Ce blog rassemble, à la manière d'un journal participatif, les messages postés à l'adresse lemurparle@gmail.com par les personnes qui fréquentent, de près ou de loin, les cafés repaires de Villefranche de Conflent et de Perpignan.
Mais pas que.
Et oui, vous aussi vous pouvez y participer, nous faire partager vos infos, vos réactions, vos coups de coeur et vos coups de gueule, tout ce qui nous aidera à nous serrer les coudes, ensemble, face à tout ce que l'on nous sert de pré-mâché, de préconisé, de prêt-à-penser. Vous avez l'adresse mail, @ bientôt de vous lire...

BLOG EN COURS D'ACTUALISATION...
...MERCI DE VOTRE COMPREHENSION...

lundi 20 juin 2011

Compte-Rendu Café-Repère Conflent juin

Voilà les quelques notes prises ce jeudi 16 juin.


Il faisait bon, nous, une quinzaine de personnes, nous sommes installés en terrasse.

Nous devions avoir la visite de la Veu del Grill pour nous parler de la centrale solaire mais les filles se sont excusées le lendemain elles n'ont pas réussi à dégager assez de temps pour venir.
On commence par Caroline qui nous rappelle l'assemblée générale de Ma Cabane le dimanche 26 juin.
Un nouveau est là et il demande à ce qu'on fasse un tour de table et lui le fera en dernier.
Pendant ce tour de table Caroline propose de relancer les idées des marchés à thèmes et aimerait aussi que les Cafés-Repaires soient l'occasion de temps en temps d'avoir des débats de fond.
Pascale nous parle des interventions ludiques, de l'intérêt de la dérision pour mieux faire passer les messages.
Lysiane : "Je veux avoir raison contre le monde entier et au-delà dans tout le cosmos."
Quentin a envie de faire des choses avec les autres.
Finalement on termine par le nouveau, André Israël, qui se présente en temps que notre futur candidat aux législatives 2012 au nom de Génération Ecologie (ça existe encore ? ;-)). Après nous avoir brosséEs dans le sens du poil ("vous êtes justement les gens que j'avais envie de rencontrer, blablabla") Quentin prend la parole pour lui dire qu'on est autonome dans les CafésRepaires et qu'on n'a pas de leçons à recevoir des politiques.
Ce monsieur quittera le CaféRepère avant la fin en disant que nous sommes trop extrémistes. (contre les OGM, contre le nucléaire) (?)
Ensuite Ronan nous déroule le programme du forum bio qui aura lieu à la Salle des Fêtes de Casteil les vendredi, samedi et dimanche 1, 2 et 3 juillet.
Caroline signale qu'elle ouvre son jardin de sculptures le 9 juillet.
Jean-Luc nous parle du théâtre-tract et recherche des gens jeunes (moins de 45 ans) pour l'interpréter.
Pour finir, Quentin, Jean-Luc et Pascale nous racontent les Indignés de Perpignan.

dimanche 19 juin 2011

Centrale nucléaire inondée par le Missouri

Alerte USA : 
 
Tout est sous contrôle qu'ils disent ...
Mon oeil ...
L’assise foncière de la centrale nucléaire de Fort Calhoun dans le Nebraska est inondée par le Missouri en crue.

http://www.cartoradiations.fr/
Centrale nucléaire de Fort Calhoun, Nebraska (USA)
"Le Délire Nucléaire"





samedi 18 juin 2011

Un article intéressant sur le nucléaire dans le Télérama de cette semaine signalé par Sylvette.

Quelle énergie pour l'avenir ?
Entretien

Bernard Laponche : “Il y a une forte probabilité d'un accident nucléaire majeur en Europe”


LE MONDE BOUGE - Physicien nucléaire, polytechnicien, Bernard Laponche est formel : la France est dans l'erreur. Avec le nucléaire, elle s'obstine à privilégier une énergie non seulement dangereuse mais obsolète. Alors que d'autres solutions existent, grâce auxquelles les Allemands ont déjà commencé leur transition énergétique.









Bernard Laplonche - Photo : Pierre-Emmanuel Rastoin pour Télérama
Il est des leurs. Enfin, il était des leurs. Polytechnicien, physicien nucléaire, Bernard Laponche a participé, dans les années 1960, au sein du Commissariat à l'énergie atomique, à l'élaboration des premières centrales françaises. La découverte des conditions de travail des salariés de la Hague sera pour lui un choc : il prend conscience du danger de l'atome, qu'il juge moralement inacceptable. Dès les années 1980, Bernard Laponche, désormais militant au sein de la CFDT, prône la maîtrise de la consommation énergétique et le développement des énergies renouvelables. Les décennies suivantes lui ont donné raison. Mais la France, seul pays au monde à avoir choisi l'option du tout-nucléaire, s'obstine dans l'erreur, déplore-t-il, et s'aveugle : énergie du passé, sans innovation possible, le nucléaire ne représente pas seulement une menace terrifiante, pour nous et pour les générations qui suivront ; il condamne notre pays à rater le train de l'indispensable révolution énergétique.
 On présente toujours l'énergie nucléaire comme une technologie très sophistiquée. Vous dites qu'il s'agit juste du « moyen le plus dangereux de faire bouillir de l'eau chaude » (1) . C'est provocateur, non ?
Pas vraiment... Un réacteur nucléaire n'est qu'une chaudière : il produit de la chaleur. Mais au lieu que la chaleur, comme dans les centrales thermiques, provienne de la combustion du charbon ou du gaz, elle est le résultat de la fission de l'uranium. Cette chaleur, sous forme de vapeur d'eau, entraîne une turbine qui produit de l'électricité. L'énergie nucléaire n'est donc pas ce truc miraculeux qui verrait l'électricité « sortir » du réacteur, comme s'il y avait une production presque spontanée...

