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mardi 23 mai 2017

Une nouvelle génération d’OGM divise la communauté scientifique aux États Unis

Une nouvelle génération d’OGM 

divise la communauté scientifique 

aux États Unis


De nouvelles technologies permettent aux industriels de contourner la législation des OGM




Ce n’est pas nouveau, l’Amérique peine à garder la main sur tout ce qui se fait sur son sol concernant les Organismes génétiquement modifiés. La législation, relativement flexible sur la question depuis trois décennies – c’est Ronald Reagan qui autorisa en 1986 les recherches génétiques appliquées dans le domaine industriel – permet aux compagnies d’utiliser près d’une soixantaine d’OGM.

Or, on arrête pas le progrès pour le meilleur ou pour le pire : de nouveaux OGM sont désormais disponibles sur le marché. Le problème est que scientifiques et législateurs ne savent pas encore comment le définir.

Depuis les cinq dernières années, ils gagnent du terrain. Ces nouveaux OGM portent une variété de noms comme le Crispr-CAs9 ou le Talen. Cependant, ces derniers échappent à la définition d’OGM au sens commun. Les technologies qui les portent sont identifiées comme des « nouvelles techniques de production » ou encore des « montages génétiques ».

D’après les scientifiques, le risque sanitaire lié à la modification de l’ADN serait diminué par rapport aux OGM normaux. Cependant, le procédé reste inchangé : il s’agit toujours de manipulation génétique dans un but industriel.

De quoi s’agit-il ?

Ces « nouveaux OGM » se posent en rupture par rapport aux OGM « classiques ».
Pour rappel, les OGM « classiques » se réfèrent aux produits dont un gène a été remplacé par un autre, qui lui confère une propriété particulière. Par exemple, un gène peut être extrait d’une bactérie et introduit dans un plant de maïs pour le rendre plus résistant aux agressions. Certains plants de soja possèdent de tels germes pour les rendre insensibles aux pesticides.

Dans les « nouveaux » OGM, l’ADN se voit directement modifié sans introduction d’un gène étranger.

D’après les scientifiques, un OGM « classique » ne pourra jamais être trouvé dans la nature, contrairement aux « nouveaux » OGM qui pourraient être une forme d’évolution de l’organisme dans son milieu naturel, ou encore le résultat d’une hybridation cultivée sur plusieurs générations.

L’idée est donc d’utiliser la technologie de laboratoire pour intervenir directement sur les propriétés de la plante en modifiant ses gènes ou en créant de nouvelles combinaisons. Par exemple, la compagnie de biotech Calyxt, au Minnesota, a réussi à supprimer le gène d’une pomme de terre qui serait à l’origine de la dégradation du sucre, conférant ainsi au légume une plus longue conservation.

On estime à 5 % la part de ces nouveaux OGM dans les plants de colza au Canada. Actuellement, les compagnies préparent des plans commerciaux officialisant l’utilisation de nouveaux produits d’ici les deux prochaines années. Les cultures de blé, maïs, soja ou lin font partie du champ d’application de ces nouvelles technologies.

Toute la question est maintenant de savoir si ces « nouveaux » OGM doivent être vus comme les anciens. Outre atlantique, les avis des scientifiques sont très partagés sur la question.

Pour une nouvelle régulation

De tous les États-Unis, Marin est le seul comté résistant encore à l’envahisseur OGM. Depuis 2004, leur utilisation est bannie sous l’injonction du décret Measure B. Sans surprise, les responsables sanitaires sont contre les nouveaux OGM.

 » Quand le décret, soumis au vote populaire, est entré en fonction, l’interdiction couvrait déjà cette application « , a indiqué Stacy Carlsen à Epoch Times. Pour cette agricultrice du Comté de Marin,  » la technologie OGM du Crispr-Cas9 sera elle aussi interdite dans les termes du décret. Cela reste une technique de modification génétique « .

Le National Organic Standard Board (NOSB), organisme de conseil fédéral rattaché au département de l’agriculture américain, a émis en novembre un avis proposant l’interdiction de la commercialisation à grande échelle de ces nouvelles techniques sur le sol américain.

 » Il est plus que jamais impératif que la communauté des biologistes trace une ligne sur ce qui relève ou non de la recherche génétique « , recommande l’organisme, ajoutant que tous les acteurs ou parties prenantes de cette communauté doivent  » être très clairs «  sur le  » danger imminent lié à l’intégrité biologique « .

