Info de dernière minute
Une nouvelle affaire prend le devant de la scène : la tragique disparition d'Agnès, 13 ans, violée et tuée par un adolescent de 17 ans récidiviste. Cette fois-ci, la réaction du gouvernement n'a pas traîné en promulguant un amendement législatif dès mercredi !
Comme quoi, en République, des actions peuvent rapidement être mises en œuvre lorsqu'il y a soupçon de dysfonctionnement.

Mais avec les élections présidentielles approchant, on peut malheureusement craindre une déferlante de faits divers dramatiques sur tous nos médias... Ce qui, à ce train-là, risque de sérieusement compliquer notre code pénal !

Sources :

Tous candidats pour 2012

Merci à Isabelle qui nous signale une émission à ré écouter

http://minilien.fr/a0mt4h

Un site sympa initié par Pierre Rabhi et son mouvement des colibris ...

http://www.touscandidats2012.fr/
 

la crise, l"inflation et la banque centrale + video

"TOUCHE PAS AU GRISBI, S... !"
Alors, si on suit bien...
Il ya longtemps les états étaient souverains et avaient une banque centrale pour gérer leur monnaie : quand y avait besoin, on fabriquait des billets et c'était l'inflation. C'était pas grave pour le commun des mortels parce que, comme la valeur de la monnaie baissait, le pays après une période d'adaptation devenait plus compétitif et ça relançait l'activité et l'emploi. Le seul défaut : quand vous possédiez BEAUCOUP d'argent, vous en perdiez évidemment beaucoup quand la monnaie perdait de sa valeur... Vous voyez de qui je cause...

C'est pour ça que les ultra libéraux se sont battus pendant 20 ans pour l'inflation zéro en répétant en coeur : "inflation, pas bien ! Inflation, caca !"

Donc quand les psychopathes du néo-libéralisme comme Barroso ont fait la banque centrale européenne, ils lui ont enlevé tout pouvoir de créer de la monnaie et ont nommé un neuneu aux commandes pour être bien sûr qu'il fasse ce qu'on lui dit (Trichet...).

Résultat : les banques privées prennent la place des banques centrales, fabriquent de la monnaie en écriture comptable avec les crédits et facturent des intérêts aux états pour le prêt d'un argent qu'elle n'ont pas... Aujourd'hui, la dette de la France est moins importante que le montant total des intérêts payés aux banques depuis 10 ans !!!!!!

Aujourd'hui, le remboursement de la dette amène des politiques d'austérité, l'austérité tue la croissance, la baisse de la croissance abaisse la note des pays par les agences de notation, donc les banques montent leur taux d'intérêts, donc la dette augmente, donc on re-fait de l'austérité, donc ça re-tue la croissance, donc la note baisse, donc les banques montent leurs taux, donc la dette augmente, donc...

Au final, les mêmes qui se battaient il y a 20 ans pour l'inflation zéro, ont trouvé un nouveau moyen de garantir leur pactole pour les 15 ou 20 prochaines années : la dette entretenue des états auprès des banques, c'est la nouvelle vache à lait qui va continuer à produire de la richesse pour ceux-là, dans le même temps où elle va nous assécher jusqu'à l'os...

Et on nous parle de la fin de "l'état Providence" ? Il existe toujours : la Providence a juste changé de bord... Et c'est pour ça qu'il est toujours hors de question de faire marcher la planche à billet de la BCE pour annuler la dette : ce n'est qu'une décision politique à prendre, mais pour ça il faudrait que nos hommes politiques - même les femmes - aient encore du courage.


Patrick S.

Une vidéo bien faite où le sujet est évoqué, entre autres
http://youtu.be/lGwhEjL_HuQ



Des finances et échanges solidaires : pourquoi ? comment ? Des réponses le samedi 26 Novembre à Toulouges

jeudi 24 novembre 2011

ELECTRICITE RENOUVELABLE : Prenez le temps de voir cette vidéo : on peut le faire aussi !

Bonjour,
Electricité renouvelable: 
Les allemands en savent plus que nous: 
Dardesheim, village de 1000 habitants, produit 10x sa consommation avec le soleil, le vent et la biomasse:  
Pourquoi ne pas le faire ici? C'est propre, local et plus efficace que l'EPR.
B.

mardi 22 novembre 2011

film sur la dette et son mécanisme

Voici la vidéo explicative sur la dette publique. A écouter! et à faire circuler! (complète les infos de Francis)

http://www.youtube.com/user/MrQuelquesMinutes#p/a

A bientôt

E. A.

La CRIIRAD salue la diffusion prochaine sur ARTE du film "Qui sème le Vent" de Fred Garson avec Natacha Régnier et Laurent Lucas Diffusion le vendredi 2 décembre à 20h30 sur ARTE
 
QUI SÈME LE VENT : un kidnapping au Niger, le désert et ses mines d'uranium, l'Elysée et l'Afrique....un film qui interroge la raison d'état, mais permet aussi d'élargir les réflexions actuelles sur le nucléaire à travers les enjeux économiques, politiques, environnementaux et sanitaires de l'extraction de l'uranium.
Ce thriller politique est certes une fiction, mais le scénario est basé, en ce qui concerne l’impact radiologique de l’exploitation de l’uranium sur l’environnement, sur des constats effectués par le laboratoire de la CRIIRAD
En décembre 2003, à la demande de l’ONG AGHIR IN MAN, la CRIIRAD a en effet effectué une mission scientifique au Niger afin d’enquêter sur l’impact radiologique des activités d’extraction de l’uranium conduites depuis plus de 40 ans par des filiales du groupe AREVA. Bien que le matériel de mesure ait été confisqué par les autorités, ce travail initial et les études effectuées depuis en collaboration avec AGHIR IN MAN et d’autres ONG, ont permis à la CRIIRAD de mettre en évidence des pollutions radioactives manifestes, dans la région des villes d’Arlit et Akokan notamment (voir liste page suivante). Les travailleurs des mines d’uranium sont exposés à la radioactivité, mais la contamination de l’air, de l’eau, des sols, au voisinage des mines expose en réalité l’ensemble de la population à des radiations. Il s’agit de faibles doses, mais qui peuvent à la longue avoir des conséquences sanitaires multiples.
À l’heure où la question du nucléaire s’invite au centre du débat politique, il est nécessaire de rappeler notamment qu’au delà des frontières du territoire national, l’extraction de l’uranium cause des dommages irrémédiables.