Pourquoi cette image s'est-elle imposée ?
Les promoteurs du nucléaire ne tiennent pas à mettre en avant la matière première, l'uranium. C'est lié au fait qu'à l'origine le nucléaire était militaire, donc stratégique. Et puis en laissant penser que l'électricité est produite directement, ils lui donnent un côté magique, ainsi qu'une puissance trois fois plus élevée, car c'est la chaleur produite que l'on évalue, pas l'électricité. Or les deux tiers de la chaleur sont perdus, ils réchauffent l'eau des fleuves ou de la mer qui sert à refroidir les réacteurs.
<p>La centrale de Grafenrheinfeld, en
                  Allemagne. -
 Photo : Jürgen Nefzger</p>
La centrale de Grafenrheinfeld, en Allemagne. - Photo : Jürgen Nefzger
Parlons donc du combustible...
Ce sont des crayons d'uranium, de l'uranium légèrement enrichi en isotope 235, pour les réacteurs français. La fission est une découverte récente (1938) : un neutron tape un noyau d'uranium qui explose, produit des fragments, donc de l'énergie, et des neutrons, qui vont taper d'autres noyaux – c'est la réaction en chaîne. La multiplication des fissions produit de la chaleur. Or les fragments de la fission sont de nouveaux produits radioactifs, qui émettent des rayons alpha, bêta, gamma... A l'intérieur des réacteurs, vous produisez donc de la chaleur, c'est le côté positif, mais aussi des produits radioactifs, notamment du plutonium, le corps le plus dangereux qu'on puisse imaginer, qui n'existe qu'à l'état de trace dans la nature. On aurait dû s'interroger dès l'origine : ce moyen de produire de l'eau chaude est-il acceptable ?
Cette réaction en chaîne, on peut tout de même l'arrêter à chaque instant, non ?
Dans un fonctionnement normal, on abaisse les barres de contrôle dans le cœur du réacteur : elles sont constituées de matériaux qui absorbent les neutrons, ce qui arrête la réaction en chaîne. Mais il faut continuer de refroidir les réacteurs une fois arrêtés, car les produits radioactifs continuent de produire de la chaleur. La nature même de la technique est donc source de risques multiples : s'il y a une panne dans les barres de contrôle, il y a un emballement de la réaction en chaîne, ce qui peut provoquer une explosion nucléaire ; s'il y a une fissure dans le circuit d'eau, il y a perte de refroidissement, la chaleur extrême détruit les gaines du combustible, certains produits radioactifs s'échappent, on assiste à la formation d'hydrogène, cet hydrogène entraîne des matières radioactives et peut exploser.
“Puisque le point de départ, c'est la création
de produits radioactifs en grande quantité, la catastrophe
est intrinsèque à la technique. Le réacteur fabrique
les moyens de sa propre destruction.”

Mais on multiplie les systèmes de protection...
Vous avez beau les multiplier, il y a toujours des situations dans lesquelles ces protections ne tiennent pas. A Tchernobyl, on a invoqué, à juste titre, un défaut du réacteur et une erreur d'expérimentation ; à Fukushima, l'inondation causée par le tsunami. Au Blayais, en Gironde, où la centrale a été inondée et où on a frôlé un accident majeur, on n'avait pas prévu la tempête de 1999. Mais on a vu des accidents sans tsunami ni inondation, comme à Three Mile Island, aux Etats-Unis, en 1979. On peut aussi imaginer, dans de nombreux pays, un conflit armé, un sabotage... Puisque le point de départ, c'est la création de produits radioactifs en grande quantité, la catastrophe est intrinsèque à la technique. Le réacteur fabrique les moyens de sa propre destruction.
Y a-t-il eu des innovations en matière nucléaire ?
Aucun progrès technologique majeur dans le nucléaire depuis sa naissance, dans les années 1940 et 1950. Les réacteurs actuels en France sont les moteurs des sous-marins atomiques américains des années 1950. En plus gros. Les réacteurs, l'enrichissement de l'uranium et le retraitement, sont des technologies héritées de la Seconde Guerre mondiale. On a juste augmenté la puissance et ajouté des protections. Mais parce que le système est de plus en plus compliqué, on s'aperçoit que ces protections ne renforcent pas toujours la sûreté.
On a du mal à croire qu'il n'y ait eu aucune innovation majeure...
Si, le surgénérateur ! Avec Superphénix, on changeait de modèle de réacteur. Et heureusement qu'on l'a arrêté en 1998, car il était basé sur l'utilisation du plutonium. Le plutonium est un million de fois plus radioactif que l'uranium. Comment a-t-on pu imaginer faire d'un matériau aussi dangereux le combustible d'une filière de réacteurs exportable dans le monde entier ?
Nicolas Sarkozy affirme que si l'on refuse le nucléaire, on doit accepter de s'éclairer à la bougie. Qu'en pensez-vous ?
Il est lassant d'entendre des dirigeants qui n'y connaissent rien continuer à dire n'importe quoi. Nicolas Sarkozy ne croit pas si bien dire ; un jour, et pourquoi pas dès cet été, les Français s'éclaireront à la bougie : comme nous sommes le seul pays au monde à avoir choisi de produire 80 % de notre électricité avec une seule source, le nucléaire, et une seule technique, le réacteur à eau pressurisée, si nous sommes contraints d'arrêter nos réacteurs, nous retournerons à la bougie ! Pas besoin d'une catastrophe, juste un gros pépin générique, ou une sécheresse et une canicule exceptionnelles. Car on ne peut pas faire bouillir l'eau des rivières. En revanche, si l'on décidait de sortir du nucléaire en vingt ans, on pourrait démultiplier notre inventivité énergétique pour justement éviter la bougie.
Les défenseurs du nucléaire disent qu'en France, avec notre nouveau réacteur, l'EPR, que l'on construit à Flamanville, on arrive à un risque quasi nul...
Chaque pays assure que ses réacteurs sont mieux que les autres. Avant Fukushima, le discours des Japonais était le même que celui des Français. On en est déjà à cinq réacteurs détruits (Three Mile Island, Tchernobyl, et trois réacteurs à Fukushima) sur quatre cent cinquante réacteurs dans le monde, des centaines de kilomètres carrés inhabitables. La probabilité théorique, selon les experts de la sûreté nucléaire, devait être de un pour cent mille « années-réacteur » [une année-réacteur, c'est un réacteur fonctionnant pendant un an, NDLR], voire un million d'années-réacteur pour un accident majeur, type Tchernobyl ! La réalité de ce qui a été constaté est trois cents fois supérieure à ces savants calculs. Il y a donc une forte probabilité d'un accident nucléaire majeur en Europe.
Une innovation majeure pourrait-elle vous conduire à revoir votre jugement ?
Je ne vois pas de solution dans l'état actuel, non pas de l'ingénierie, mais de la connaissance scientifique. Je ne dis pas qu'un jour un savant ne trouvera pas un moyen d'utiliser l'énergie de liaison des noyaux de façon astucieuse, qui ne crée pas ces montagnes de produits radioactifs. Mais pour le moment, il n'y a pas !
Pourquoi vous opposez-vous à Iter, expérience sur la fusion menée à Cadarache, sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ?
La fusion, c'est l'inverse de la fission. On soude deux petits noyaux, deux isotopes de l'hydrogène, le deutérium (un proton et un neutron) et le tritium (un proton et deux neutrons), et cette soudure dégage de l'énergie. Mais il faut arriver à les souder, ces noyaux ! Dans le Soleil, ils se soudent du fait de la gravitation. Sur Terre, on peut utiliser une bombe atomique, ça marche très bien. L'explosion provoque la fusion des deux noyaux, qui provoque une seconde explosion beaucoup plus forte : c'est la bombe à hydrogène, la bombe H. Pour une fusion sans bombe, il faut créer des champs magnétiques colossaux afin d'atteindre des températures de cent millions de degrés. Iter, à l'origine un projet soviétique, est une expérience de laboratoire à une échelle pharaonique, des neutrons extrêmement puissants bombardent les parois en acier du réacteur, ces matériaux deviennent radioactifs et doivent d'ailleurs être remplacés très souvent. Je ne suis pas spécialiste de la fusion, mais je me souviens que nos deux derniers Prix Nobel français de physique, Pierre-Gilles de Gennes et Georges Charpak, avaient dit qu'Iter n'était pas une bonne idée. Ils prônaient les recherches fondamentales avant de construire cet énorme bazar. Personne n'a tenu compte de leur avis, et nos politiques se sont précipités, sur des arguments de pure communication – on refait l'énergie du Soleil – pour qu'Iter se fasse en France.
Pourquoi ?
Parce que les Français veulent être les champions du nucléaire dans le monde. Les Japonais voulaient Iter, mais leur Prix Nobel de physique Masatoshi Koshiba a dit « pas question », à cause du risque sismique. Je pense que ce projet va s'arrêter parce que son prix augmente de façon exponentielle. Et personne ne s'est posé la question : si jamais ça marchait ? Que serait un réacteur à fusion ? Comme disent les gens de l'association négaWatt, pourquoi vouloir recréer sur Terre l'énergie du Soleil puisqu'elle nous arrive en grande quantité ?
Que répondez-vous à ceux qui pensent que l'impératif du réchauffement climatique, donc la nécessaire réduction des émissions de CO2, nous impose d'en passer par le nucléaire ?
Tout d'abord, on ne peut pas faire des émissions de CO2 le seul critère de choix entre les techniques de production d'électricité. Faut-il accepter qu'au nom du climat, tous les cinq ou dix ans, un accident de type Fukushima se produise quelque part dans le monde ? Ensuite, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a montré que si l'on voulait tenir nos objectifs de réduction des émissions de CO2, la moitié de l'effort devait porter sur les économies d'énergie. Pour l'autre moitié, le recours aux énergies renouvelables est essentiel, la part du nucléaire n'en représentant que 6 %. Il faut donc relativiser l'avantage du nucléaire.
“Comme on a fait trop de centrales, il y a eu
pression pour la consommation d'électricité,
en particulier pour son usage le plus imbécile, le
chauffage, pour lequel la France est championne.”