 » Le NOBS se doit d’entreprendre tous les efforts nécessaires pour protéger cette intégrité « , souligne l’organisme fédéral. D’après ses experts, tout organisme dont le patrimoine génétique est altéré par la biotechnologie répond à l’appellation d’OGM.
Cependant, la nouvelle législation fédérale sur les OGM, entérinée l’année dernière, n’inclut pas les nouvelles cultures utilisant ces technologies. Celle-ci se limitait simplement à imposer l’utilisation de QR Codes pour que les consommateurs puissent tracer et mieux être informés sur la provenance de produits à base d’OGM.




Michael Rodeneyer, expert en biotechnologie et membre de l’organisme public National Research Council of the National Academies, parie sur un statu quo des législateurs. Car d’après lui, les lois fédérales encadrant l’utilisation des OGM s’appliquent précisément aux organismes dont les gènes ont été modifiés de façon artificielle.

Les nouvelles technologies échappent à ce cadre.  » Je pense que nous allons avoir une période d’incertitude, un statut quo avec tous les problèmes que cela pose « , remarque-t-il.

Jusqu’ici, les laboratoires de recherches ont été soumis à diverses législations ressemblant plus à un méli-mélo qu’à un cadre réglementaire. Cela existait avant les OGM, et ces législations ne tiennent pas forcément compte de l’étendue et du champ couvert par les programmes de recherches.

Par exemple, le Département de l’agriculture américain ne régule que les modifications génétiques liées aux agents pathogènes, car cette administration est la seule à avoir ce pouvoir.

De la même façon, l’agence de protection de l’environnement américaine se borne à surveiller la sécurité sanitaire des pesticides et n’a autorité que sur les plants génétiquement modifiés pour résister aux insectes.

La Food and Drugs Administration a pour sa part un rôle de consultant concernant la nourriture produite à base d’OGM. Elle offre des services d’évaluations aux compagnies agro-alimentaires qui lui en font la demande.

Ainsi, dans le cas des nouveaux OGM, aucune de ces entités administratives n’a de solution. Le Département de l’agriculture américain a indiqué aux laboratoires qu’il n’avait aucune autorité sur la nature de leur recherche. La FDA ne se focalise que sur le produit final, et non sur le processus. De son point de vue, que le produit alimentaire fini soit issu d’une technologie ou d’une autre n’a pas vraiment d’importance.

Étude de cas : Talen

Talen est le nom d’une de ces nouvelles technologies. Développée par la compagnie de biotech Calyxt, elle consiste à supprimer un gène responsable de graisses saturées dans l’huile de soja. Une fois mise au point, cette technique a été soumise à la FDA par Dan Voytas, investisseur de Talen. En accord avec le directeur de recherche de Calyxt, la procédure suivait son cours normal.

Suite à l’examen de l’huile de soja modifiée par le Talen, la FDA conclut que la composition des protéines et des acides gras saturés semblait similaire à celle des huiles commercialisées sur le marché.

Cela a encouragé Calyxt  à poursuivre ses recherches dans le Midwest des États-Unis, où la compagnie possède actuellement près de 500 hectares de plantation de soja. Et d’après Dan Voytas, le soja sera bientôt proposé aux agriculteurs.

Calyxt n’est pas la première à avoir recours aux nouveaux OGM. Cibu, un groupe basé en Californie, utilise du colza résistant aux herbicides. Leur produit est largement répandu et se retrouve dans de nombreuses huiles de friture aux États-Unis. Le colza de Cibu, présent sur près de 35 000 hectares de cultures, représente ainsi 5 % du marché américain. Et se prépare à entrer au Canada en 2017.

De son côté, la FDA a fait savoir qu’elle ferait obstacle dans le cas de produits faits de viande modifiée, mais qu’elle serait flexible sur les végétaux. L’administration indique sur son site web que l’"altération intentionnelle d’un gène destiné à modifier le patrimoine ADN d’un animal relève de notre régulation sur la médication".

Catégorisation

Pour l’ONG Greenpeace, qu’il s’agisse d’animaux ou de végétaux, ces nouvelles technologies sont des manipulations génétiques.

D’après Franziska Achterberg, directrice du programme alimentaire de la branche européenne de Greenpeace, la Commission européenne ne s’est pas encore prononcée sur le fait que ces nouvelles techniques tombent sous la coupe des restrictions alimentaires de la législation européenne.

La Commission était censée rendre une évaluation juridique l’année dernière, mais s’est ravisée. Ayant fouillé dans les documents que les autorités européennes se doivent de rendre publics, l’ONG a découvert que le sujet de ces nouvelles technologies « concernait principalement les lobbys américains ».