Exemples de constats effectués par la CRIIRAD de 2003 à 2010 au Niger (zones d’extraction d’uranium des filiales d’AREVA)

  • Des matériaux radioactifs ont été utilisés pour remblayer les rues (y compris devant l’hôpital) et parfois même à l’intérieur des bâtiments
  • Des matériels contaminés issus des mines et usines d’extraction de l’uranium (ferrailles, textiles) ont été vendus sur les marchés
  • Du fait en particulier des rejets de gaz radioactif à l’atmosphère, certains groupes de population reçoivent des doses par inhalation supérieures aux limites internationales.
  • Plus de 30 millions de tonnes de résidus radioactifs sont entreposés à l’air libre à quelques kilomètres des villes d’Arlit et Akokan, sans couverture permettant de limiter la dispersion du gaz radioactif et des poussières radioactives.
  • En décembre 2010, la rupture des digues de plusieurs bassins de décantation des effluents liquides a conduit au déversement de 50 000 m3 de liquides et boues radioactives sur une surface de 20 hectares.
Pour en savoir plus

Extraits du documentaire de D Berger : « Nucléaire une pollution durable » présentant la mission CRIIRAD de décembre 2003 au Niger (2 parties)

Note de synthèse rédigée par la CRIIRAD en 2008 : « AREVA : Du discours à la réalité / L’exemple des mines d’uranium du Niger ».

Résultats de l’étude effectuée par GREENPEACE et la CRIIRAD en 2009 au Niger

 


création groupe de travail TRANSITION ÉNERGÉTIQUE (Echos de l'Ardèche)

RETOUR sur INVESTISSEMENT

200 km dans la nuit pour moi et 120 pour Fred pour un brève soirée dans le plus beau des villages d'Ardèche  
(et le plus solidaire (cf 3 logements préemptés par le Maire pour éviter l'hiver à trois familles désargentées euh dépossédées par la dictature du Capital plus impitoyable que celle du sabre de l'Etat ou de l'encensoir)

Grace aux bombonnes plastiques contenant des déchets organiques faisant biodigesteurs ambulants  produisant  du gaz méthane stocké dans  2 réservoirs (chambres à air de voiture) avec au bout son chalumeau,  Fred promoteur de longue date des énergies renouvelables comme chemin vers l'autonomie individuelle et collective et Cen Largentières a fait basculer le débat au café repères Là bas si j'y suis à Saint Montant ce jeudi soir dernier 17 nov (invitée la CEN) vers la prise de conscience que des alternatives sont au bout du chemin vicinal..
 
Car là les personnes ont vu et compris le procesus de la méthanisation des déchets et matières organiqus de la bio masse ou des résidus du traitement des eaux usées.
Ils ont perçu in concreto in vivo  ce moyen d'aller vers une autonomie énergétique reliée à la souveraineté alimentaire...ce qui a permis de "placer" toutes les autres énergies de petite taille diversifiées sous contrôle des habitants en propriété sociale etc tc

Oui on peut sortir vite du nucléaire...oui on peut éviter la fracturation
 
hydraulique..Oui on peut réduire de 600% les emissions de CO2 et CH4 !!!!
 
 
Mais les gens présents voyaient les autonomies et les solutions individuelles (ma maison auto alimentée, après la réduction du temps de robinet ouvert alias les hulotteries).
 
Alors on a tenté d'éveiller les consciences à l'autonomie du territoire sous DDT vu les énormes biomasses ou déjections animales disponibles ...

 
Et là nouveau verrou intellectuel celui que nous rencontrons partout : la propriété.
 
L'animateur épouvanté ne voyait que par le capitalisme vert. Les investissers verts. Les porteurs qui investissent la méthanisation en grandes unités avec des tuyaux partout.
Rien sur le retour (privé) de 15% sur investissements (privés) rendant l'énergie inabordable aux plus pauvres (rappel 6 millions de français ont eu froid cet hiver !!!!)
 
Nos tuyaux mentaux sont encrassés par le mauvais cholestérol du tabou absolu du respect de la propriété privée des moyens de la production (énergétique en l'occurrence). ...et de crédit et du commercial (en hyper) du foncier et de l'immobilier et de la terre vivrière...
 
Et là la nouvelle éduc pop doit trouver des moyens de surmonter la domination impitoyable du Capitalisme culturel réifié dans les intellects et l'analphabétisme économique massif aussi puissant que la procrastination politique.

On se retrouve tou/tes le samedi 10 déc à Valence avec Baba dès 9H30 à la Maison des Sociétés (fin 17h30 quand on y verra tou/tes plus clair, sur l'arnaque de la dette et des banques et la sortie de leurs griffes)

Louez des charters et des bus si vous êtes éloignés sinon montez la même chose par chez vous.

Tout patelin peut devenir grace à vous une contre capitale culturelle anti Capital

 Et la capitale de la sortie du Capital

A commencer par le bas le local la démocratie directe qui ne procrastinerait plus pour les capitaines de pédalo dans les tempêtes

André Duny

 
Lyon 1er déc 19H CEN à Maison de l'écologie
Cornas 17 Collectif ouvert CEN Mairie Cornas 0h-17h
 

Le 20 novembre 2011 23:16, Christophe_GdS07 <christophetourre.gds07@ardeche-nature-randonnee.com> a écrit :
Bonjour,


comme validé lors de la dernière réunion du collectif 07,

s'est créé un groupe de travail sur les conditions d'organisation de débats citoyens, ouverts à tous, décentralisés, démocratiques et inter-actifs que le processus de LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE.