Vous avez commencé votre carrière au CEA et avez été un artisan de cette énergie. Que s'est-il passé ?
J'ai même fait une thèse sur le plutonium, et je ne me posais aucune question. Tout est très compartimenté au CEA, je faisais mes calculs sur la centrale EDF 3 de Chinon, n'avais aucune idée des risques d'accident ni du problème des déchets. Je travaillais avec des gens brillants. Et puis j'ai commencé à militer à la CFDT, après 68, et on s'est intéressé aux conditions de travail des travailleurs de la Hague. Je me suis aperçu que, moi, ingénieur dans mon bureau, je ne connaissais rien de leurs conditions de travail, et que les gens de la Hague ne savaient pas ce qu'était un réacteur nucléaire. On a donc écrit, en 1975, un bouquin collectif qui a été un best-seller, L'Electronucléaire en France. Le patron du CEA de l'époque a d'ailleurs reconnu la qualité de ce travail. Pour cela, j'ai travaillé pendant six mois à partir de documents américains, parce qu'en France il n'y avait rien. La CFDT a alors pris position contre le programme nucléaire. J'ai commencé à travailler sur les alternatives au nucléaire et, en 1982, je suis entré à l'Agence française pour la maîtrise de l'énergie.
Cela fait trente ans... Que prôniez-vous à l'époque ?
Mais la même chose qu'aujourd'hui : économies d'énergie et énergies renouvelables ! Les principes de l'électricité photovoltaïque, donc des panneaux solaires, étaient déjà connus. Aujourd'hui, on ne parle que de l'électricité, mais ce qu'il faudrait d'abord installer partout, c'est des chauffe-eau solaires ! Rien de plus simple : un fluide caloporteur circule dans un tube sous un panneau vitré, et permet d'obtenir de l'eau à 60 degrés. L'Allemagne, pays moins ensoleillé que la France, a dix fois plus de chauffe-eau solaires. Dans le Midi, il n'y en a pas, ou si peu !
Cela ne demande pas beaucoup d'innovation...
L'innovation permet avant tout de réduire les coûts. L'éolien, sa compétitivité face au nucléaire est acquise. En ce qui concerne le photovoltaïque, les Allemands anticipent des coûts en baisse de 5 % chaque année. Il y a beaucoup de recherches à faire sur les énergies marines, les courants, l'énergie des vagues, la chaleur de la terre avec la géothermie. Les énergies renouvelables, sous un mot collectif, sont très différentes, et peuvent couvrir à peu près tous les besoins énergétiques. Les Allemands estiment qu'elles couvriront 80 % des leurs d'ici à 2050. C'est plus que crédible, à condition de toujours rechercher les économies d'énergie.
<p>Photo : CC by HeyRocker

                  (www.flickr.com/photos/heyrocker)</p>
Photo : CC by HeyRocker (www.flickr.com/photos/heyrocker)

Le fait qu'on ait produit de l'électricité à partir du nucléaire à un coût modique, ne prenant pas en compte les coûts du démantèlement et de la gestion à long terme des déchets radioactifs, a-t-il pénalisé les énergies renouvelables ?
Oui, et comme on a fait trop de centrales nucléaires, il y a toujours eu pression pour la consommation d'électricité, et en particulier pour son usage le plus imbécile, le chauffage électrique, pour lequel la France est championne d'Europe. On construit des logements médiocres, l'installation de convecteurs ne coûte rien, cela crée du coup un problème de puissance électrique globale : en Europe, la différence entre la consommation moyenne et la pointe hivernale est due pour moitié à la France ! Résultat, l'hiver, nous devons acheter de l'électricité à l'Allemagne, qui produit cette électricité avec du charbon… Hors chauffage, les Français consomment encore 25 % de plus d'électricité par habitant que les Allemands. Qui n'ont pas seulement des maisons mieux isolées, mais aussi des appareils électroménagers plus efficaces, et qui font plus attention, car l'électricité est un peu plus chère chez eux.
“Les Allemands étudient des réseaux
qui combinent biomasse, hydraulique, éolien,
photovoltaïque. Ils réussissent la transition
énergétique. Parce qu'ils l'ont décidée.”