La prudence reste donc de mise du côté d’un certain nombre d’acteurs et d’organismes sanitaires. L’organisation à but non lucratif Project Non-GMO, qui fait autorité outre-Atlantique et est devenu un label alimentaire. Elle considère toute manipulation génétique effectuée sur un organisme comme un OGM. Tout produit ayant recours à ces technologies ne pourra accéder au label. La décision de Project Non-GMO est ainsi un signal fort adressé au consommateur.

 » Il y a une volonté de plus en plus forte de la part des compagnies utilisant la biotechnologie de prendre de la distance par rapport aux OGM classiques, car ils font l’objet d’un rejet de plus en plus fort de la part des consommateurs. Ces  » nouveaux  » OGM leur permettaient d’utiliser la manipulation génétique tout en se proclamant « non OGM » », explique Megan Westgate, directrice exécutive de Project Non-Gmo, contactée par mail.

Article original : GMO 2.0 : A New Kind of Modified Food Escapes Regulation



Source : http://www.epochtimes.fr/nouvelle-generation-dogm-divise-communaute-scientifique-aux-etats-unis-31902.html

lundi 22 mai 2017

Edouard Philippe, un chef de gouvernement pas très "vert"

Edouard Philippe, un chef de gouvernement pas très « vert »


Ancien cadre d’Areva, le premier ministre a voté comme député contre les lois sur la transition énergétique et sur la biodiversité.


LE MONDE | • Mis à jour le






Le chef de l’Etat, qui n’a guère fait campagne sur les thématiques environnementales, s’est choisi un premier ministre, Edouard Philippe, lui-même peu sensible à l’écologie. Le maire du Havre (depuis 2010), diplômé de Sciences Po et de l’ENA, n’a pas vraiment manifesté, dans son parcours professionnel pas davantage que dans ses mandats électifs, d’attrait pour les questions environnementales.


Les ONG écologistes s’alarment de son passé – à leurs yeux de son passif – au sein du groupe Areva, alors fleuron du nucléaire français, dont il a été directeur des affaires publiques de 2007 à 2010. « Cette nomination est extrêmement inquiétante au regard des enjeux actuels, écrit le réseau Sortir du nucléaire. Aucune complaisance ne saurait être tolérée envers l’industrie nucléaire de la part de l’exécutif. Mais cette nomination d’un ancien VRP d’Areva laisse craindre le pire et en dit long sur l’intérêt d’Emmanuel Macron pour la transition énergétique. » 

L’Observatoire du nucléaire, de son côté, affirme que chez Areva M. Philippe a eu pour activité principale de « s’assurer de la collaboration de parlementaires acquis au lobby de l’atome ». Et qu’à ce titre, il n’a pas été étranger, en 2008, à l’« accord signé entre Areva et le pouvoir du Niger concernant l’exploitation de l’uranium, accord immédiatement contesté par le Mouvement des Nigériens pour la justice ». Dans l’entourage du premier ministre, on indique qu’il n’a jamais eu à traiter du dossier nigérien et que ses activités se limitaient à la France, notamment les relations avec les parlementaires des régions d’implantation d’Areva (Cotentin, Bourgogne, vallée du Rhône...).

« Lobbyiste professionnel »

 

A l’Assemblée nationale, le député (UMP puis LR) de Seine-Maritime n’a pas brillé par son engagement pour l’écologie, quand il n’a pas œuvré contre. A l’unisson de sa famille politique, il y a voté en défaveur de la loi du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte, de même que contre la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Sur l’épineux dossier du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il appelait à passer aux actes, dans une interview sur France Info en octobre dernier. Celui qui était alors le porte-parole d’Alain Juppé pour la primaire de la droite et du centre espérait « qu’on pourrait engager les travaux avant mai ou juin 2017 ».

« Je souhaite au premier ministre de réussir, mais je ne saute pas de joie à la nomination d’un homme qui a voté contre la loi sur la transparence de la vie publique, contre les lois en faveur de l’écologie, et qui est un lobbyiste professionnel », réagit la députée PS des Deux-Sèvres Delphine Batho, ancienne ministre de l’écologie, de juin 2012 à juillet 2013, dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Elle « ne garde pas souvenir d’intervention marquante » sur les questions environnementales de M. Philippe durant cette période, pendant laquelle il était pourtant membre de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale.