Ce groupe de travail est pour l'instant emmené par Alain Joffre et Jean-Claude Cathy qui vous en dirons plus.
Voyez avec eux pour tout ce qui concerne le travail de ce groupe.

lundi 21 novembre 2011

Précisions de Francis sur la dette

Bonjour à toutes et à tous
Suite à notre dernière réunion consacrée à la dette, quelques précisions.
Si la crise de profitabilité du capitalisme, l'amène à jouer un rôle de plus en plus parasitaire, (la pression des marchés financiers est là pour nous le rappeler) la mécanique mise en place pour forcer les Etats à adopter des politiques ultra libérales, relève de l'escroquerie pure et simple.
Il est dit que la dette de la France est de 85% du PIB. Examinons les chiffres (que l'on peut trouver dans le tableau annexe que j'ai déjà envoyé).
PIB de la France: environ 2000 Md d'euros/an.
Qu'est ce que le PIB?
L'ensemble des revenus financiers générés par l'activité économique d'un pays. Donc la France "gagne" 2000 milliards d'euros par an. C'est son revenu.
La dette s'élève à, environ, 1600 milliards d'euros. Si l'on met en rapport ces deux chiffres, alors on obtient effectivement un ratio de plus de 80%. Ce serait donc ce que l'on doit à nos créanciers, grandes banques internationales, fonds d'investissements, etc.... (70% non français)
Mais il y a, derrière cette apparente simplicité des chiffres, plus qu'une supercherie.
Une manière très pédagogique d'en démasquer la perversité nous a été donnée par René Revol lors d'un débat organisé par le front de gauche vendredi dernier à Perpignan. En voici l'essentiel:
Soit un individu doté d'un salaire annuel de 25.000 euros. Cette somme constitue, à son échelle, son PIB. Supposons qu'il veuille acquérir un bien immobilier de 150.000 euros. Il va donc prendre rendez vous avec son banquier, qui, après examen de sa situation professionnelle, constatant qu'il est solvable, va lui accorder ce prèt de 150.000 euros. Si, comme tout à l'heure, nous mettons en rapport son salaire annuel, son PIB et son emprunt, alors il est endetté à 600%!
Et pourtant le banquier lui prète la somme demandée.
La réponse à cette apparente contradiction vous l'avez bien évidemment devinée: le remboursement de l'emprunt court sur un certain nombre d'années, calculées de sorte que les mensualités de l'emprunt soient supportables et que la somme soit remboursée au final avec ses intérêts. Personne ne dira, comme on le dit aujourd'hui pour les Etats, qu'il est en situation de faillite et qu'il doit se serrer la ceinture, vendre ses tableaux, ses meubles, arrêter la piano etc......
Donc, compte tenu que la plupart des sommes dues par l'Etat français ont une échéance à 7 ans, le calcul est vite fait, notre dette, comme celle d'un particulier, calculée en fonction des délais de remboursement et non de la masse du capital, s'élève à 12% du PIB .
Mais voilà 85% du PIB, ça fait mieux.
Toujours la même stratégie, il faut faire peur et plus c'est gros, plus ça marche.Et personne pour dénoncer cette escroquerie. Nous n'avons donc le choix qu'entre une austérité de droite et une de gauche.
C'est tellement gros que même Goldmann Sachs s'est rendue compte du danger pour ses intérêts. Estimant que les hommes politiques traditionnels, même les plus libéraux, de gauche comme de droite, ne peuvent faire face aux exigences des marchés financiers et à la pression qui monte des peuples, elle vérouille la Grèce, l'Italie et, excusez du peu, la Banque centrale Européenne, avec des hommes issus directement de son sérail.
Voilà où nous en sommes. Mais plus nous serons nombreux à révéler le pot aux roses, plus ils auront du mal à faire passer la pilule.
Pour ce qui est du distinguo entre l'économie et la fameuse chrématistique d'Aristote (5ème siècle avant JC) on peut le dire de façon plus simple:
ou bien l'argent est un moyen et dans ce cas il sert à l'économie, étymologiquement, ce qui est nécessaire au bon fonctionnement de la maison,
ou bien il est un but, dans ce cas le jeu consiste, pour un petit nombre, à l'accumuler afin d'acquérir une puissance personnelle et une capacité à dominer et asservir les autres. Nous sommes en plein dedans.
A+    Francis

Toujours à propos de la dette et de la crise ...

(Cliquez sur le texte pour le voir en grand)


samedi 19 novembre 2011

Compte rendu CaféRepaireConflent novembre (LN)

Au début nous étions 22 plus quelques retardataires, puis nous avons fait une grande pause vers 20h d'une demie heure et nous n'étions plus que 15 et nous avons terminé vers 21h30 bien excités à l'idée de la future fête pour notre première année des repères.

Dominique a pris des notes que je retranscris ici :

Ordre du jour

1 -- Francis expo sur la dette, mécanisme de la dérégulation
Le libéralisme et le monde de la finance, prise en otage des états par le système financier >dénationalisation, baisse des salaires, perte des avantages sociaux.
La dette n'est qu'une partie du système, l'aboutissement illogique.

Elisabeth peut envoyer par mail un petit filon explicatif (je viens de retrouver le lien notedelarédactrice)
http://lastdays.over-blog.com/article-video-explicative-la-dette-publique-10-minutes-88242633.html

2 --- Initiatives locales

<<< Association "Localement vôtre en Conflent"
Créer un lieu de vente permanent et d'exposition pour présenter l'ensemble des productions au sens large qualité et éthique. C'est un outil décisionnel.
François
<<< Béatrice initiative privée, boutique salon de thé, produits bios (à côté de la Banque Populaire)
<<< Projet de Ronan librairie+disques occasion/associatif
<<<Projet de caroline vente de livres ou de prêt itinérante

François nous parle de cigale économie solidaire
                                 du Forum relais de Toulouges
                                 de la campagne AlimenTerre films au Lido à Prades notamment.

Elisabeth rappelle la journée et la manifestation au Pertus contre la prostitution et le trafic des femmes.
Ici s'arrêtent les notes de Dominique

Ensuite nous parlons de la fête, quand comment et où ?
Olivier se nomme lui-même Président de la fête.
Il est décidé de la faire le midi le samedi 17 décembre, soit chez Nicole à Los Masos s'il fait beau soit à Eus dans une maison de famille d'Hélène.
Le prochain café repaire ayant lieu le jeudi 15 décembre on pourra décider exactement du lieu en faisant confiance aux prévisions météo ;-))
Chacun amène un plat de sa spécialité et une bouteille.

Vous êtes invités à m'envoyer un courriel pour nous dire si vous serez présents.
caferepaireconflent@gmail.com

PS : j'avais noté deux trucs de l'exposé de Francis

Les grecs du passé faisaient la différence entre
l'économie > ou la gestion de la maison
et
la crématistique > la recherche du profit pour le profit
nous on a tout mélangé !

Et aussi il est souvent dit dans les médias que la dette de la France représente 85 % du PIB.
Si vous entendez ça il faut savoir que c'est encore de la propagande pour faire peur aux gens.
En réalité, comme la dette doit être remboursée sur 7 ans le pourcentage est ramené à 12 % du PIB.

vendredi 18 novembre 2011

Texte de Francis sur la dette (lu au dernier café rep**re)


La dette, réalité ou arnaque?