Quelles sont les grandes innovations à venir en matière d'énergie ?
Les « smart grids », les réseaux intelligents ! Grâce à l'informatique, on peut optimiser la production et la distribution d'électricité. A l'échelle d'un village, d'une ville ou d'un département, vous pilotez la consommation, vous pouvez faire en sorte, par exemple, que tous les réfrigérateurs ne démarrent pas en même temps. Les défenseurs du nucléaire mettent toujours en avant le fait que les énergies renouvelables sont fluctuantes – le vent ne souffle pas toujours, il n'y a pas toujours du soleil – pour asséner que si l'on supprime le nucléaire, il faudra tant de millions d'éoliennes... Mais tout change si l'on raisonne en termes de combinaisons ! Les Allemands étudient des réseaux qui combinent biomasse, hydraulique, éolien, photovoltaïque. Et ils travaillent sur la demande : la demande la nuit est plus faible, donc avec l'éolien, la nuit, on pompe l'eau qui va réalimenter un barrage qui fonctionnera pour la pointe de jour... C'est cela, la grande innovation de la transition énergétique, et elle est totalement opposée à un gros système centralisé comme le nucléaire. Le système du futur ? Un territoire, avec des compteurs intelligents, qui font la jonction parfaite entre consommation et production locale. Small is beautiful. Les Allemands réussissent en ce moment cette transition énergétique. Parce qu'ils l'ont décidée. C'est cela, le principal : il faut prendre la décision. Cela suppose une vraie prise de conscience.
Comment expliquez-vous l'inconscience française ?
Par l'arrogance du Corps des ingénieurs des Mines, d'une part, et la servilité des politiques, de l'autre. Une petite caste techno-bureaucratique a gouverné les questions énergétiques depuis toujours, puisque ce sont eux qui tenaient les Charbonnages, puis le pétrole, et ensuite le nucléaire. Ils ont toujours poussé jusqu'à l'extrême, et imposé aux politiques, la manie mono-énergétique.
Cela vient de notre pouvoir centralisé ?
Complètement ! Dans les années 1970, un chercheur suédois a écrit une étude sur le fait que le nucléaire marche dans certains pays et pas dans d'autres. Et il en a conclu qu'une structure politico-administrative autoritaire et centralisée avait permis qu'il se développe dans deux pays : l'URSS et la France. Pour de fausses raisons – indépendance énergétique, puissance de la France –, on maintient le lien entre le nucléaire civil et militaire – le CEA a une branche applications militaires, Areva fournit du plutonium à l'armée. Ce complexe militaro-étatico-industriel fait qu'ici on considère madame Merkel comme une folle. Au lieu de se dire que si les Allemands font autrement, on pourrait peut-être regarder… Non, on décide que les Allemands sont des cons. Nos responsables claironnent qu'on a les réacteurs les plus sûrs, que le nucléaire c'est l'avenir, et qu'on va en vendre partout. C'est l'argument qu'on utilise depuis toujours, et on a vendu péniblement neuf réacteurs en cinquante ans, plus les deux qui sont en construction en Chine. Ce n'est pas ce qui était prévu… En dix ans, les Allemands, eux, ont créé près de 400 000 emplois dans les énergies renouvelables.
En dehors des écologistes, personne, y compris à gauche, ne remet en cause le nucléaire...
Les choses évoluent vite. Fukushima ébranle les pro-nucléaire honnêtes. Je pense que la décision allemande aura une influence, pas sur nos dirigeants actuels, mais sur nos industriels et aussi sur les financiers. Ils doivent se dire : vais-je continuer à mettre mes billes dans un truc comme ça ? Il y avait jadis l'alliance Areva-Siemens pour proposer des réacteurs EPR, mais Siemens en est sorti depuis des années. On peut toujours se rassurer en pensant que les Allemands se trompent, mais on peut difficilement soutenir qu'ils aient fait ces dernières décennies de mauvais choix et que leur industrie soit faiblarde...
Les écologistes peuvent-ils peser sur les socialistes ?
Bien sûr. Déjà, en 2000, tout était prêt pour l'EPR, mais Dominique Voynet, ministre de l'Environnement, a dit à Lionel Jospin : « Si tu fais l'EPR, je démissionne. » C'est la seule fois où elle a mis sa démission dans la balance et l'EPR ne s'est pas fait à l'époque. Je travaillais auprès d'elle comme conseiller sur ces questions, j'ai pondu trois cent cinquante notes. Il y avait une bagarre quotidienne entre le ministère de l'Environnement et le ministère de l'Industrie, qui se moquait complètement de la sécurité. Malheureusement, l'EPR est reparti avec Chirac en 2002. Et il va nous coûter très cher. En un demi-siècle, on a gaspillé l'énergie, on a fait n'importe quoi. Il est urgent de choisir une civilisation énergétique qui ne menace pas la vie.
www.telerama.fr

jeudi 16 juin 2011

Des nouvelles de Barcelone

Bonjour à tout le monde :

Dernièrement je suis un peu dépassé par tout ce qui se passe en ce
moment en Catalogne et en Espagne. Jamais je n'aurai imaginé que un truc
comme ça puisse arriver chez moi, et moins encore, de manière si
déconcertante.
Les gens parlent, discutent, débattent, le tout avec un sens de l'écoute
et du partage que je n'avais jamais vu. Toutes les générations
confondues, tous les horizons -ou presque tous- y sont présents, sans
bannières et sans discours.
On ne conceptualise pas l'espace public, on l'occupe directement.
Et ils le savent, c'est pour ça qu'on leur fait peur : historiquement,
rarement la démocratie horizontale a eu sa place dans ce putain de pays.
Dans les quartiers, dans les places, les gens se réunissent pour dire
basta et réfléchir ensemble des propositions qui seront données aux
élus. Les médias cherchent à tout prix discréditer le mouvement pour
l'étouffer : c'est la guerre de la manipulation. Mais, malgré tout, on
continue à être là.
On ne sait pas quelle tournure cela prendra. Je sais que c'est un moment
unique.
Je vous invite à chercher et à vous renseigner sur ce qui se passe en ce
moment en Islande, et que l'on nous cache sciemment. Et en Grèce et au
Portugal.
Aussi vous trouverez la suite du mouvement en France :
http://reelledemocratie.fr/

J'aime bien les images qui racontent : en voici quelques unes en guise
de résumé de ces derniers jours à Barcelone
http://www.flickr.com/photos/sergi_bernal/5757658720/in/set-72157626801152422/#/photos/sergi_bernal/5757658720/in/set-72157626801152422/lightbox/
Hier après-midi, des milliers de personnes se sont concentrées devant le
parc de la Ciutadella, à Barcelone, où siège le Parlement de Catalogne
et aujourd'hui, environ deux mille personnes y ont passé la nuit devant.
http://www.flickr.com/photos/sergi_bernal/5757658720/in/set-72157626801152422/#/photos/sergi_bernal/5757658720/in/set-72157626801152422/lightbox/

Ce matin, à 7h, des foules provenant de partout venaient bloquer
l'entrée aux députés. Le président de la Generalitat et la présidente du
parlement sont arrivés en hélicoptère... Et bien sûr, on a eu droit au
tabassage.