A cette époque, le maire du Havre avait suscité l’espoir, dans sa ville, de s’engager dans la voie de la transition énergétique. En 2011, un an après son accession à la mairie à la suite de la démission de son prédécesseur, il annonçait qu’Areva, son ancien employeur, allait implanter sur le port deux usines de fabrication de pales et de nacelles d’éoliennes offshore. Le projet s’inscrivait dans le cadre de l’appel d’offres du gouvernement pour développer l’éolien marin le long des côtes, avec notamment l’implantation de 600 turbines au large du Tréport et de Fécamp. Las, en 2016, Areva, confrontée à une crise économique sans précédent, se sépare de son activité dans l’éolien en mer, qu’elle cède à la société Adwen (Siemens-Gamesa). Les usines pourraient dorénavant retrouver des vents favorables alors que les permis de construire ont été déposés par le consortium en avril, dans l’espoir de déboucher sur la création de 750 emplois.

Une des dernières centrales au charbon

 

« Pour le reste, Edouard Philippe a fonctionné pendant sept ans avec un vieux logiciel productiviste tourné vers les énergies sales, juge Alexis Deck, le seul conseiller municipal havrais d’Europe Ecologie-Les Verts. Il m’a dit un jour : “Entre l’emploi et l’environnement, je choisirai toujours l’emploi.” Cela résume bien sa position, qui ne comprend pas que les deux peuvent aller de pair. » Une préférence qu’il l’a notamment conduit à défendre à tout prix la centrale au charbon de la ville, qui emploie 180 salariés, l’une des quatre dernières de France.

Alors que l’Hexagone s’était engagé à sortir de cette énergie fossile des plus nocives, lors de la conférence sur le climat de Paris en novembre 2015, le maire a fait pression auprès de la ministre de l’environnement avec les autres élus locaux, de gauche comme de droite, et les syndicats. Ils ont obtenu de Ségolène Royal qu’elle revienne sur sa décision de fermer le site en 2023 au lieu de 2035. « On a en a pris pour treize ans de charbon supplémentaires, alors que la centrale émet chaque année des milliers de tonnes de polluants atmosphériques », dénonce Alexis Deck.


Economie circulaire et zéro-phyto


Une critique que réfute Marc Migraine, l’adjoint au maire chargé de l’environnement, qui rappelle que « l’industrie a fait des progrès considérables pour limiter les émissions » et que « près de 200 millions d’euros ont été dépensés en 2014 et 2015 pour moderniser la centrale ». Pour lui, Edouard Philippe a compris que « le développement durable était un enjeu pour transformer l’image de la ville ». Au titre de ses réalisations, il cite la réduction des émissions de dioxyde de carbone de 3 % par an, la baisse de la consommation d’eau de 40 % en six ans, l’interdiction des produits phytosanitaires dans les jardins publics depuis 2013 ou encore un projet d’économie circulaire, avec la réutilisation de l’énergie résiduelle de la zone industrielle pour chauffer un quartier de 15 000 habitants.
 
« Son bilan est mitigé, juge malgré tout Annie Leroy, vice-présidente de l’association Ecologie pour Le Havre. Le maire, qui est aussi président de la communauté de communes, a amélioré le tri des déchets en nous dotant d’une centrale de tri performante. Mais il n’a pas développé les mobilités douces. » « Certes, il y a des nouvelles pistes cyclables, mais leurs trajets, leurs agencements, s’adaptent aux routes, et non l’inverse. Il n’est pas prévu de questionner l’usage de la voiture », regrette Stéphane Madelaine, du collectif Le Havre Vélorution. Si Edouard Philippe a inauguré deux lignes de tramway fin 2012, il s’agit d’un projet de son prédécesseur, Antoine Rufenacht, de même que pour la création des emblématiques jardins suspendus.

« Edouard Philippe a finalement eu peu de considération pour l’environnement au Havre. Je suis très inquiet qu’il reproduise cette attitude au niveau national », prévient Alexis Deck. Et Mme Batho de conclure : « La question est de savoir si ce qu’incarne le premier ministre sera contrebalancé par une vraie place accordée à l’écologie dans le dispositif gouvernemental global. »

dimanche 21 mai 2017

Aide aux migrants : amende requise contre quatre retraités

Aide aux migrants : amende requise contre quatre retraités


Les sexagénaires sont poursuivis pour avoir porté secours à des migrants, près de la frontière franco-italienne.


Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

Le tribunal correctionnel de Nice a requis une peine de 800 euros d’amende avec sursis à l’encontre de quatre retraités de l’association Roya citoyenne poursuivis pour avoir porté secours à des migrants, près de la frontière franco-italienne.