Les évènements financiers qui secouent la planète nous donnent à voir un monde ancien en bout de course, sans que le monde nouveau souhaitable puisse émerger. La crise de la dette témoigne avec force du caractère parasitaire qu'a pu prendre, depuis le début de la décennie 80, le capitalisme à l'échelle du monde.
La dette qui étrangle la plupart des Etats occidentaux, constituant le coeur historique du capitalisme, résulte d'une baisse continue, sur une longue période, de la profitabilité de l'économie. Le coût du travail sous toutes ses formes dans nos pays dits développés ne permet plus une valorisation du capital à la hauteur des exigences du système et de sa « nomenklatura » (hauts dirigeants des grands centres financiers et des multinationales) le trop fameux 1% de la population qui, à lui seul, détient pas loin de 30% de la richesse du monde
Il en résulte un appel permanent à des « réformes » visant à diminuer, le coût du travail, la part des dépenses sociales; visant à déréguler le plus possible l'encadrement de l'activité économique et à délocaliser les lieux de profitabilité.
Cela s'est traduit, dans les deux dernières décennies, par l'usage massif de la main d'oeuvre chinoise, entre autres, surtout aux EU, mais aussi en Europe; par une importante désindustrialisation; une stagnation des salaires; un transfert de la richesse créée de 10 points de PIB des salaires vers le capital, avec comme conséquence une montée sans précédents des inégalités.
Pour ce qui nous intéresse, à savoir la dette dans sa généralité publique et privée, nous noterons , que si le pouvoir d'achat de ce que l'on nomme improprement la classe moyenne, a pu être maintenu nominalement, c'est grâce au bas coût d'une partie des produits de consommation fabriqués en Chine et par un recours systématique aux crédits à la consommation, donc à l'endettement privé, essentiellement dans les pays anglo-saxons. Les deux tiers de la dette des ménages européens provenaient de la Grande Bretagne. L'endettement des ménages états-uniens n'est pas à rappeler ici, tant il était et est encore, élevé. Mais c'est ainsi que le système a fonctionné: une apparente prospérité assise sur une montagne de dettes privées, une paupérisation relative des populations ne maintenant leur pouvoir d'achat que par le crédit et le recours à plusieurs « jobs » pour faire face aux problèmes de la vie.
Et la dette des Etats?
A ce niveau, il faut distinguer la dette des EU, centre mondial du capitalisme, la maison mère en quelque sorte, de la dette des pays européens ou du Japon.
Comment les choses se sont-elles agencées pour en arriver à la crise que nous connaissons ?
Face aux problèmes de l'érosion de la profitabilité du capital dans les économies « avancées », la réaction est partie du centre étasunien, patrie du capitalisme. Deux logiques se sont rencontrées: celle des intérêts du système avec celle des prophètes du libéralisme économique, les faiseurs de systèmes théoriques. Que disaient ces croisés de la liberté économique défendue comme un impératif catégorique?
La prospérité générale d'un pays ne peut résulter que de la somme des égoïsmes individuels, que la solidarité et tout ce qui ressemble à du socialisme entre membres d'une même société est un frein à son dynamisme, en ce qu'elle déresponsabilise les citoyens. Que, de ce point de vue, l'Etat n'est pas la solution, mais le problème, dans la mesure où, sous la pression des citoyens, il tend naturellement à devenir un Etat social. La solution c'est le libre marché qui s'autorégule, y compris bien sur pour les salaires. C'est le libre jeu des forces économiques; ce sont des prélèvements fiscaux et sociaux aussi bas que possible. Les relations entre « partenaires économiques »doivent passer par des contrats privés passés entre individus réputés libres et égaux: le patron qui embauche, le salarié qui vend sa force de travail. La loi et, donc le code du travail, ne doivent pas interférer. L'Etat ne doit pas s'en mêler. « La liberté s'arrête là où commence le code du travail » (Laurence Parisot Medef)
En d'autres termes, ce genre de théorie c'est du pain bénit pour les « forces vives du capitalisme international »
On peut donc déjà affirmer que la dette résulte d'une construction idéologique participant de la lutte pour le partage du gâteau au profit des riches, on appelait ça autrefois la lutte des classes. Certains grands capitalistes d'ailleurs n'en nient pas l'existence, ils la revendiquent même en affirmant qu'ils l'ont gagnée!
Il fallait rappeler ce contexte pour mieux comprendre les mécanismes de la dette des Etats.
La dette des Etats n'est rien d'autre qu'une partie du programme ultra-libéral consistant à affaiblir la puissance de l'Etat, parce qu'il est le seul capable dans le cadre de sociétés démocratiques de contester la toute puissance des intérêts privés, au premier rang desquels figure le système financier et donc de réguler la question sociale. Le deuxième volet du travail des forces dominantes consiste à faire pression pour créer des institutions politiques capables de mettre hors du contrôle démocratiques toutes les questions économiques sensibles (cf TCE par exemple)
De ce point de vue, il serait comique, si ce n'était révoltant, de voir avec quelle impudence les marchés financiers en déroute se sont tournés vers les Etats pour qu'ils les sauvent et comment, une fois renfloués à grands frais, ils reviennent à leurs petites affaires comme si de rien n'était: « Business as usual » et avec quelle absence de scrupules ils prennent, au nom de l'orthodoxie libérale, leurs sauveurs à la gorge.
Mais, au delà de ce que l'on vient de voir, comme mécanisme général de la crise, on peut identifier la spécificité européenne.
L'apport « incomparable » de la pensée économique européenne, c'est l'interdiction faite à la BCE de financer les Etats, de quelque manière que ce soit: par le traité de Maastricht en 1992, renforcé par le projet de TCE en 2005 et finalement adopté, hors référendum bien sur, par le traité de Lisbonne, avec la complicité du PS et de son premier secrétaire de l'époque: François Hollande. C'est sur la demande expresse des Allemands que cette interdiction a été gravée dans le marbre des traités, pour ne pas laisser les gouvernement se laisser aller à la tentation du laxisme budgétaire, qui provoque un excès de monnaie, source d'inflation, « l'horreur absolue ». On a donc copié le modèle allemand au nom de la vertu budgétaire et il s'est imposé à tous les pays de l'Union Européenne, sans souci de l'énorme hétérogénéité des économies européennes et du carcan qu'il leur impose.
Pour ce qui est de la France, nous avions pris les devant et il y avait belle lurette que le problème ne se posait plus, puisque Pompidou président de la République (ancien fondé de pouvoir de la banque Rodtschildt) et son ministre des finances Giscard d'Estaing, libéral bon teint, avaient fait voter, en 1973, une loi similaire interdisant à la Banque de France de financer les fins de mois du pays .
Depuis, nous dépendons exclusivement des marchés financiers, tant sur le plan national, qu'au niveau de l'Europe pour y faire face.
Tant que la croissance a tiré l'économie vers le haut, avec de bonnes rentrées fiscales, le système a fonctionné.
Mais la vulgate libérale a voulu que l'on amaigrisse l'Etat, en baissant les prélèvements sur la richesse et sur les grandes entreprises (donc sur le secteur réellement capitaliste du marché). En baissant ces prélèvements, de gigantesques sommes tirées de la dérégulation et des baisses d'impôts ont nourri une spéculation à des niveaux jamais atteints dans l'histoire de l'humanité, percutant de plein fouet l'économie réelle et l'ensemble du monde salarié.
Il en résulte la situation dans laquelle nous nous trouvons, de prise en otage des Etats par les marchés financiers.
Comme l'Europe, contrairement aux USA et la Grande Bretagne, ne peut faire marcher la planche à billets via sa banque centrale, c'est à dire monétiser la dette par rachat d'obligations, elle subit de plein fouet, d'abord à sa périphérie, puis en remontant vers le centre, la spéculation des marchés sur la dette. L'Euro a été créé en partie pour contrer la spéculation sur les monnaies nationales, qui fut un grand facteur d'instabilité économique dans les années 70/80, et voilà que la spéculation chassée par la grande porte revient par la fenêtre, celle de la dette souveraine.
Et là, il faut être clair, même la dette de la Grèce, prise au départ, avec des taux d'emprunt ordinaires, était soutenable. A fortiori, celles de l'Italie ou de l'Espagne. Mais ce n'était pas juteux.
Quand l'endettement public se trouve entre des mains privées et hors de tout contrôle politique pour limiter les effets d'aubaine et la cupidité des agents économiques, intervient la « méthode » de l'anticipation auto-réalisatrice.
On suppute que la Grèce, ou tout autre pays, présente des risques sérieux de solvabilité, donc on augmente les taux d'intérêt, sorte de prime de risque à l'envers. La charge de remboursement de la dette, augmente donc. Elle érode les capacités économiques du pays par les politiques d'austérité « imposées » par les marchés, augmente sa vulnérabilité, ce qui augmente le risque dit souverain, donc la capacité à ne pas honorer la dette. Il s'ensuit qu'il faut augmenter la « prime de risque » les taux d'emprunt et ainsi de suite. Au passage, on suggère de vendre des iles, des services publics, de rogner sur les dépenses sociales, de réformer le marché du travail pour le rendre plus flexible etc...... Tout ceci ressemble à s'y méprendre à la stratégie du choc décrite par Naomie Klein. La crise est une opportunité pour les libéraux. Malgré la déroute effective de leur théorie, ils ne rabattent pas dans leurs prétention à donner le la de la théorie économique. Non, si ça n'a pas marché, c'est qu'on n'a pas été assez libéraux! La solution c''est donc toujours plus de libéralisme.
Tant que la BCE n'aura pour mandat que la stabilité des prix, elle ne pourra, officiellement, acheter de la dette souveraine aux taux qu'elle utilise pour financer les banques (1,5%). Elle prête à ces banques, qui, elles, imposent aux pays vulnérables des taux de prédation (entre 5 et 7%)
En réalité , elle a commencé à racheter, en douceur, discrètement, à hauteur de 185 milliard d'euros, quand même, de la dette dans un certain nombre de cas. Mais elle ne peut le faire à la hauteur souhaitable (largement plus de 1000 milliards d'euros), seule susceptible de casser les reins à la spéculation et de permettre à ces pays de garder une croissance économiques à même de leur fournir les liquidités nécessaires au financement de leur dette. Elle en aurait la possibilité, à des niveaux bien plus élevés que ça. Mais il y a un véto allemand sur cette perspective. Nous en sommes là, à deux pas de l'implosion de l'Euro et de l'Europe, mais on ne change pas une équipe qui perd. Surtout quand elle garantit la continuité d'un système si avantageux pour certains.
Mon propos n'est pas, ici, de faire l'inventaire des solutions pour remettre le système financier européen sur de bons rails, il n'était que de proposer un certain nombre d'hypothèses explicatives sur les ressorts profonds de la crise dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.