A très bientôt
Xavier Montserrat

mercredi 15 juin 2011

Barrages brésiliens: lettre ouverte à Survival International

 NE PENSEZ VOUS PAS QU ' IL SERAIT PLUS QUE  TEMPS QUE SURVIVAL INTERNATIONAL PUBLIE UN DOSSIER COMPLET SUR  LA QUESTION DES
  BARRAGES  BRESILIENS EN AMAZONIE...ECOCIDE + GENOCIDE , IL Y A DE QUOI... NON ?

                               A QUAND UNE MOBILISATION INTERNATIONALE SUR LA QUESTION ?.....CREATION D' UNE STRUCTURE TYPE TRIBUNAL RUSSEL ,
      UN TAPAGE  MEDIATIQUE ALLIANT DES UNIVERSITAIRES ,DES STARS GENRE LE CLEZIO, STING, HULOT, JAMES CAMERON.....ETC
 DES MANIFS INTERNATIONALES EN FRANCE ET AU BRESIL....
                                  IL FAUT STOPPER LE GOUVERNEMENT BRESILIEN !!!

      BEAUCOUP DE GENS COMME MOI VOUS REJOINDRONT SI VOUS MONTEZ UNE REELLE DYNAMIQUE SUR CETTE QUESTION......

                                    EN ATTENDANT UNE REPONSE EXPLICITANT VOS PERSPECTIVES.....

                      VEUILLEZ RECEVOIR L' EXPRESSION DE NOS SENTIMENTS D ' INDIGNATION DEVANT LE SILENCE ENTOURANT UN CRIME QUI
                       NOUS CONCERNE TOUS .

                                                                           AMICALEMENT
                                                                                                              Ronan Omnès


          PS : NOUS COMPTONS EVOQUER L ' AFFAIRE LORS DU BIOFORUM QUE NOUS ORGANISONS A CASTEIL  DANS LES PYRENEES ORIENTALES
                  DU 01 AU 03 JUILLET

 http://www.survivalfrance.org/
http://www.raoni.fr/actualites-75.php

lundi 13 juin 2011

Un autre monde est possible; des utopies bavardes / Un altro mundo es posible; algunas utopias habladoras...

A camera es demasiado subjectiva para mi.
El film lento lento.
Pero el fondo del tema es interesantisimo.
Una parte esta en castillano.

La camera est trop subjective pour moi.
Le film est lent, lent.
Mais le fond du sujet est très intéressant.

dimanche 12 juin 2011

Vivre en camion, en yourte......

Les campeurs toulousains résistent à la loi de sécurité intérieure

Les squatteurs veulent informer sur le texte de Loppsi 2, qu'ils jugent « liberticide ». Des Bordelais sont venus
grossir les rangs.

Un campement est installé au coeur de Toulouse pour protester contre la loi de sécurité intérieure Loppsi 2, qui rend les squats et habitats précaires hors la loi. Cela fait quinze jours qu'ils ont installé leurs yourtes, tentes, caravanes et camions dans la prairie des Filtres, au bord de la Garonne. Et, chaque jour, le campement toulousain grossit. Il compterait une centaine de personnes, de Toulouse, mais aussi de Bordeaux, de Montpellier, de Rennes, de Lyon, et même de l'Yonne.
Certains ont quitté leur appartement pour soutenir l'action. D'autres viennent de la rue. Mais la plupart vivent en habitat alternatif à l'année.
« Une microsociété sans prison ni milices », résume Julien, qui ouvre son appartement occasionnellement pour des douches. Des règles de vie collective sont placardées à l'entrée du camp : rotation des tâches, pas d'alcool ni de drogue, tri sélectif… La fontaine municipale située sur le lieu permet d'accéder à l'eau potable. La vie s'est organisée.
Courir après l'argent
Mais pas question de rester passif, même si le projet de loi Loppsi 2 a été adopté par le Sénat jeudi 20 janvier. « Au contraire, il faut résister encore plus, contre les lois sécuritaires dans leur ensemble. Nous refusons cette société de la surveillance », lâche Anna, la trentaine. La jeune femme a choisi de vivre en camion il y a huit mois. « J'enchaînais les contrats précaires et je ne m'en sortais pas entre les frais d'assurance, d'essence pour aller travailler, et mon logement. Et puis, j'en avais assez d'être un socioflic dans mon travail d'assistante sociale.

Vivre en camion, c'est la liberté. On ne passe plus sa vie à courir après l'argent. » Une assemblée générale a lieu tous les deux jours sur le camp. Samedi, les « résistants », comme ils se qualifient, sont allés, déguisés, à la rencontre des passants en ville. Hier, environ 200 manifestants se sont rassemblés à 14 heures devant le monument aux morts de Toulouse pour une « visite guidée des lieux de la résistance ». « On ne s'approprie pas l'espace, on l'ouvre à la discussion », précise Jérôme, de Bordeaux.
Le maire de Toulouse, Pierre Cohen, a exprimé son soutien aux campeurs sur le fond, mais il demande leur départ. Les squatteurs devront donc déménager dans la semaine, probablement sur un terrain privé situé au Bazacle. Ils comptent cependant tenir le maquis le plus longtemps possible, et ont lancé un appel à la mobilisation nationale samedi.
Loppsi 2 : loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure.
C’est joliment dit non ? : pour la performance de la sécurité intérieure !!!!!!
rayaz

école publique: PROJETO INTERESSANTE

ça vaudrait pour la France aussi, non ?

valdria para España tambien, no ?

Achei interessante e repasso.


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PROJETO DE LEI N.º 480

PROJETO DE LEI DO SENADO N.º 480, DE 2007, DETERMINA A
OBRIGATORIEDADE DE OS AGENTES PÚBLICOS ELEITOS MATRICULAREM SEUS
FILHOS E DEMAIS DEPENDENTES EM ESCOLAS PÚBLICAS ATÉ 2014.