René Dahon, 68 ans, Françoise Gogois, 64 ans, Gérard Bonnet, 64 ans et un de ses amis de Saint-Etienne, Daniel Oudin, 66 ans, avaient été dénoncés le 6 janvier par un riverain alors qu’ils transportaient six personnes venues d’Erythrée et du Tchad dont deux adolescents, pour leur éviter d’être contrôlées et les aider à gagner Nice.


 

Délibéré au 23 juin


Le jugement a été mis en délibéré au 23 juin après que leur avocate, Me Maeva Binimelis, a plaidé la relaxe au nom de l’immunité pénale prévue lorsque l’aide aux migrants ne donne lieu à « aucune autre contrepartie qu’un sourire »« L’aide que ces quatre prévenus ont apportée était indispensable, ils ne pouvaient pas ne rien faire, il fallait poursuivre cet objectif de préserver la dignité d’êtres humains quelle que soit leur origine », a-t-elle déclaré, rappelant que le thermomètre affichait moins de zéro en montagne à l’époque, et que les six migrants transportés étaient abrités sous tente chez Cédric Herrou, un agriculteur bio des Alpes-Maritimes.

Le 31 mars, le préfet des Alpes-Maritimes a été condamné pour atteinte grave au droit d’asile par le tribunal administratif de Nice, saisi du cas d’une famille érythréenne empêchée de demander l’asile.

Source : http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/05/16/aide-au-migrants-amende-requise-contre-quatre-retraites_5128613_1653578.html?xtor=RSS-3208


samedi 20 mai 2017

Mardi 23 mai : Nouveau Monde au Lido à Prades

 





Nouveaux horaires :
18h30 et 21h
 

Mardi 23 mai au Lido à 21h
Les Ciné-Rencontres en partenariat
avec l'Alchimie vous proposent 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Synopsis :

 

Pendant quatre ans, le réalisateur a sillonné la France à la recherche d'initiatives locales porteuses d'espoir pour un monde plus solidaire. 
Pour obtenir des réponses aux questions qu'il se pose concernant partage des savoirs et nouvelles technologies, nouveaux modes de production quand les ressources se raréfient, il est allé à la rencontre de spécialistes de l’environnement, de la consommation collaborative, de blogueurs, d'élus, de médias activistes ou de simples citoyens. 
Yann Richet tente également de savoir quelles sont les nouvelles logiques économiques et sociales et comment les mettre au service de la communauté...
 
Pour voir la bande annonce cliquer sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=AR4bgTj1mSY&feature=youtu.be


Nouveau Monde explore les pistes du nouveau monde qui est en train de naître sous nos yeux. Caméra sur l’épaule, sillonnant la France, le réalisateur Yann Richet part à la rencontre de ceux et celles qui construisent ici et maintenant des alternatives positives, réalistes, pérennes et porteuses d’avenir. Point clé de l'économie participative, le spectateur devient enfin acteur du changement.

À la manière d’un troubadour, Yann Richet raconte une autre histoire : celle de la mutation inévitable de notre société, avec comme toile de fond l'évolution des technologies et d'Internet.
Loin de s’abandonner aux discours catastrophistes qui envahissent les imaginaires, Nouveau Monde ouvre des perspectives réjouissantes. 

vendredi 19 mai 2017

20 mai - Théâtre à Fillols ce samedi soir : Les Amoureux de Shakespeare



Le Foyer Laïque de Fillols a le plaisir d’inviter la Compagnie

Les Mauvais élèves

LE SAMEDI 20 MAI
 à 20h30

salle des fêtes


pour la représentation du spectacle

LES AMOUREUX DE SHAKESPEARE

une création musicale et burlesque s'inspirant du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare.
De cette comédie sont extraites les scènes amoureuses entre Hermia, Lysandre,
Héléna et Démétrius. Cette adaptation, centrée sur les aventures des quatre adolescents perdus dans les bois, met l’accent sur l’humour, la poésie et la modernité de la pièce de William Shakespeare. Les comédiens chantent les Beatles, les Kinks, les Troggs, le tout dans une atmosphère très « sixties ». Amoureux du théâtre élisabéthain, les Mauvais élèves présentent une œuvre fantaisiste et exigeante pleine de rire, d'émotion et de folie !