Attention hold-up généralisé sur les routes d’Europe « La dette ou la vie » !!! Halte au mensonge et à la désinformation ! (suite au texte de Francis sur la Dette)

(Cliquez sur le tableau pour le voir en grand)


lundi 14 novembre 2011

« Nous aussi, nous irons à Valognes », communiqué du comité anti-CASTOR de Tarnac

Appel au camp de Valognes (50) du 22 au 24 nov en pj et suite au texte ci-dessous.
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« Nous aussi, nous irons à Valognes », communiqué du comité anti-CASTOR de Tarnac




Fukushima, c'était il y a huit mois. Il n'y a pas de « retour à la normale » après une catastrophe nucléaire. Il y a un nouvel état du monde, une nouvelle géographie du ravage dont l'information régnante voudrait que l'on s'accommode, par la force des choses. Le spectacle des explosions de Fukushima offert en live streaming à la planète entière, les dépêches sans queue ni tête livrées d'heure en heure à l'avidité des peuples obéissent à la même logique qui commande aujourd'hui le plus complet silence sur les conséquences de la catastrophe. Qui sait que le Japon a mis à l'arrêt à ce jour 44 de ses réacteurs, que seuls dix fonctionnent encore et qu'à Tokyo on préfère désormais les coupures d'électricité aux merveilles de l'atome ? Qui se soucie que 90 % des enfants naissant actuellement dans la zone contaminée autour de Tchernobyl soient frappés de tares génétiques ? La vie est assez dure comme ça pour s'épargner d'avoir, de surcroît, conscience de son horreur. Les pays les plus nucléarisés sont ceux où l'on se rebelle le moins contre le nucléaire. Les prisonniers finissent généralement par aimer leur geôlier, pour peu qu'on les résigne assez à leur sort.