Projeto obriga políticos a matricularem seus filhos em escolas públicas. Uma idéia muito boa do Senador Cristovam Buarque. Ele apresentou um projeto de lei propondo que todo político eleito (vereador, prefeito, Deputado, etc.) seja obrigado a colocar os filhos na escola pública. As conseqüências seriam as melhores possíveis. Quando os políticos se virem obrigados a colocar seus filhos na escola pública, a qualidade do ensino no país irá melhorar. E todos sabem das implicações decorrentes do ensino público que temos no Brasil.

SE VOCÊ CONCORDA COM A IDÉIA DO SENADOR, DIVULGUE ESSA MENSAGEM.

Ela pode, realmente, mudar a realidade do nosso país. O projeto PASSARÁ, SE HOUVER A PRESSÃO DA OPINIÃO PÚBLICA.

Ainda que você ache que não pode fazer nada a respeito, pelo menos passe adiante essa idéia.

http://www.senado.gov.br/atividade/Materia/detalhes.asp?p_cod_mate=82166



http://legis.senado.gov.br/mate/servlet/PDFMateServlet?s=http://www.senado.gov.br/atividade/materia/MateFO.xsl&o=ASC&o2=A&m=82166

Ver la conclusion con las fechas !! Movimientos ciudadanos que se mueven !!

os envío estos videos que quizás no os hayan llegado, pero que pueden interesaros:

Anonymous: Mensaje a la clase política española 
<iframe width="560" height="350"  src="http://www.pluralia.tv/embed/1696" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
El pasado 3 de junio tuvo lugar en Barcelona la inauguración de las Mesas de Convergencia Ciudadana en Catalunya. 
Aprovechamos la ocasión para entrevistar a algunos de sus participantes y preguntarles qué piensan del 15-M.
http://quiendebe.blogspot.com/2011/06/15-m-la-revolucion-continua.html

samedi 11 juin 2011

Les colibris entrent en campagne !

http://www.comcolibris.net/UPLOAD/newsletter/275.php

Le professeur Boum Boum cherche un fourgon

Communiqué.

Pour information, ou pour mémoire si je vous en ai déjà parlé.

Ici Jean Monestier.

Pour une raison dérisoire, alors qu’au niveau du moteur et des différents organes mécanique, il fonctionne comme une montre, et qu’il passait sans problème les contrôles techniques, j’ai le très grand regret d’être obligé de jeter à la poubelle mon fourgon Trafic Renault T800.

Souhaitant pouvoir faire tourner mon nouveau spectacle dans les années qui viennent, et faute de trouver sur le marché un véhicule à air comprimé, je cherche donc d’ici fin juin un fourgon d’occasion à vendre. Je fais ici appel à mes relations personnelles, sachant par ailleurs que je n’achète jamais de véhicule anonyme sans prendre l’avis d’un garagiste professionnel.

Merci de me contacter si vous connaissez auprès de vos relations une offre correspondant aux caractéristiques suivantes :


- Fourgon genre Trafic, d’une marque pas trop onéreuse sur les pièces détachées,
- le plus tôlé possible, sauf portière latérale (pour visibilité aux carrefours),
- carrosserie en bon état, si possible à toiture surélevée,
- charge utile entre 800 et 900 kg (pas au-delà pour éviter moteur trop puissant)
- moteur si possible ≤ 8 Ch fiscaux, pour minimiser mes émissions de carbone,
- pas d’informatique et le moins d’électronique possible,
- hauteur caisse inférieure à 2,60 m
- largeur caisse inférieure à 2,20 m ou au maximum 2,30 m (oreilles comprises)
- longueur hors-tout inférieure à 4,40 mètres ou au grand maximum 4,50 mètres.
- hauteur du plancher au sol inférieure ou égale à 0,5 mètres (les malles sont lourdes)
- s’il n’est pas bleu, je le peindrai
Budget envisagé 5000 €uros

Si vous avez une bonne piste, merci de me contacter au 04 68 92 89 49,
ou au 06 83 99 03 25.

Si la proposition est en dehors des Pyrénées Orientales, je viendrai vous voir en train.
Avec mes plus profonds remerciements.
Jean Monestier

compteur edf c'est voté

Et bien, ça y est, c'est voté...



Et voila, dernier acte, le tour de passe-passe est joué gagnant dans une indifférence quasiment générale. Les français vont pouvoir payer plus cher leur électricité pour alimenter encore un peu plus les actionnaires !
Et nous? 
Ben nous on s'en rendra pas compte, vu que le prix des compteurs (environ 240 euros) nous sera facturé ni vu ni connu et petit à petit dans la globalité de notre facture d'électricité...
Bonne lecture ! 


http://blogs.mediapart.fr/blog/samswing/070910/nouveaux-compteurs-erdflinky-impact-economique-social


jeudi 9 juin 2011

Dans les journaux britishs et ds les nord-américains...

Mais pas chez nous je crois !
 
 
 
 

Un chant, et le peuple se lève... Estremecedora protesta,contra Berlusca.

Un chant...Cela suffirait-il pour arrêter la machine qui est en marche pour nous broyer tous ?





Parece que suena como un segundo paso dentro del proceso de Hessel: primero “indignaos”, ahora “comprometeos”,… Y por lo que se ve algunos/as lo están llevando a cabo,… incluso desde la música.

  

Silvio Berlusconi  derrotado por Ricardo Mutti:
 
El vídeo  recoge lo ocurrido durante la  representación de "Nabucco", tras 
cantar el Va  pensiero (que simboliza todavía hoy para el pueblo  italiano la rebelión contra la opresión de los Habsburgo  y el inicio de la unidad de la Italia moderna). 
Pues  bien, Muti, el director,  se volvió hacia el  público,  lo arengó a no callar más ante la  vergonzosa situación política del país y dirigió el  bis coreado por todo el teatro. Lo extraordinario es que era una protesta en vivo y en directo  contra 
Berlusconi, que estaba en el palco de  honor.

http://mobile.agoravox.fr/actualites/europe/article/silvio-berlusconi-renverse-par-91522

mercredi 8 juin 2011

RdV à Tarbes 9 juin - procès de Virginie et Pierre

APPEL A SOUTIEN A VIRGINIE ET PIERRE
TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE TARBES
JEUDI 9 JUIN A PARTIR DE 8H30