Durée du spectacle : 1h20 - Entrée libre et gratuite


La compagnie Les Mauvais Élèves est composée de quatre comédiens : Valérian Béhar-Bonnet, Elisa Benizio, Bérénice Coudy, Antoine Richard. En 2013, sous l'inventive direction de Shirley et Dino, ils créent leur premier spectacle Les Amoureux de Marivaux. Trois ans après, et suite à un véritable succès, Les Mauvais Élèves et Shirley et Dino se retrouvent, en 2016, afin de réitérer l'expérience. C'est la naissance des Amoureux de Shakespeare.

jeudi 18 mai 2017

L’appétissante tarte aux cerises... du supermarché

 

L’appétissante tarte aux cerises...
du supermarché

 

Vous avez certainement déjà vu passer un texte du même genre depuis plusieurs années. Mais vu ce que je continue à constater plus que jamais sur les étals, en particulier à l’occasion des fêtes, et vu la grande capacité à oublier - à la façon Shadocks - de beaucoup de monde, je n’hésite pas à resservir ce morceau de bravoure réactualisé. 

VOYONS D’ABORD LA PÂTE : 

 

La farine provient de grains de blé qui préalablement ont été enrobés d’un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a copieusement reçu des pesticides, des hormones de synthèse, et bien sûr des engrais chimiques. Après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone, puis arrosés au lopyriphosméthyl. Ensuite la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique. Pour faire lever la pâte, la poudre levante est traitée au silicate de calcium, et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium. La pâte reçoit aussi de l’hydroxytoluène de butyl - un antioxydant (pour éviter le rancissement)… BEURK !

CONCERNANT LA CREME PATISSIERE :

 

Les œufs (qualité FR 3) proviennent d’un élevage industriel concentrationnaire où les poules confinées dans des cages métalliques sont nourries avec des granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des émulsifiants (alginate de calcium), des conservateurs (acide formique), des colorants (capsa théine) des agents liants (ignosulfate) et enfin des appétants (glutamate de sodium) pour qu’elles puissent avaler toutes ces saloperies. Elles reçoivent aussi des antibiotiques, et surtout des anticoccidiens. Les œufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour éliminer le sucre du blanc… BEURK !

Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation pleine de produits chimiques tels que : flavophospholipol (F712), ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321), alginate de propylène-glycol (F405), acide tartrique (E334), acide propionique (F280), azotés chimiques (F801), des colorants, et enfin des appétants comme le glutamate de sodium… BEURK ! 

Les huiles, ont été  extraites par des solvants comme l’acétone,  puis raffinées par action de l’acide sulfurique suivi d’un lavage à chaud, puis neutralisées à la lessive de soude, ensuite décolorées au dioxyde de chlore ou au bichromate de potassium et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles sont recolorées à la curcumine. 

La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alginique (E400)…
BEURK !

VOYONS MAINTENANT LES CERISES : 


Elles ont reçu entre 15 et 40 traitements de pesticides selon les années. Elles sont décolorées à l’anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine. Elles sont ensuite plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium,  et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). 

Enfin, elles sont enduites de sucre raffiné qui provient de betteraves ayant reçu leur dose d’engrais et de pesticides.  Ce sucre est extrait par traitement à la chaux et à l’anhydride sulfureux, décoloré au sulfoxylate de sodium,  puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique. Enfin il est azuré au bleu anthraquinonique. 

Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels issus de la chimie du pétrole. Le parfum artificiel de cerise se compose du cocktail de molécules synthétiques suivant : acétate d’éthyle– acéthyl méthylcarbinol – butyrate d’isoamyle – caproate d’éthyle – caprylate d’isoamyle – caprate d’éthyle – butyrate de terpényle – géraniol – butyrate de geranyl – acétylacetate d’éthyle – heptanoate d’éthyle – aldéhyde benzoïque – aldéhyde p-toluique (le dernier ferme la porte !)…
BEURK, BEURK, BEURK !!!

CONCLUSION : 

 

Si vous ne voulez pas attraper – selon l’expression de Dieudonné – des maladies du Moyen-Âge ou la « chiasse alsacienne » – ne cédez pas à la tentation de la facilité, et faites plutôt vos tartes vous-même avec des produits « honnêtes » ; ça n’est pas si compliqué, il y a des tas de bonnes recettes de grands-mères sur Internet, qui mettent la joie dans la maison, et où la gourmandise n’est plus un suicide au détail ! 


Source des données techniques : Claude Bourguignon


Cet ingénieur agronome spécialiste de la microbiologie des sols, issu de l’INRA - qu’il quitta pour cause de désaccord - dénonça officiellement pour la première fois que les sols cultivés à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides ne recelaient plus aucune vie bactériologique, ni animale (vers de terre – larves – insectes…).
Paru dans le journal Contr'Infos n° 44