Dans l'ambiance de fin du monde, d'apocalypse symbolique, d'effondrement généralisé où nous baignons présentement, le nucléaire fonctionne comme un verrou sur la situation politique. C'est un ciel bas et lourd qui pèse comme un couvercle sur toute idée de bouleversement. Ce qui est en jeu là, ce n'est évidemment pas la révolution, tout juste sa possibilité. D'autant plus cette société épuise le peu de crédit qu'il lui reste, d'autant plus le réseau de centrales qui enserre le territoire nous fait l'effet d'un corset, d'une camisole. Comment un régime qui ne s'aventure plus à faire de promesse pour l'année suivante ose-t-il produire des déchets radioactifs pour encore cent mille ans ? Comment ignorer que la dépendance énergétique où l'on nous tient, et la sorte de chantage qui l'accompagne, réduisent à l'insignifiant toutes nos prétentions à la liberté ? Il y a quelque chose de morbide dans l'investissement libidinal dont l'Etat français a couvert ses centrales et ses bombes à neutrons. A mesure que gouvernements  étrangers et capitalistes éclairés font savoir l'un après l'autre leur intention de renoncer au nucléaire, la France préfère se dire que si elle est de plus en plus seule dans son impasse, c'est simplement qu'elle est la meilleure. Alors que l'EPR est en bonne voie pour égaler Superphénix dans la catégorie des folies furieuses, EDF dévoile à présent son intention de relancer la surgénération. C'est un spectacle atterrant qu'un tel déni du réel, une telle imperméabilité à l'expérience, une telle façon d'exposer au monde entier ses verrues comme un titre de gloire.

Trois ans se sont écoulés depuis ce 11 novembre où la Sous-Direction Antiterroriste a trouvé bon d'investir le village de Tarnac et quelques autres domiciles en France, afin d'y arrêter une dizaine de personnes. Renseignements pris, nous avons fini par acquérir une idée assez précise de l'étonnante convergence d'intérêts qui a amené à ces arrestations. On arrive, selon le fil que l'on tire dans cette bobine, à d'obscures barbouzes grenouillant dans la « sécurité », à des services secrets agissant « informellement » à l'échelle européenne, à des conseillers du prince en veine de reconnaissance, à de vieux fachos ayant accédé aux ministères dans le sillage de Sarkozy et jugeant que l'heure était enfin venue de prendre leur revanche sur les gauchistes. On y trouve aussi les intérêts bureaucratiques bien compris d'ex-RG mis à mal par la fusion avec la DST au sein de la DCRI et les éternelles ambitions ministérielles de Michèle Alliot-Marie. Pour faire bonne mesure, on n'oubliera pas le rôle joué par l'infiltré britannique Mark Kennedy-Stone et l'effet des habituelles rivalités dont les milieux radicaux sont, au même titre que n'importe quel autre milieu, le siège détestable. Mais si l'on s'en tient aux faits, et non à leur cause, ce qui a fini par nous sauter aux yeux, c'est ceci : l'affaire de Tarnac fut d'abord une tentative forcenée, et à ce jour réussie, pour contenir aux frontières l'extension du mouvement anti-nucléaire allemand. Toute l'opération aura consisté à travestir une action de blocage de trains revendiquée par un groupe anti-nucléaire allemand et exécutée par une méthode assez usuelle et assez sûre – les fameux « crochets » - pour avoir été employée jusqu'à une centaine de fois en une seule année de l'autre côté du Rhin sans jamais blesser quiconque, en un « acte terroriste » immotivé visant à faire dérailler des trains. Il aura suffi pour cela, d'un côté, d'occulter la revendication allemande transmise dès le 9 novembre 2008 par Interpol, et de l'autre de faire le plus de bruit possible autour de l'arrestation d'un groupe que l'on avait depuis longtemps dans le viseur. Comme l'assassinat de Vital Michalon lors de la manifestation de Malville en 1977, comme les tendons tranchés volontairement, l'année dernière, aux militants du Groupe d'Action Non-Violent Antinucléaire (GANVA) qui s'étaient enchaînés sur la route du train de transport de déchets ultra-radioactifs CASTOR (CAsk for Storage and Transport Of Radioactive material), l'affaire de Tarnac témoigne de la nervosité pathologique qui atteint l'Etat français dès que l'on touche à la question nucléaire. Il est vrai qu'il a sur ce point des décennies de mensonge et des milliers de morts à faire oublier.

Cette année que se prépare, pour la première fois peut-être, une action de masse pour bloquer à son point de départ, le 24 novembre prochain à Valognes (Manche), le train CASTOR, nous ne pouvons décemment manquer le rendez-vous. Nous devons bien cela à l'Etat français, et à ses nucléocrates. Et il serait malséant, après Fukushima, qu'il y ait 50 000 Allemands pour le bloquer à son arrivée  à Gorleben, et personne pour l'entraver en France. Alors que huit nouveaux trains de déchets provenant de Hollande doivent bientôt traverser les gares de RER franciliennes pour rallier La Hague, nous devons donner raison au collectif Valognes Stop Castor (http://valognesstopcastor.noblogs.org/ *) : « La question des déchets constitue le maillon faible de l'industrie nucléaire, et l'illustration la plus frappante du scandale qu'elle est dans son ensemble ». C'est donc là qu'il faut l'attaquer. C'est là qu'il faut, à quelques milliers, lui porter un coup décisif. Polluer, c'est toujours s'approprier. En polluant pour les cent mille ans qui viennent, l'Etat nucléaire s'approprie tout futur pensable et toute vie possible. Nous sommes le futur. Nous sommes la vie. Nous arrêterons les centrales. Tous à Valognes !


Comité anti-CASTOR de Tarnac


=====


 *  Le texte d’appel au camp :

http://valognesstopcastor.noblogs.org/files/2011/10/CampValognes_folioA3_rectoverso.pdf

Le 24 novembre prochain aura lieu à Valognes, dans le Cotentin, un
rassemblement contre le train de déchets nucléaires castor. Un campement
débutera deux jours plus tôt, en vue de partager des idées et des méthodes
de lutte.

Le but d’un tel événement sera de faire écho aux luttes du même type ayant
lieu depuis des années en Allemagne, et de relancer le combat contre le
nucléaire en France.