Il est très important que ce procès soit gagné en 1ère instance, pour Virginie, Pierre et Amaya, bien évidemment, mais aussi pour toutes celles et tous ceux qui, demain, seront trainés devant les tribunaux pour les mêmes motifs.
Pour cela, un important et passionnant travail juridique est en cours pour amener une défense forte et pertinente.
Loin de nous démobiliser, la relaxe de Tom et Léa doit nous motiver encore plus : une nouvelle jurisprudence en première instance est nécessaire pour confirmer cette décision. La résistance a payé et paiera encore !!
Soyons très nombreux devant le tribunal, pour un soutien déterminé et non violent. Amenez famille, amis, voisins et collègues…..  Munissez-vous de pancartes, banderoles, instruments de musique ……
Nous sommes dans notre bon droit !
A jeudi 9 donc
Pour la coordination :      D.
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AGENDA   ALTERNATIF   ARIEGE

Une discrimination par le « mode d'habiter » 

Virginie et Pierre sont depuis 2009 propriétaires d'un terrain agricole d'environ 1 hectare sur la commune de Berbérust-Lias dans les Hautes-Pyrénées (65). Une véritable petite installation agricole a vue le jour autour du dressage de mules pour ravitaillement en montagne avec le soutien de la Région et reconnue par les administrations compétentes. 
Un premier refus discriminatoire : Une première demande de construction est refusée en 2009 pour un abri agricole en bois de 18 m², malgré l'accord de la mairie. Les services de l'État invoquent la « sécurité incendie » alors que de nombreuses autorisations dans les mêmes conditions sont régulièrement données. 
Politique de guichet, abus de pouvoir, harcèlement : Une deuxième demande est déposée pour l'installation de deux yourtes (tentes mongoles) afin de leur permettre de rester sur le lieu d'exploitation le temps de développer l'activité. Devant un deuxième refus, démotivés dans leur démarche pour trouver un cadre légal à leur outil de travail, Virginie et Pierre s'essoufflent et, considérant le caractère démontable de leurs tentes, décident de s'installer avec leur fille de 6 ans. C'est alors que l'administration a commencé le harcèlement. Plutôt que d'expliquer la bonne procédure, (ce type d'installation relevant du droit au camping) elle s'est contentée de dresser un Procès Verbal d'infraction. Bientôt une visite des gendarmes annonce, en dehors de toute procédure légale avalisée par un tribunal, la venue d'une entreprise de démolition si le démontage n'est pas effectif dans les trois mois, assortie de 4 x 1500 euros d'amende !!
La pression fonctionne, la famille prend peur et contacte HALEM, le DAL, le RAAL qui soulignent unanimement l'intimidation abusive exercée. Qu’est-ce qui leur est reproché ? L'administration considère qu'une yourte est une construction inhabituelle dans le paysage montagnard des Pyrénées et serait de nature à porter atteinte à l'environnement architectural. Cette considération subjective va dans le sens de quelques développeurs touristiques souhaitant trier sur le volet les habitants du pays par des filtres sociaux. Au nom du paysage, le taux de résidences secondaires augmente ne donnant accès aux logements disponibles qu'à un public fortuné. 
Nous considérons :
- Que cette installation est innovante et pertinente pour un territoire en déprise.
- Que ces habitats éphémères et mobiles n'ont qu'une très faible empreinte écologique.
- Que l'entretien des parcelles, outre le remembrement rural et la revitalisation des zones de montagne désertées, contribue largement à la sauvegarde du patrimoine pastoral.
- Que la lutte contre les incendies s'organise quotidiennement par le défrichage et l'entretien des parcelles. De plus, 2 cuves de 1000L ont été installées, ainsi que la création de points d'eau (bassins creusés). La législation oblige l'utilisation de moyens exagérés pour ce type d'installations aux dires des pompiers eux mêmes.
-  Que dans des régions où les loyers deviennent rares et prohibitifs, les habitats réversibles ou mobiles permettent l'installation d'une population très diverse. Dans tous les cas, ces habitats laissent le temps aux nouveaux arrivants de s'adapter au lieu, de s’intégrer à la vie locale et de se concentrer sur leur activité économique sans subir un investissement lourd lié à la construction ou l'achat d'un habitat.... 
- Que le vide juridique concernant ce type d'installation permet d'appliquer une politique de guichet, entraînant discriminations et abus de pouvoir.
- Que la politique touristique locale entraîne une pénurie de logement à l'année puisque ceux ci sont destinés à la location à la semaine. Les rares logements louables à l'année sont très chers et souvent énergétiquement précaires. L'accès au foncier est tout simplement prohibitif.
La peur est tenace et Virginie et Pierre ont tendance à croire les propos du bras armé de l'état. Ils décident donc, d'organiser un pique-nique de soutien sur place le 1er mars 2011. La participation massive malgré la neige et les conditions difficiles d'accès redonne confiance. La cause est juste et suivie. Mais le procureur ne l'entend pas de cette oreille et poursuit la famille au tribunal correctionnel de Tarbes le jeudi 9 juin à 8h30.

Nous demandons le maintien sur les lieux des structures installées par Virginie, Pierre et leur petite fille et que ceux-ci puissent continuer leur installation progressive. Nous savons que des solutions existent et s'appliquent lorsque qu'il y a une véritable volonté politique locale. 
Nous demandons l'abandon des poursuites judiciaires envers les personnes ayant opté par choix ou par nécessité pour ces solutions d'habitat et de vie, le temps de clarifier la législation et qu'une véritable politique soit engagée par le gouvernement pour régler la crise du mal-logement. 
Nous demandons l’obligation pour les communes de moins de 3 500 habitants qui, n'étant pas soumises aux 20% de logements sociaux, soient obligées de mettre à disposition des terrains pour des habitats légers. Le développement touristique ne doit en aucun cas se faire au détriment de la population locale.

Contacts :
Local Virginie et Pierre 06 13 97 03 33 
Coordination Dominique 06 10 94 66 82 
Juridique Clément 06 30 94 85 71 

Dal 09 - Halem – Raal – Crac 09 – Emmaüs Lescar-Pau – Attac 09 – Europe Ecologie Val d’Ariège-Pyrénées L’Equi’Table - Ldh 09 – Ldh 65 – Ass Goutte d’eau – Les Alternatifs Midi-Pyrénées - Ende Doman/Eco-Systèmes – Npa 65 – Fakir presse - L'AMAP de la haute vallée de l'Adour -



mardi 7 juin 2011

un vídeo de lo que va passar divendres! (violència policial a Barcelona)

Disculpa lo tenia guardado en el buzon.
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un vídeo de lo que va passar divendres!
per a flipar com apallissen a l'últim noi, per després retirar-se

http://www.youtube.com/watch?v=UIStkvzWGVc&feature=youtu.be


ràbia i impotència

dimanche 5 juin 2011

Mouvement des indignés à Perpignan

Depuis maintenant 2 semaines  en écho à ce qui se passe en Espagne et dans plusieurs villes du monde,une assemblée démocratique populaire des indignés
a lieu tous les soirs à 19h place de la victoire ( place du Castillet ) à Perpignan. Notre revendication est la démocratie réelle et c'est ce que nous essayons de vivre ensemble.
Il n'y a pas de leader, pas de parti politique, pas de syndicat. Chacun vient à titre personnel.
Des A G ont lieu le mardi , le jeudi  et le samedi. Les autres jours , des débats sont organisés dans plusieurs commissions: communication, actions , animations ,
 revendications. Il y a aussi des temps de libre expression.
Venez vous joindre à nous si vous avez envie de faire entendre votre voix!!!!!

vendredi 3 juin 2011

Au Barheïn, les coups des flics font vraiment plus mal ! Choisissez votre camp !


Chers amis,

Ce vendredi, le régime répressif à Bahreïn pourrait gagner les droits d'organisation du prestigieux Grand Prix de Formule 1. Mais beaucoup de pilotes sont mal à l'aise à l'idée de participer à une course dans un pays où des infirmières, des étudiants et des manifestants innocents ont été torturés. Appelons Red Bull -- leader du championnat -- et ses rivaux à boycotter Bahreïn jusqu'à ce que la violence cesse!

La boisson Red Bull s'est construit une réputation liée au sport et à la fête -- mais ce vendredi, elle et les autres équipes à la tête du championnat de Formule 1 pourraient devenir célèbres pour avoir appuyé un gouvernement qui torture et assassine. Après un premier report, l'association Formula One a en effet 24 heures pour décider d'organiser ou non un Grand Prix à Bahreïn, site de l'une des répressions les plus brutales au Moyen-Orient.

Si Red Bull refuse de concourir à Bahreïn, d'autres équipes vont aussitôr se retirer -- et la course de Formule 1 pourrait être annulée, ce qui provoquerait des remous au sein du violent régime bahreïni et enverrait un message clair indiquant que le monde ne ferme pas les yeux face à la brutalité étatique. Les boycotts sportifs ont exercé une forte pression sur d'autres régimes comme celui de l'apartheid en Afrique du Sud -- nous pouvons encore y parvenir.

Red Bull n'agira que si nous sommes suffisamment nombreux à exprimer clairement que sa marque, et toute sa réputation, sont en jeu. Faisons résonner un appel que les hommes de main du gouvernement bahreïni ne pourront faire taire, et appelons Red Bull à déclarer que son équipe ne participera pas à la course cette année. Si 300000 d'entre nous signent la pétition, Avaaz lancera une campagne de publicités coup de poing pour porter nos voix jusqu'aux dirigeants de Red Bull. Il ne nous reste qu'un seul jour -- signez dès maintenant et diffusez ce message:

http://www.avaaz.org/fr/no_f1_in_brutal_bahrain_fr/?vl

Le gouvernement bahreïni a expulsé les médias internationaux -- et même torturé une journaliste travaillant pour une chaîne de télévision française. A la faveur de ce black-out, le régime affirme que le calme revient et que tout est rentré dans l'ordre. C'est un mensonge flagrant. Tôt le matin la semaine dernière, des bombes à gaz lacrymogène ont transpercé la fenêtre d'un important militant des droits humains. Il a pu sauvé de justesse son frère, sa femme et sa fille sur le point d'être asphyxiés. Il appelle aujourd'hui Avaaz "à faire tout ce que vous pouvez pour empêcher le gouvernement de s'en prendre à moi et à ma famille".

Bahreïn a même brutalisé les travailleurs employés sur son circuit de F1 et mis à sac leurs logements. L'un d'entre eux, sérieusement blessé, a déclaré qu'un policier "a mis ma tête entre ses jambes, m'a jeté au sol -- et les coups ont vraiment commencé". De nombreuses personnes sont toujours portées disparues -- comme par exemple un étudiant blessé lors d'une attaque contre l'université de Bahreïn. Des médecins, des journalistes et d'autres ont rapporté des témoignages atroces de torture et d'abus alors qu'ils étaient aux mains de la police.

Plus tôt dans l'année, avant que d'autres soulèvements n'effacent Bahreïn de la une des journaux, le grand prix de Bahreïn avait été reporté. Mais aujourd'hui le directeur de Formula One veut donner son feu vert. Il affirme que la politique ne le regarde pas, mais il sait qu'une course à Bahreïn face aux caméras du monde entier jouera en la faveur d'un gouvernement aux mains couvertes de sang. Mobilisons-nous pour les infirmières, les médecins, les étudiants et les autres bahreïnis réprimés et blessés. Demandons à Red Bull de dire non à la F1 à Bahreïn, régime brutal. Si Red Bull accepte, d'autres équipes suivront. Signez la pétition et faites passer le message à tous:

http://www.avaaz.org/fr/no_f1_in_brutal_bahrain_fr/?vl

Les sports que nous pratiquons et que nous regardons à la télévision peuvent nous transporter, mais peuvent aussi être utilisés comme des pions dans le jeu politique. Ensemble, nous pouvons montrer que les gens mobilisés pour les droits humains partout dans le monde, peuvent l'emporter face à l'argent et la brutalité.

Avec espoir et détermination,

Alex, Sam, Ricken, Mia, Pascal et toute l'équipe d'Avaaz

SOURCES:

Bahreïn: des femmes médecins racontent tortures et humiliations, Le Point/AFP:
http://avaaz.org/lepoint_bahrein

Ecclestone espère que Bahreïn sera réinstallé cette saion, ToileF1:
http://www.toilef1.com/article.php3?id_article=17087

Nazeeha Saeed, torturée pour avoir couvert les manifestations pro-démocratiques, RSF:
http://www.tv5.org/TV5Site/info/communiques-de-presse-article.php?NPID=FR241705

GP de Bahreïn: les écuries en désaccord, RTBF:
http://www.rtbf.be/sport/moteurs/f1/detail_gp-de-bahrein-les-ecuries-en-desaccord?id=6202213

Bahreïn : Les organismes responsables de la Formule 1 devraient prendre en considération les problèmes de droits humains, Human Rights Watch:
http://www.hrw.org/fr/news/2011/05/26/bahre-n-les-organismes-responsables-de-la-formule-1-devraient-prendre-en-consid-rati

Vidéos de la répression à Bahreïn, tournées par des citoyens:
http://revolutionreports.avaaz.org/tagged/bahrain

Prêt pour une course à l'automne, Radio Canada:
http://www.radio-canada.ca/sports/sports_motorises/2011/05/31/002-formule1-bahrein-date.shtml

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