POUR DISCUTER DU RENDEZ VOUS DE VALOGNES, ET DE CETTE FORME DE LUTTE,

une

DISCUSSION PUBLIQUE EST ORGANISÉE

dans la

MAISON OCCUPÉE du 194 rue des PYRÉNÉES

le mercredi 16 NOVEMBRE à partir de 18h30

Toutes les personnes intéressées par la perspective de lutter directement
contre le nucléaire plutôt que d’en laisser le soin à des spécialistes y
sont conviées.

ci-dessous, un des textes d’appel au camp de Valognes :

Quatre précisions sur l’appel à bloquer le « train-train » nucléaire à
Valognes

Rassemblement le Jeudi 24 Novembre à 11h Campement les 22, 23 et 24
Novembre 2011

1. Un coup d’éclat ne suffira pas.

Après la catastrophe de Fukushima, l’acharnement du lobby nucléariste
français l’amène à un déni total de la réalité. Ce lobby est persuadé
qu’il est le plus beau et le meilleur, qu’il a une carte magistrale à
jouer par rapport à tous les autres pays nucléarisés : il aurait un
savoir-faire optimal sur tout ce qui concerne le nucléaire. Au moment où
les autres puissances, par réalisme, se sentent contraintes de prendre en
compte les risques majeurs et composent avec leurs opinions publiques face
aux catastrophes, la France, elle, continue comme si de rien n’était.
Malgré une situation qui ne devrait qu’affaiblir l’industrie nucléaire
force est de constater que sa puissance et son arrogance ne sont pas
sérieusement ébranlées ; cette industrie s’étend même davantage. Les
perspectives économiques et industrielles d’Areva se jouent pour partie
dans la manche : l’EPR et sa ligne THT, le retraitement des déchets, etc.
Face à ce gigantisme de l’industrie nucléaire on peut agir directement sur
ses rouages. Les trains, qui depuis la Hague disséminent la radioactivité
dans toute l’Europe, sont l’occasion de harceler cette industrie comme les
allemands le font depuis de nombreuses années. Entendons nous bien, si
cette action consiste dans les faits à tenter de bloquer des déchets
retournant à l’envoyeur, il ne s’agit pas du tout de militer pour un
maintien de ces déchets à La Hague. Chacun comprendra bien que c’est à la
machinerie nucléaire dans son ensemble, et notamment à l’impossible
gestion des déchets, que nous nous en prenons. Un seul rassemblement avec
l’ambition de bloquer le train castor ne suffira évidemment pas à bloquer
pratiquement cette industrie, mais ce moment doit être celui de la
construction d’un mouvement dans la durée, localement et
internationalement, d’un harcèlement sans relâche de cette industrie.

2. Arrêter l’industrie nucléaire.

Ces trente dernières années, à quelques exceptions près, l’opposition au
nucléaire s’en est tenue à une confrontation symbolique, faite de lobbying
et d’appels à la démocratie parlementaire. Pour avoir prise, il nous faut
rompre avec ses habitudes qui nous ont endormies dans le quotidien
nucléarisé. Devenons artisan de l’arrêt du nucléaire. Perturber les
chantier de construction de la ligne THT, perturber le train-train
quotidien de déchets radioactifs, c’est contribuer à affaiblir
concrètement le développement de l’industrie nucléaire. Les chantiers du
Nord Cotentin sont un des fronts de cette bataille. Il ne tient qu’à nous,
en nous organisant, de le rendre visible et effectif. L’affaiblissement et
l’arrêt de l’industrie nucléaire ne se jouera pas seulement sur notre
capacité à nuire matériellement à ses intérêts. Défaire son arrogance et
l’évidence non questionnée de sa présence dans notre quotidien est sans
aucun doute ce que nous pouvons atteindre dès maintenant.

3. Premiers pas.

Pratiquement l’objectif du rassemblement du 24 novembre à Valognes est de
collectivement se diriger vers les voies et tenter de les occuper. Les
lieux précis du rassemblement et du camp ne seront dévoilés que quelques
jours avant fin novembre pour amoindrir les pressions policières. Cela ne
pourra marcher que si nous sommes plusieurs centaines. Au delà de cette
tentative de blocage, c’est la mobilisation déterminée contre le nucléaire
qui sera une réussite. Notamment conscients de la difficulté pour beaucoup
de se rendre disponible ces 3 jours de semaine, cette mobilisation ne doit
pas s’en tenir à une présence à Valognes. Des réunions publiques doivent
se tenir partout où c’est possible. Des actions autant de nuisances même
symboliques que de soutien au rassemblement de Valognes peuvent
s’organiser dès maintenant. Il est aussi possible pour des organisations
constituées d’y prendre part en signant l’appel sur le blog du collectif
(valognesstopcastor.noblogs.org). A travers cet appel qui est aussi un
processus qui ne fait que commencer, nous espérons y tisser des liens de
confiance qui nous permettront de multiplier ces actions de harcèlement. Y
faire naitre un mouvement d’opposition basé sur un fonctionnement
horizontal. Concrètement, ces trois jours de camp visent tout autant à
nous permettre d’anticiper un départ avancé du train qu’à se donner le
temps de penser collectivement la suite, de penser les différentes
pratiques et de les mettre en musique. Conscients des difficultés
pratiques d’organiser un camp à l’orée de l’hiver dans ces douces
contrées, nous pourvoirons à des abris, à la nourriture et à la chaleur
(prévoir des tentes quand même). Pour que ce camp soit le plus
confortable, nous nous en remettons à vous, matériel et propositions, et
le blog comme le mail doivent nous permettre de nous organiser ensemble

4. Avoir prise sur nos vies.

Par cette action concrète d’auto-organisation, nous souhaitons agir sans
avoir à confier notre avenir à une délégation ni à nous en remettre aux
illusions électorales qui ne manqueront pas d’habiter les esprits dans les
mois qui viennent. Il s’agit bien de créer ensemble un rapport de force,
pour avoir prise sur nos vies. Une lutte contre l’industrie nucléaire ne
peut pas s’en tenir à l’objectif de sa suppression. L’horreur du nucléaire
est tout autant les désastres qu’elle engendre que la gestion quotidienne
des populations qu’elle implique. C’est d’abord en cela que l’arrêt du
nucléaire est un travail d’artisan. Parce que ce n’est que par ce biais
que nous saurons tout à la fois en mesure d’éprouver les richesses d’une
reprise en main de nos vies, et de se donner les moyens de saper les
raisons d’être d’un monde qui a besoin du nucléaire.

Une stratégie possible pour remettre en discussion l’existence de
l’industrie nucléaire passe par la remise en cause du rapport de
domination qui prospère depuis des années, en même temps qu’elle met en
évidence la réalité du déni.

En permettant à des individus de se mettre en situation de s’occuper des
conditions qui leur sont faites, l’intérêt du camp pourrait être de rompre
le ronron citoyen d’acceptation de ce rapport de domination, d’introduire
le véritable enjeu pour les humains en cherchant à casser la spirale de la
dépossession.

Le collectif Valognes Stop CASTOR

vendredi 11 novembre 2011

Appel des Indignés des P.O

Nous sommes les 99%, nous sommes indignés.

Nous sommes la créativité, les rires, les sourires, nous sommes les vrais acteurs de ce monde.

Nous sommes mal logés, mal payés, précarisés, nous payons de notre santé la crise environnementale, la crise économique et la crise sociale. Nous devons nous serrer la ceinture toujours plus pour payer la crise créée par les 1 pour cent restant.

Nous sommes les 99%, nous refusons que le 1% décide de notre avenir et de l’avenir du monde à notre place.


Le pouvoir en place travaille au profit de quelques-uns, en ignorant aussi bien la volonté de la majorité, que le prix humain et environnemental que nous payons. Les gouvernants, ont depuis trop longtemps abandonné leur responsabilité de faire respecter les droits humains.
Il n'y a pas de fatalité, nous pouvons construire ensemble autre chose.

Unis d’une seule voix, nous allons faire savoir aux politiciens qui ne nous représentent pas, et à l'oligarchie financière qu’ils servent, que c’est à nous, le peuple, de décider de notre avenir. Nous ne sommes pas des marchandises entre leurs mains, ni entre celles des banquiers.

Occupons Le Castillet !

Rendez-vous dès le VENDREDI 11 NOVEMBRE 11H00 devant le Castillet !

Venez construire avec nous un autre monde, pour que cesse l'austérité et vive la démocratie réelle. Il est temps pour nous de nous unir. Il est temps pour eux de faire face aux conséquences de leurs actes.

Nous sommes les 99% !

En cas de pluie une installation sera prévue.
RDV A 11h en Assemblée Générale suivis d'un pic-nique (auberge espagnole) +

dimanche 6 novembre 2011

création d'une épicerie solidaire en cerdagne





cliquez sur le document pour l'agrandir



un projet interessant dans le vaucluse

http://zatventoux.antheus.cc/infonew/
La Zat Ventoux est une expérience autogérée qui a démarré le 15 mai 2011.

C’est l’expérimentation de l’autonomie globale afin de démontrer à l’ensemble qu’il est possible de faire autrement.
Il s’agira :
d’autonomie énergétique
d’auto-construction
d’autonomie alimentaire
Il est établi que sur la base de ces trois axes d’autonomie, l’humain peut de nouveau se réaliser seul sans être dépendant d’un système.

Au delà de cette expérience en autonomie autogérée, la ZAT Ventoux est aussi une plateforme de revendications actives.
Car en parallèle de la conception d’un autre monde, il parait important de faire évoluer celui qui regroupe la majorité dans ses filets.

En parcourant ce blog, vous vous informerez. A la suite de quoi, votre vision ne pourra plus être la même.

cette merde doit cesser





une critique belle et bien faite du tout-économique

cinema engagé

Mardi 8 novembre, Castillet : soirée AlimenTerre

A retenir deux soirées au Lido à Prades le mardi 22 novembre et le mardi 6 décembre

Le Festival de films ALIMENTERRE


Mardi 8 novembre, 19h, Cinéma Le Castillet, Perpignan
Projection NOIR COTON. De Julien Desprès et Jérôme Polidor, 54’ / 2009

Conférence "Le coton, un bon choix pour l'Afrique de l'ouest?", par Sébastien Bainville, agro-économiste.

Et table ronde avec le collectif Anti- OGM, Action Contre la Faim, et Survie.
tarif réduit : 5€
> Noir coton est un voyage dans la région cotonnière du Burkina Faso. Au gré des rencontres avec paysans, agronomes, syndicalistes, représentants du monde agricole, le film expose les enjeux d’une agriculture axée sur l’exportation et l’articulation avec la souveraineté alimentaire du pays.
> Privatisation, OGM, culture bio, agro-écologie, relocalisation de la production industrielle, indépendance alimentaire… L’analyse de la filière coton permet de cerner les principaux enjeux sociaux et économiques d’un pays comme le Burkina Faso.
http://www.lamare.org/noir-coton
>
>

 
Suite du PROGRAMME :



BANANES À RÉGIME FORCÉ De Didier Fassion, 52’ l 2008

Jeu de rôle avec Lafi Bala et Energie Citoyenne

Lundi 21 novembre, 19h30, Université de Perpignan, amphi Y

DU RIZ ET DES HOMMES 15’ l 2008 l Association Switch

Jeu interactif et débat mouvant avec Lafi Bala et le Centre Régional de Recherche et d’Education pour un Développement Intégré du Bénin

Mardi 22 novembre, 20h, Cinéma Le Lido, Prades, entrée libre

GLOBAL STEAK : NOS ENFANTS MANGERONT DES CRIQUETS

De A. Orliange et J. P. Amar, 97’ l 2010 l CAPA ET CANAL+
Suivi d’un débat avec Vallespir Terres Vivantes et des éleveurs locaux
Mercredi 23 novembre, 20h30, Salle de St Jean Pla de Corts

JE MANGE DONC JE SUIS de Vincent Bruno, 26’, 2009

AU COEUR DE LA PROXIMITE de Nicole Petitpierre, 39’, 2009

Suivi d’un débat avec les producteurs, Terres Vivantes, Nature&Progrès
Mardi 6 décembre, 21h, Cinéma Le Lido, Prades, 5€
Avec collectif Anti OGM 66, Survie, Action contre la Faim, Slow Food, Energie citoyenne, Civam Bio 66, Vallespir Terres Vivantes, Centre Régional de Recherche et d’Education pour un Développement Intégré du Bénin, Terres Vivantes, Nature et Progrès 66, Lafi Bala, CCFD…